Cette complicité en dit long sur les connexions illustrant la grande coalition visant à mettre nos pays en coupes réglées et à prendre en otage l’avenir des populations sahéliennes, voire africaines. Car ce qui frappe le Mali et l’AES vise un objectif bien plus vaste : l’annexion de tout un continent.
La perte cruelle de notre ministre de la Défense, feu le Général d’armée Sadio Camara, a réveillé les consciences aux quatre coins du continent. Elle a convaincu les masses africaines du danger qui les guette sur le chemin de l’indépendance, de la souveraineté et du développement collectif.
La stratégie d’accaparement des ressources et de l’avenir de l’Afrique repose sur une alliance entre lobbies économiques, entités étatiques et groupes médiatiques, maniant de concert l’arme des attaques létales et celle de la désinformation massive. Le Mali reste ce «mauvais élève» qu’il faut constamment punir pour l’exemple. Mais ni les assassinats, ni les agressions, ni les mensonges ne peuvent briser une digue bien plus solide : la conscience.
Chaque Malien, chaque Sahélien de la Confédération AES, a désormais pleine conscience du combat vital pour notre survie et notre souveraineté totale. Le 28 avril dernier, lors de son message à la Nation, le Président de la Transition a su trouver les mots justes face à cette barbarie : «Les épreuves que nous traversons en ces temps difficiles ne sont en réalité que des embûches sur la voie noble qui mène à la prospérité. […] Un sursaut national est aujourd’hui indispensable et nous devons, tous comme un seul homme, nous ériger contre la division et la fracture sociale», a-t-il lancé à ses compatriotes.
Il rejoint en cela la trajectoire de son illustre devancier, le Président Modibo Keïta, qui déclarait lors du discours fondateur du 22 septembre 1960 : «Toutes les Maliennes et tous les Maliens doivent accepter tous les sacrifices pour que notre pays puisse sortir grandi, rayonnant, de l’épreuve qu’il traverse… pour que s’affirme une grande nation africaine».
Les agressions terroristes et impérialistes contre le Mali, l’AES et l’Afrique sont une constante depuis les premières heures des indépendances. Elles mutent, changent de visage, mais leurs objectifs demeurent. Face à cela, les peuples africains doivent faire preuve d’une lucidité, d’une vigilance et d’une responsabilité à toute épreuve. En cela, la Confédération s’est premuni des dispositifs idoines, solidement ancrés sur le plan institutionnel, technique et matériel. La force unifiée se projette à tout instant et en toute synergie et l’a démontré lors de ces dernières attaques. Les partenariats stratégiques, dont celui avec la Fédération de Russie engrangent des résultats probants sur le terrain.
En ces temps de menaces existentielles, il est salutaire de méditer cette pensée de l’écrivain nigérian et prix Nobel Wole Soyinka : «Vous ne pouvez pas vivre une existence normale si vous n’avez pas pris soin d’un problème qui affecte votre vie et celle des autres, des valeurs que vous détenez et qui définissent votre existence même». En tout état de cause, depuis l’odieux assassinat du ministre d’état, le samedi 25 avril 2026, ce sont 23 millions de Sadio Camara qui se dressent désormais devant l’ennemi.
Et le premier ministre, Général de division Abdoulaye Maïga l’a rappelé dans l’oraison funèbre lue lors des funérailles nationales du ministre d’état. La vidéo virale de ce jeune enfant de moins de cinq ans, restant impassible face à la kalachnikov et aux gifles de ses tortionnaires pour affirmer son appartenance au Mali, annonce déjà la relève : une nouvelle armée de guerriers, tous habités par l’esprit de Sadio Camara.
Alassane Souleymane
La ville de Kayes a été ravitaillée par une importante quantité de farine acheminée sous escorte des Forces armées maliennes (FAMa), un ouf de soulagement pour les boulangers et pâtissiers confrontés à une baisse inquiétante des stocks depuis plusieurs jours..
Bani Touré, représentant de la grande famille Touré de Bamako, explique que Bamako était, à l’origine, une bourgade où vivaient à peine 500 âmes. « Bamako est devenue une grande ville, grâce aux bénédictions faites par les sept familles maraboutiques qui sont : Koromakan, Kallé, Haïd.
Communément appelé «Jumah missiri ba», l’édifice religieux peut accueillir jusqu’à 20.000 fidèles. Depuis son inauguration officielle, le 30 juillet 1976, il a connu quatre imams de la famille Kallé. Mais sa proximité avec le Grand marché l’a rendu très vulnérable au fil des année.
Trois forages ont été inaugurés hier à N’tabacoro. Au grand bonheur des habitants de ce quartier où l’eau est une denrée rare. Ces forages ont été officiellement mis en service par le conseiller spécial du Président de la Transition, Aguibou Dembélé, en présence du sous-préfet de B.
Le professionnalisme et l’engagement de notre collègue Makan Sissoko, dans le traitement des questions environnementales viennent d’être récompensés. Le journaliste de L’Essor a remporté le trophée de la première édition du Prix Éco-Champion du Mali 2026 dans la catégorie Presse écr.
«Avant, nous buvions l’eau du fleuve. Aujourd’hui, celui qui en boit finit à l’hôpital. » Dans la salle de conférence de l’Agence du Bassin du fleuve Niger (ABFN), ce témoignage de Kôkê Siminta résonne comme un avertissement. Derrière ces mots se dessine une réalité inquiétante .