Le terrorisme a cette sordide caractéristique : il réfléchit, il élabore des stratégies pour atteindre ses cibles. Même si sa pensée est maléfique, elle reste calculée. Les attaques simultanées et coordonnées du 4 juillet ont-elles été conçues pour empêcher le Gouvernement de présenter aux populations le bilan éloquent, en temps de résilience générale, de cinq années de Transition, sous le leadership du Président Assimi Goïta ?
Ou pour freiner la Confédération des États du Sahel dans la célébration de son deuxième anniversaire et sa projection vers la troisième année ? La Transition et la naissance de la Confédération ont tellement bouleversé les cartes géopolitiques de la sous-région, voire du monde, qu’elles continuent de priver de sommeil les GAT et leurs « laborantins ».
Mais après le 4 juillet est venu le 6, hier donc, et la Confédération célébrait allègrement son deuxième anniversaire. Les Forces armées maliennes ont tenu bon face aux velléités de l’ennemi, de Kénioroba à Anéfis.
Le président confédéral, le Capitaine Ibrahim Traoré, a adressé un message clair aux populations : malgré les bourrasques terroristes, la Confédération avance, décidée à bâtir une autodéfense collective, à transformer localement ses ressources, à intégrer ses économies, à développer son énergie et à assurer la libre circulation des personnes.
Depuis 2012, les groupes armés terroristes qui infestent le Sahel ont fini de convaincre plus d’un que leurs desseins funestes sont commandités par des sponsors étatiques et non étatiques. Les moyens déployés en disent long sur la face cachée de leur financement.
Déjà en 2020, Mme Beatriz Mesa, maître de conférences à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, posait la question : « Qu’est-ce qui fait courir les groupes armés au Sahel ? » Elle décrivait un espace de « déterritorialisation » idéologique et économique, où convergent luttes idéologiques et prédations criminelles. Six ans plus tard, ces mouvements courent toujours, mais ils se cherchent désormais, face à la nouvelle configuration géopolitique des États du Sahel.
L’avènement de l’Alliance puis de la Confédération oppose aux GAT ce que l’un de nos chroniqueurs universitaires, Dr Ahamadou Touré, appelle un « mur infranchissable de professionnalisme » des forces armées maliennes et de leurs sœurs confédérales.
Ce mur, les terroristes y butent depuis 2022, lorsque les FAMa, sous le leadership du Général d’armée Assimi Goïta, épaulé par ses frères d’armes dont feu le Général d’armée Sadio Camara, et soutenu par l’ensemble des institutions de la République, ont commencé à monter en puissance. Aujourd’hui, nos FAMa ne sont pas seulement montées en puissance : elles sont en puissance. Une puissance de feu qui met en déroute toutes les stratégies ennemies.
Le 25 avril dernier, les GAT et leurs sponsors ont vite déchanté en se heurtant à ce mur infranchissable : professionnalisme des forces, relation fusionnelle avec les populations, unité du peuple malien, fraternité des peuples de l’AES et sincérité des partenaires stratégiques. Le 4 juillet, à deux jours de l’anniversaire de la Confédération, ils ont tenté de rééditer leurs plans funestes. Mais à Kénioroba, Tÿ, Konna, Gao et Anéfis, ils n’ont pas seulement couru : ils ont fui, détalé, ou été anéantis par le feu des FAMa et de leurs partenaires.
Le Président Assimi Goïta l’a souvent confié : cette lutte contre la barbarie terroriste et ses sponsors impérialistes sera longue et difficile, mais elle aboutira. Car le Mali et ses frères de la Confédération disposent d’une arme fatale : l’adhésion des populations à ce combat pour la souveraineté.
En ce début de l’an III de la Confédération, la conscience collective est solide comme un roc : détermination des populations à soutenir leurs forces de défense et de sécurité, mémoire des martyrs, projets de développement communs, diplomatie partagée. Le tout porté par la vision des trois chefs d’État : faire de la Confédération une locomotive de souveraineté africaine, telle que voulue par les pères des indépendances et fondateurs de l’OUA en 1963.
L'Essor
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