Après avoir publié son 1er livre intitulé «Une vie pour le Mali» en octobre 2022, l’ancien Premier ministre, Ahmed Mohamed Ag Hamani, vient de produire son second ouvrage.
Intitulé : «Bâtir un nouveau Mali», l’œuvre a été dédicacée et présentée au public, samedi dernier dans un hôtel de Bamako à la faveur d’une cérémonie organisée à cet effet.
Parmi les invités présents, figuraient le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, sa collègue de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck, des anciens Premiers ministres, des anciens ministres, des personnalités politiques, des diplomates et des membres de la famille de l’auteur.
La parution de ce 2è livre intervient après une évaluation «lucide et murie» de l’histoire de notre pays marquée par des acquis et de la récurrence des rebellions, des troubles sociopolitiques, sécuritaires qui ont secoué tous les régimes. Par la publication de ce livre, l’ancien Chef du gouvernement veut apporter sa solution à la crise multidimensionnelle de notre pays.
Ce témoin de l’histoire contemporaine du Mali répond à une question importante : au regard de l’inanité des solutions préconisées pour les différentes crises, «n’est-il pas temps de marquer une pause et réfléchir sur l’impact négatif de plus de 10 décennies de modèles de gouvernance inadaptés ? Changer de paradigme et bâtir un nouveau Mali».
L’auteur offre aussi aux générations actuelles et futures une réflexion sur un projet de société et des perspectives pour parvenir à l’horizon 2073 à un Mali indépendant, démocratique, développé, stable et ouvert à l’Afrique et au reste du monde. Il nous fait comprendre d’où nous venons, pourquoi nous en sommes là et ce que nous devrions faire pour réaliser ce Mali auquel nous aspirons profondément.
Pour l’ex-Premier ministre malien, son livre repose sur la confiance en nous-mêmes, en nos capacités et sur la solidarité internationale dans le respect de l’indépendance, de la souveraineté, de l’intégrité territoriale de notre pays. C’est un vibrant plaidoyer en faveur de la paix véritable, de la démocratie authentique et du développement durable.
Structuré en 4 parties, le livre comprend un avant-propos, l'histoire politique et sociale du Mali indépendant, une nouvelle approche de la résolution de la crise multidimensionnelle et un hymne en faveur du Mali possible et souhaitable. «C’est un travail intellectuel légué pour mon pays, le Mali qui a plus que jamais besoin de la contribution de tous ses fils», explique l’ancien Premier ministre. Il invite la jeunesse à s’en approprier. «La jeunesse doit s’assumer et prendre ses responsabilités, car c’est elle qui doit faire le Mali digne de nos ancêtres.
Seule, la jeunesse pourra corriger les erreurs politiques, stratégiques et sécuritaires accumulées. Elle en a les compétences et la volonté inébranlable», insiste l’écrivain, exhortant ainsi les jeunes à assumer «Un devoir de génération» en lieu et place «d’un conflit de générations».
Si les Maliens parvenaient à se consulter, s’écouter, s’unir et réfléchir sur les ambitions de leur pays dans 50 ans, les chances seront grandes, souligne l’auteur.
Il estime que le Mali doit se départir de la gestion sous le coup de l’urgence pour élaborer et soumettre au peuple une vision de son développement sur 30 à 50 ans. «J’ai acheté le livre, car j’ai participé à la conférence où Ahmed Mohamed Ag Hamani a annoncé les premiers jalons de son ouvrage. C’est là où j’ai découvert que le titre de l’œuvre est porteur et aborde des sujets d’actualité de mon pays», confie Dr Alkadi Abdoulaye, un lecteur.
Pour la lectrice, Khany Doumbia, le premier livre de l’auteur a permis d’approfondir ses connaissances sur l’histoire du pays. D’où sa décision d’acheter le second ouvrage de l’écrivain pour davantage se cultiver sur l’histoire de son pays. Le livre est disponible à l’hôtel de l’Amitié au prix de 10.000 Fcfa.
Ahmed Mohamed Ag Hamani est un homme d’État malien, d’origine Touaregue né en 1942 à Bintagoungou (Région de Tombouctou). Après avoir intégré la Fonction publique et été affecté à la Direction nationale de la statistique en 1966, il fut successivement ministre de tutelle des sociétés et entreprises d’État (1978), celui de l’Information et des Télécommunications (1979), puis ministre du Plan (1980), des Sports, des Arts et de la Culture (1984), avant de prendre les rênes du département des Transports et des travaux publics (1986).
Il a été ambassadeur du Mali au Maroc (1992), en Belgique (1999), au Grand-Duché du Luxembourg, en Grande-Bretagne et auprès de l’Union européenne (UE). Il fut Premier ministre sous la présidence d’Amadou Toumani Touré du 9 juin 2002 jusqu’à sa démission le 28 avril 2004.
Ahmed Mohamed Ag Hamani est marié et père de quatre enfants.
Sidi WAGUE
Initialement fixé au lundi 5 puis au jeudi 8 octobre passés, le procès impliquant Adama Sangaré va finalement s’ouvrir le lundi 12 octobre prochain après avoir été renvoyé à 2 reprises..
Dans cette interview, le Directeur général adjoint de l’Agence pour la promotion des exportations du Mali (Apex-Mali) se prononce sur l’ouverture du marché chinois aux produits maliens sans droit de douane. Yacouba Yassa Diarra explique les avantages de cette politique pour les opérateurs é.
La filière de Karité constitue de nos jours, une source de revenus très significative pour les populations féminines en milieu rural. Plusieurs femmes vivent de cette filière à Djitoumou en faisant d’elle, une activité principale qui contribue à leur indépendance économique..
Les collectivités territoriales de la Région de Dioïla bénéficieront de 122 millions de Fcfa au titre du Fonds minier, a annoncé, mardi, le gouverneur de la région, le Général de division Kèba Sangaré. L’annonce a été faite lors d’une rencontre avec les maires des 23 communes de la .
La brigade territoriale de la Gendarmerie de Kéniéba a appréhendé un homme en possession de trois portes en bois, pièces du musée d’archéologie et d’ethnologie du Mali et d’un coffre-fort contenant 75 paquets de 1.000 dollars chacun à blanchir. La saisie de ces objets qui, une fois .
L’Association des régions du Mali (ARM) a organisé, hier dans ses locaux, un atelier d’appropriation des décrets de transfert des compétences et des ressources de l’État aux collectivités territoriales et de gestion axée sur les résultats. La rencontre était présidée par le ministre.