Borda est un projet régional qui propose des solutions d’assainissement intégrées en vue de rendre les villes vivables et inclusives
L’ouverture des travaux a été présidée par le représentant du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Drissa Traoré. On notait la présence du représentant de la Coopération allemande, Issa Sissoko, et du directeur pays de l’ONG Borda, Boubacar Mahamadou Maïga, les préfets de Ségou et de Bougouni et les acteurs de mise en œuvre du projet. Ce projet régional propose des solutions d’assainissement intégrées en vue de rendre les villes vivables et inclusives.
Il est financé par la Coopération allemande à travers le ministère fédéral de la coopération économique et du développement (BMZ) de ce pays. D’un coût total de 5.856.000 euros (environ un peu plus de 3,8 milliards de Fcfa), il intervient dans quatre pays (Zambie, Afrique du Sud, Tanzanie et Mali).
Dans notre pays, il est financé à hauteur de 1.125.365 euros (plus de 731 millions de Fcfa) et intervient en Commune VI du District de Bamako, Ségou et Bougouni avec 35.000 groupes cibles. Son objectif est de donner un accès permanent aux groupes de population défavorisés à des services d’assainissements décentralisés améliorés dans ses zones d’intervention.
Au cours des trois années de mise en œuvre (2022-2024), le projet a construit une station de traitement de boues de vidange à Bougouni, élaboré un manuel du vidangeur, édifié 24 lavoirs puisards et doté en poubelle à Sokorodji en commune VI. Mais aussi il a mis en place un système de traitement décentralisé des eaux usées (DEWATS) au Centre de santé communautaire (Cscom) de Kalanbancoro.
À ces réalisations, s’ajoutent la dotation de la mairie de Segou de deux tricycles, la réhabilitation de quelques toilettes dans des écoles publiques de la cité des Balanzans, l’adduction d’eau sommaire à Bougouni dans le village de Tieblebougou. Le projet a aussi formé et renforcé les capacités des bénéficiaires et acteurs dans divers domaines et fourni un appui financier aux partenaires.
Selon le représentant du ministère en charge de l’Environnement, la gestion des eaux usées et excréta restent l’un des plus grands défis de notre politique nationale d’assainissement. L’ONG Borda, dans ce contexte, a joué un rôle crucial en appuyant trois communes dans la mise en place de solutions d’assainissement efficaces et durables. Il a aussi permis de renforcer les services d’assainissement des zones d’intervention du projet et contribué à améliorer les conditions de vie des populations bénéficiaires, a déclaré Drissa Traoré.
Et au représentant de la Coopération allemande, Issa Sissoko, de renchérir : «Ce programme régional a permis d’apporter des solutions concrètes aux défis de l’assainissement, en particulier dans les zones urbaines en forte croissance». Il a affirmé que les fruits de ce projet sont visible dans les villes de Bougouni et Ségou et dans la Commune VI du District de Bamako.
«Grace à ce financement du BMZ, l’ONG Borda a mis en œuvre des actions déterminantes pour améliorer l’assainissement de base en accompagnant les communes dans la gestion des déchets solides et liquides, en renforçant les infrastructures et en soutenant les acteurs locaux dans leurs efforts d’assainissement», a-t-il déclaré.Le directeur pays de l’ONG Borda a salué l’engagement et la détermination de tous les acteurs impliqués dans ce projet et qui ont permis l’atteinte de ces résultats. Boubacar Mahamadou Maïga a invité les acteurs à continuer les efforts pour améliorer la mise en œuvre des futurs projets similaires et renforcer l’impact des actions à long terme.
Selon lui, les défis en matière d’assainissement restent immenses et la transition vers des villes vivables nécessite des efforts soutenus. Pour cela, il a exhorté les acteurs à identifier les bonnes pratiques à pérenniser, les obstacles à surmonter et les nouvelles perspectives à explorer pour la prochaine phase du projet qui débute en janvier 2025 pour une durée de 2 ans.
Anne Marie KEITA
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