L’épave du bateau “Tombouctou” dans les eaux du fleuve Niger
Le 7
septembre 2023 restera à jamais une date sombre dans l’histoire récente du
Mali. Ce jeudi-là, alors que le bateau long-courrier « Tombouctou » de la
Compagnie malienne de navigation fluviale (COMANAV) poursuivait paisiblement sa
traversée sur le fleuve Niger, entre Gao et Mopti, l’horreur s’est invitée sur
les eaux.
À hauteur
de localité de Harimouno Djimdé, dans la commune de Banikane, le navire a été
la cible d’une violente attaque terroriste. En quelques instants, le voyage des
passagers s’est transformé en un cauchemar indescriptible. Les tirs, les flammes,
les cris de détresse et la panique ont remplacé le calme habituel du fleuve.
Trois ans
après, le silence du Niger semble encore porter l’écho de cette tragédie. Dans
la Commune de Banikane, lieu du drame, comme à Rharous, où plusieurs rescapés
avaient trouvé refuge, les souvenirs restent douloureux. « J’ai encore dans les
oreilles le vacarme assourdissant du crépitement des armes et, dans la tête,
les cris de douleur des passagers retenus dans les flammes et de ceux emportés
par le courant des flots », raconte A.T., un rescapé quadragénaire.
Ce
commerçant revenait de Gao, où il était parti chercher des marchandises. Son
témoignage replonge dans l’atmosphère de la terreur vécue par les passagers ce
jour-là. « Nous étions des voyageurs comme les autres, des hommes et des femmes
qui avaient simplement pris le bateau pour rejoindre leurs familles ou leurs
activités. Personne ne pouvait imaginer qu’un tel drame allait se produire »,
confie-t-il. Pour A.D., enseignant à la retraite et fils d’une victime, la blessure
demeure ouverte. Premier correspondant de l’AMAP dans le Cercle de Gourma
Rharous, il porte encore le poids d’un souvenir douloureux : celui d’un
père arraché brutalement à sa famille. « Cette tragédie marquera à jamais ma
vie. Dans ma tête, je continue d’imaginer mon père retenu dans les flammes, se
débattant dans une ultime lutte contre la mort. Mes nuits continuent d’être
hantées par cette image cauchemardesque », témoigne-t-il avec émotion.
Le bilan
de cette attaque demeure lourd : plus d’une centaine de personnes ont
perdu la vie et plusieurs dizaines d’autres ont été blessées. Au-delà des
chiffres, ce sont des familles entières qui ont été frappées par le deuil, des
enfants privés de leurs parents et des communautés meurtries par la violence terroriste.
Face à
cette tragédie, l’État a apporté des réponses aux victimes et à leurs familles.
Dans les jours qui ont suivi l’attaque, chaque survivant avait bénéficié d’une
aide de 250.000 francs CFA ainsi que de la prise en charge de ses frais de
déplacement pour regagner sa destination. Par ailleurs, lors du Conseil des
ministres du 10 janvier 2024, le gouvernement de la Transition a accordé le
statut de pupilles de la Nation à 31 enfants ayant perdu leurs parents,
fonctionnaires de l’État, dans cette attaque, conformément à la loi n°2016-058
du 27 décembre 2016. Mais pour les populations locales, le devoir de mémoire
doit aller au-delà des mesures d’accompagnement. Elles plaident pour l’érection
d’un monument commémoratif sur le site du drame, afin que les générations
futures n’oublient jamais.
Pour le
maire de la Commune de Banikane, Ibrahim Haïdara, cet édifice serait un symbole
fort. « Ce monument permettra de perpétuer le souvenir de cette journée, mais
aussi de rappeler aux générations présentes et futures la cruauté du terrorisme
et le sacrifice du peuple malien dans sa lutte pour un Mali souverain »,
souligne-t-il.
Sur le
fleuve Niger, l’épave du « Tombouctou » demeure encore comme une cicatrice
visible. Le vieux navire, battu par les vents et les courants, semble porter en
silence la mémoire de celles et ceux qui ont disparu ce jour-là. Il rappelle
que derrière chaque victime se cache une histoire, une famille, un rêve
brutalement interrompu. Trois ans après, la douleur n’est pas effacée.
Le drame
reste présent dans les cœurs et dans les consciences. À travers le souvenir des
victimes du bateau «Tombouctou», l’État et la Nation malienne continuent de se
recueillir, de s’incliner devant la mémoire de ceux qui ont perdu la vie et de
rendre hommage à leur sacrifice dans la douloureuse épreuve imposée par le
terrorisme.
Mohamed GAKOU / AMAP - Gourma Rharous
Dans les rues de Bafoulabé et de Mahina, les messages étaient clairs : protéger les enfants aujourd’hui pour préserver l’avenir demain. Une caravane de sensibilisation sur les droits de l’enfant et les dangers de l’immigration irrégulière a mobilisé une centaine de jeunes, d’animate.
Le Gouverneur de la Région de Dioïla, le Général de division Kèba Sangaré, a procédé, lundi matin, au lancement officiel des épreuves du brevet de technicien agropastoral (BTA), session de septembre 2026, au centre d’examen de l’École publique Siguina Ballo 1..
Depuis quelques jours, la profusion de vidéos montrant des colonnes d’hommes armés et de véhicules suréquipés dans la Région de Gao suscite de nombreux débats sur les réseaux sociaux. L’analyse approfondie des séquences révèle un message politique et stratégique clair qui traduit la .
Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) en partenariat avec la Direction nationale du développement sociale, la Fédération malienne des associations de personnes handicapées (Femaph) et la Fédération libre des organisations des personnes en situation de handicap (Feloph) a organis.
L'Union pour la promotion de l'égalité des chances, aide et action (Unpeca) a organisé, samedi dernier au Complexe scolaire Tamba Doumbia, la 2è édition de ses consultations médicales gratuites avec don de médicaments et la collecte de sang au profit des militaires blessés..
Sous le regard attentif des autorités et des agents mobilisés pour la circonstance, de jeunes plants ont trouvé place dans la cour de la Direction générale des Douanes.