Remise symbolique d’enveloppe par le ministre Yaya Gologo à un jeune participant
Initié par le Réseau national des associations et ONG de jeunesse du Mali (RENAJEM), ce camp a réuni, durant dix jours, 55 jeunes filles et garçons âgés de 15 à 20 ans autour du thème : «Éducation aux valeurs, socle de la citoyenneté active pour la refondation du Mali».
La cérémonie de clôture a enregistré la présence des autorités administratives et coutumières du Cercle de Kati, ainsi que des représentants des associations partenaires. Durant les dix jours de camp, les jeunes participants ont pris part à plusieurs activités de formation et d’échanges portant notamment sur la citoyenneté, le patriotisme, les conséquences de la drogue, la gouvernance locale, l’utilisation intelligente de l’Intelligence artificielle, la confiance en soi et l’éducation environnementale.
Le programme comportait également des séances consacrées à l’histoire de la Commune de Kati, à la vie et à l’engagement du Général d’armée Feu Sadio Camara, ainsi qu’au secourisme. Les campeurs ont aussi effectué des visites d’immersion au sein de certaines institutions de la République.
Selon la présidente de la Commission d’organisation, Sadio Diarra, plusieurs activités ont été réalisées au cours de cette première édition, notamment des échanges sur les conséquences de la corruption sur le développement du pays. Elle a indiqué que l’organisation prévoyait initialement d’accueillir 50 jeunes, mais que 55 campeurs ont finalement pris part à l’initiative, dont 35 filles et 20 garçons. Au total, 23 activités prévues dans le programme ont été effectivement réalisées.
«Ces chiffres sont bien plus qu’une simple statistique. Ils traduisent l’intérêt de la jeunesse pour les questions de citoyenneté et sa volonté d’apprendre, de comprendre et de prendre progressivement toute sa place dans la construction du Mali nouveau», a déclaré Sadio Diarra. La présidente de la Commission d’organisation a précisé que l’inscription au camp était gratuite pour l’ensemble des participants. Le financement de l’activité a été assuré par la marraine, Nana Sanou, et le parrain, Alioune Guèye, avec une contribution de la Direction exécutive du RENAJEM.
Dans son intervention, le ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, Yaya Gologo, a rappelé l’hommage rendu, lors de l’ouverture du camp, à la mémoire du Général d’armée Feu Sadio Camara. Il a évoqué l’engagement et le rôle de l’illustre disparu dans la refondation de l’outil de défense nationale, ainsi que la place qu’il occupe désormais dans l’histoire contemporaine du Mali. «Donner son nom à un camp consacré à la jeunesse, à la citoyenneté et aux valeurs n’est donc pas un simple geste symbolique. C’est aussi une manière de transmettre à la jeune génération le sens du devoir, de l’engagement et du service de la nation», a expliqué le ministre Yaya Gologo.
Le ministre chargé de la Refondation a insisté sur l’importance du Programme national d’éducation aux valeurs (PNEV), qu’il a présenté comme une initiative impulsée par le Président de la Transition et en cohérence avec les objectifs du camp. Pour le ministre de la Refondation de l’État, la refondation d’un pays ne repose pas uniquement sur les textes, les institutions ou les infrastructures. Elle repose également sur les femmes et les hommes qui font vivre ces institutions et cette société.
S’adressant directement aux jeunes participants, le ministre les a invités à mettre en pratique les enseignements reçus au cours du camp. «Ce camp prend fin aujourd’hui, mais ce que vous y avez appris ne doit pas prendre fin avec lui. Vous allez retourner dans vos familles, vos écoles, vos quartiers et vos communautés. C’est là que commencera véritablement votre mission», a-t-il déclaré. Il les a exhortés à devenir des ambassadeurs de la citoyenneté et à adopter des comportements responsables.
Pour sa part, la marraine de cette première édition, Nana Sanou, a expliqué que les différents panels organisés durant le camp visaient notamment à renforcer la confiance des participants en eux-mêmes et à les sensibiliser sur la citoyenneté, le civisme, la corruption et les stupéfiants. Selon Nana Sanou, le changement passe nécessairement par la jeunesse. «Le changement ne se fait que par les jeunes. Et si nous y croyons, nous allons le réaliser», a-t-elle fait savoir.
La cérémonie de clôture a été marquée par la remise symbolique d’attestations aux participants, aux associations partenaires ainsi qu’aux autorités administratives et coutumières. Les campeurs ont également présenté une séance pratique consacrée au secourisme.
Ibrahim THIAM
Rédaction Lessor
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