Hier, à la Primature, lors de la cérémonie de clôture des rencontres d’échanges entre le gouvernement et les populations, le Premier ministre a su, avec précision et concision, résumer le travail de 28 départements ministériels. Ce bilan est aussi celui d’un exercice démocratique inédit, marqué par un souci de redevabilité.
Le quotidien national L’Essor en a donné le ton dans son édition du 23 juin, relatant la sortie des ministres chargés de l’Emploi et de la Fonction publique, qui se sont prêtés à un modèle de démocratie directe en rencontrant les représentants d’organisations socioprofessionnelles et de grands témoins.
Ces rencontres, auxquelles se sont exercé tous les ministres, tenues pour la plupart au CICB et parfois dans certains départements ou services sectoriels, ont permis à l’exécutif de montrer sa disponibilité et surtout sa capacité d’écoute.
Elles prolongent l’expérience du programme télévisuel Mali kura taasira, qui avait déjà ouvert la voie à une communication directe avec les citoyens. Elles ont offert aux Maliens, mais aussi aux amis du Mali, un panorama des actions concrètes menées pour restaurer l’État et reconquérir la souveraineté nationale.
De 2012 à 2021, le Mali peinait à quadriller une grande partie de son territoire. Grâce à la vision du Président de la Transition, ce n’est plus qu’un souvenir douloureux, malgré les velléités persistantes de quelques groupes terroristes et d’États impérialistes.
Ces échanges ministériels, conclus par le Premier ministre, ont rappelé que le plus grand rempart demeure nos forces armées, qui veillent sur le territoire et les populations au prix d’un investissement colossal du budget national. L’objectif est double : assurer la montée en puissance des FAMa et les hisser au rang d’une armée moderne et républicaine. L’armée, c’est la Nation ; elle est le bouclier de la société malienne.
Cette volonté du Président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, et une aspiration légitime des populations, fut portée par le défunt ministre de la Défense et des Anciens combattants, le Général d’armée Sadio Camara, jusqu’à sa tragique disparition le 25 avril dernier. À juste titre, le Premier ministre a fait observer une minute de silence à sa mémoire et à celle de toutes les victimes de la barbarie terroriste.
C’est au nom du sang versé par ces martyrs que le Président de la Transition, le Gouvernement et les Institutions entendent asseoir la souveraineté du pays. Celle-ci se traduit par de vastes chantiers financés par le budget national : sécurité et défense, santé, éducation, mines, développement rural, numérique, transports et secteurs productifs, pour faire du Mali une vitrine dans la sous-région et sur le continent.
À travers deux plans d’action gouvernementale (PAG) depuis 2021, un pacte de confiance s’est établi entre les autorités de la Transition et les populations, autour des idéaux de souveraineté, de refondation et de résilience.
Parmi les hauts faits du Gouvernement, figure la révolution minière : le Mali jouit désormais pleinement de son sous-sol, qu’il s’agisse de l’or, du lithium ou d’autres ressources à venir. Les 760 milliards de Fcfa recouvrés auprès des sociétés minières au titre des redevances et impôts démontrent que l’aide publique au développement, longtemps brandie comme soupape de sécurité, peut être dépassée par une stratégie économique souveraine et courageuse. Cette manne a permis la création du Fonds minier de développement local, qui a redistribué 18,4 milliards de Fcfa aux communes pour financer des projets structurants.
La construction de 15 hôpitaux de district, d’un hôpital militaire de standing international, de lycées, de logements pour militaires, la rénovation de stades, de routes, la mise à disposition d’intrants agricoles et l’aménagement de terres sont autant de résultats tangibles de ces cinq années.
Le Général de division Abdoulaye Maïga est revenu sur la double crise énergétique : carburant et électricité, étroitement liées puisque la production repose sur l’énergie thermique. Malgré les adversités, l’État saura trouver la parade, a-t-il assuré.
Le Chef du Gouvernement a résumé la vision de l’action publique en six verbes si significatifs : protéger, produire, éduquer, soigner, employer et inspirer confiance.
Le Président de la Transition, conscient que ces résultats appartiennent déjà au passé, prépare la prochaine étape : l’accélération du développement économique et social. Elle s’appuiera sur une boussole claire : la Vision Mali Kura 2063 et la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD).
De ces rencontres d’échanges, on retiendra des épreuves qui ont cimenté la Nation, une résilience remarquable, une action publique bâtie sur un élan de refondation et une foi inébranlable en la souveraineté.
Alassane Souleymane
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