Évoquant la récente décision de rompre
les relations diplomatiques avec un certain État, le Chef de l’État a estimé
que cette mesure avait suscité une réaction révélatrice d’une vision héritée de
l’époque coloniale. « La dernière fois, lorsqu’on a décidé de rompre les
relations diplomatiques, je m’étais dit que dans les deux ou trois semaines qui
suivraient, ils allaient réagir. Mais vous voyez, la condescendance fait que
les gens deviennent bêtes », a-t-il déclaré sous les applaudissements nourris
de l’assistance.
Développant
son analyse, le Président du Faso a affirmé que certains acteurs extérieurs
peinent à admettre qu’un État africain puisse prendre des décisions souveraines
sans leur assentiment. Il a comparé cette posture à des réflexes issus de
l’esclavage et de la domination coloniale, estimant que des représailles
étaient souvent envisagées pour dissuader toute velléité d’émancipation. À ce
propos, il a cité les récentes attaques de Gayéri, Solhan et Sebba, qu’il a
présentées comme des illustrations de cette logique.
Le
Capitaine Traoré a également dénoncé ce qu’il considère comme une stratégie de
guerre informationnelle. Selon lui, certains médias étrangers s’appuient sur
des journalistes africains pour diffuser des discours visant à fragiliser le
Burkina Faso. Il a regretté que des Burkinabè participent à cette dynamique en
relayant des messages contraires aux intérêts nationaux.
Le Chef de
l’État a, en outre, mis en garde contre les menaces internes, affirmant que «
nos ennemis sont avec nous ». Il a exhorté les citoyens se réclamant de la
Révolution à faire preuve de discernement et à ne pas se laisser influencer par
les publications de personnes qu’il qualifie d’«apatrides ». Pour lui, suivre
ces contenus et leur accorder du crédit risque d’alimenter la confusion et
l’inquiétude au sein de la population.
En
conclusion, le Président du Faso a invité les Burkinabè à demeurer unis,
vigilants et concentrés sur les objectifs de la Révolution, estimant que la
cohésion nationale constitue un levier essentiel pour faire face aux défis
sécuritaires et préserver la souveraineté du pays.
Source : Agence d’Information du Burkina
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