Raison pour laquelle, les commissions de
cette organisation sous-régionale et de l’Union économique et monétaire
ouest-africaine (Uemoa) accomplissent
des efforts importants pour relever les défis liés à cette libre circulation.
Mais la situation reste fortement entravée par des pratiques anormales des
barrières physiques, des prélèvements illicites, des rackets et des retards
dans le transport des marchandises, selon la vice-présidente de la Chambre de
commerce et d’industrie du Mali (Ccim), Dr Cissé Djita Dem.
C’est
au regard de ces contraintes que la Chambre consulaire a jugé utile
d’organiser, hier dans ses locaux, une journée d’échanges sur les mesures non
tarifaires. Objectif : informer et sensibiliser les interprofessions et
autres exportateurs de biens et services sur lesdites mesures.
Lors
de cette rencontre, les participants ont suivi une projection édifiante sur le
Mécanisme d’alerte aux obstacles du commerce (Maoc). Il s’agit, selon le
directeur appui des entreprises de la Cicim, Hamadoun Traoré, d’une plateforme
numérique qui permet aux opérateurs économiques (importateurs et exportateurs)
de rapporter les obstacles surtout au niveau des cordons douaniers et des
frontières.
Une fois l’obstacle rapporté, les points
focaux au niveau des services techniques compétents vérifient s’il fait
effectivement partie des mesures tarifaires. Dans le cas contraire, ils font
recours aux services en charge de cet obstacle notamment ceux des impôts, le
ministère des Transports et des Infrastructures, la police ou la douane pour régler
le problème. Pour
le président de l’interprofession filière riz, il est important de savoir de
quoi il s’agit quand on parle de mesures tarifaires. «Nous sommes dans un
espace économique, il y a des liens et des accords à respecter», a dit Faliry
Boly, avant de saluer l’initiative.
Notons que les mesures non tarifaires sont des mesures de politique générale autres que les droits de douane ordinaires, qui peuvent avoir une incidence économique sur le commerce international des marchandises, en modifiant les qualités échangées ou les prix, ou bien les deux.
Fadi CISSE
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