Pour l’exercice 2025, le Fonds prévoit de recruter une expertise pour accompagner les femmes, les enfants et les entreprises qui sont dans le besoin
La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par le secrétaire général du département en charge de la Promotion de la Femme, Madiou Sangho. On notait la présence de la directrice du Fafe, Mme Kanté Fatoumata Diancoumba. Selon le secrétaire général du département en charge de la Promotion de la Femme, depuis la création du Fonds, de nombreuses actions ont été entreprises et les résultats obtenus sont encourageants. Grâce à leur travail acharné, des milliers de femmes ont pu accéder à des appuis et des financements pour lancer ou développer leurs projets, contribuant ainsi à l’essor économique du pays.
L’initiative de l’élaboration et la dissémination de la stratégie sectorielle pour la réinsertion socio-économique des personnes survivantes de violences basées sur le genre (VBG) dans les Cercles de Kayes, Diéma, Koulikoro, Kangaba, Sikasso, Koutiala, Ségou, San et dans le District de Bamako suscitent un espoir réel, a expliqué Madiou Sangho. Et d’ajouter que d’autres initiatives doivent se poursuivre comme la réalisation des recommandations du forum sur les mécanismes innovants d’accès au financement des entreprises des femmes. Il a également rappelé l’importance de partenariats solides tissés avec l’Onu-Femmes, Qatar Charity et l’Union européenne (UE) qui ont permis de renforcer l’impact des actions sur le terrain.
Ces collaborations sont un gage de réussite, a-t-il déclaré. Et d’admettre que des défis restent à relever. «Le chemin vers l’autonomisation complète de la femme est encore long. Il faut intensifier les efforts pour lutter contre les inégalités persistantes, notamment en matière d’accès aux financements, à l’emploi et aux ressources financières», a affirmé le secrétaire général du ministère en charge de la Promotion de la Femme. Pour lui, les stratégies doivent également prendre en compte les réalités des zones rurales où les femmes qui sont souvent laissées pour compte. Le Fafe est un moteur de changement, on doit prendre la responsabilité de faire en sorte que ce moteur tourne en pleine puissance, a-t-il dit.
Quant à Ibrahima Coulibaly du Fafe, il dira que de sa création en 2015 à 2023, sa structure a pu mobiliser environ 427,844 millions de Fcfa pour apporter des soutiens financiers à 71 Petites et moyennes entreprises (PME) sur 156 dossiers reçus. 4.766 groupements ont bénéficié de matériels et 370 associations de protection ont été subventionnées sur 9.000 qui en ont fait la demande. Le Fonds a créé 2.651 emplois.
Selon lui, pour l’exercice 2025, le Fafe prévoit de recruter une expertise pour accompagner les femmes qui ont bénéficié de formation et d’élargir le partenariat avec d’autres comme le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef). Mais aussi de donner aux enfants qui sont dans le besoin, les appuis nécessaires.
Aissata Elmoctar TRAORÉ
Rédaction Lessor
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