Remise symbolique d’un don par le ministre commissaire à la sécurité alimentaire, Redouwane Ag Mohamed Ali
C’était en présence de sa collègue de la Santé
et du Développement social, le colonel Assa Badiallo Touré, du ministre
commissaire à la Sécurité alimentaire, Redouwane Ag Mohamed Ali. Le directeur
adjoint du centre de Bollé, Aboubacar Z. Camara, a témoigné de sa profonde
gratitude au département en charge de la Promotion de la Femme pour cette initiative,
soulignant son rôle vital dans la préservation des droits des femmes détenues.
Pour sa part, le représentant du ministère de la Justice et des Droits de
l’Homme, Diakouyou Doumbia, et le ministre commissaire à la Sécurité
alimentaire ont apprécié ce geste de solidarité à l’endroit des femmes et des
enfants.
La ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a
souligné l’importance de comprendre les besoins des femmes incarcérées. Elle a
promis de se battre pour la préservation de leurs droits en tant qu’êtres
humains et femmes, tout en reconnaissant
que l’environnement carcéral est particulièrement difficile pour la gent féminine.
La ministre Maïga a rappelé que la prison, tout en punissant, joue également un
rôle essentiel pour un nouveau départ du détenu et la réinsertion sociale. Elle
a dit avec conviction ceci : «Ce
n’est pas seulement un don, mais un moyen de vous dire de ne jamais baisser les
bras.
Un lendemain meilleur est possible à votre sortie». Et d’enchainer :
«cette visite témoigne de l’engagement du gouvernement de la Transition pour la
garantie et la préservation des droits des détenus, en tant qu’êtres humains,
mais particulièrement en tant que femmes». Les hôtes du jour ont aussi visité
le centre carcéral qui propose une multitude d’initiatives visant à favoriser
la réinsertion sociale des détenues. Il existe une crèche pour les mères incarcérées
en vue de leur permettre de s’occuper de leurs enfants, tout en purgeant leur
peine.
Parallèlement, une boulangerie fonctionne au sein du centre, offrant aux
détenues une chance d’acquérir de nouvelles compétences professionnelles. Les
ateliers de fabrication de savon et de couture ont été créés pour permettre aux
femmes d’acquérir des compétences pour faciliter leur réintégration future dans
la société. En outre, il y a des salles d’alphabétisation. Le geste et les
paroles de la ministre Maïga résonnent comme un rappel à la compassion, mais
aussi une invite aux femmes et filles détenues à garder espoir, même dans des
circonstances difficiles, parce que tout le monde s’accorde à reconnaitre que
la dignité et les droits de chacune d’entre elles doivent être préservés.
Rokia TOGOLA
Rédaction Lessor
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