La société civile s’est fortement mobilisée pour l’événement
L’objectif de cette rencontre était de permettre une meilleure compréhension du nouveau texte et de favoriser son appropriation par les représentants des communautés. Pour toucher le plus grand nombre, l’ordonnance a été lue puis traduite dans les principales langues du milieu.
Pendant près de trois heures, les participants ont été édifiés sur les conditions d’accès aux fonctions de chef de village, de fraction ou de conseiller, ainsi que sur leurs missions, leurs droits et leurs responsabilités. Les échanges ont également porté sur les procédures de nomination, de suspension, de destitution et de remplacement des conseillers.
Parmi les principales innovations du texte, figure l’incompatibilité entre la fonction de chef de village, de fraction ou de quartier et certaines responsabilités publiques ou politiques. Désormais, les titulaires de ces fonctions ne pourront plus être responsables d’un parti politique, exercer les fonctions de maire ou intégrer le bureau communal. Ils ne pourront également pas appartenir aux forces de défense et de sécurité ni occuper certaines fonctions de représentation de l’État, notamment celles de sous-préfet ou de préfet. La seule exception mentionnée concerne la fonction de sénateur.
Ces nouvelles dispositions ont suscité plusieurs interrogations de la part des participants, qui ont profité de l’occasion pour demander des éclaircissements aux représentants de l’État et aux maires présents. Les réponses apportées ont permis de lever plusieurs incompréhensions et de rassurer les acteurs locaux sur la portée du texte.
À l’issue de la rencontre, les autorités ont invité les chefs de village et de fraction à jouer pleinement leur rôle de relais auprès des populations. Des copies de l’ordonnance leur ont été remises, afin qu’ils puissent assurer la restitution dans leurs différentes localités.
Désormais mieux informés, les représentants des communautés sont appelés à faire vivre cette réforme au plus près des populations, là où se construit chaque jour le lien entre l’État et les citoyens.
Sekou A MAïGA / AMAP - Niafunke
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