membres de l’organe législatif de la Transition ont participé à cet exercice d’échanges avec les acteurs du secteur privé sur les grandes lignes et les innovations de la Loi de finances.
Sidi Dagnoko (g), 3è vice-président du CNPM et Nouhoum Sarr, 2è secrétaire parlementaire du CNT
«Comment le déficit de 682
milliards de Fcfa va être financé ? Quel rôle joue le CNT ? Nous souhaitons
déterminer comment les ressources sont collectées et reparties, connaître les
sources prioritaires» a, d’entrée de jeu, interrogé le 3è vice-président du
CNPM. Sidi Dagnoko a souhaité en savoir plus sur la perception de l’organe
législatif concernant la contribution du secteur privé dans le processus
d’élaboration de la loi des finances qui est un exercice complexe.
Selon lui, il est aussi utile
pour les acteurs du secteur de mieux comprendre comment mettre en place un processus
plus inclusif et transparent, parce que l’économie détermine la politique.
«Nous pensons qu’il y a lieu de travailler pour créer dans notre pays plus de
justice sociale et d’aborder toutes les transitions politiques, économiques,
environnementales. Nous pensons que tout développement passe par la capacité
d’un pays à créer les conditions de son attractivité pour que les
investissements viennent de tous les côtés pour faire sortir le pays du
contexte actuel», a soutenu Sidi Dagnoko.
Le président de la Commission
finances du CNT a estimé que ce petit-déjeuner professionnel permettra
d’échanger sur la Loi de finances 2024, ses enjeux majeurs et les perspectives.
Mamadou Touré a espéré que ce petit-déjeuner marquera l’amorce d’une fructueuse
collaboration entre le CNPM et la Commission des finances du CNT pour un
développement harmonieux du climat des affaires au Mali. Il a réitéré la
disponibilité de sa commission à accompagner le secteur privé malien dans
toutes ses initiatives visant sa promotion et son épanouissement dans l’intérêt
de la nation.
Pour sa part, le 2è secrétaire
parlementaire du CNT a précisé que l’activité économique dans notre pays reste
tributaire et qu’il convient d’appréhender, dans une dynamique globale encadrée
et transparente, de grands engagements fondés sur les principes universels.
«S’il est évident que le secteur privé malien dispose de moins en moins de
capacités en raison de la conjoncture économique générale, il reste tout de
même le moteur de l’économie nationale qu’il convient de renforcer», a fait
savoir Nouhoum Sarr. Il a rendu hommage aux capitaines de l’économie pour leur
engagement aux côtés des pouvoirs politiques malgré les circonstances et les
pertes occasionnées notamment par la crise énergétique.
Nouhoum Sarr a, par ailleurs, souligné que durant plusieurs décennies, l’économie a souffert du dogme de la lutte contre l’inflation dont la croissance a été ignorée. «C’est ce qu’il faut corriger. Et pour le faire, il est essentiel d’être à l’écoute du secteur privé, de l’accompagner, de le soutenir car c’est lui le principal acteur économique auquel rien ne peut se substituer. Échapons aux idées anciennes pour tracer la voie de la nouvelle donne économique malienne», a exhorté le 2è secrétaire parlementaire du CNT.
Fatoumata Mory SIDIBE
Elles vont offrir notamment une grille salariale attractive, mettre fin à la notation subjective des fonctionnaires et à la prise successive des positions de détachement et de disponibilité. Mais surtout diminuer les bras de fer juridiques opposant l’administration publique et ses agents.
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