Loin des discours belliqueux, le technicien sénégalais place ce quart de finale sous le signe de l’excellence technique et des liens profonds qui unissent les deux nations. Interrogé sur l’intensité physique attendue et le terme de «guerre» parfois employé, Papa Thiaw a été on ne peut plus clair : «Pour moi, c’est un match de football, ce n’est pas une guerre. Le Mali et le Sénégal ne peuvent pas être en guerre. Si on n’a pas de parents maliens, c’est qu’on a des amis maliens. Ma propre mère est du côté du Mali et mon père est Sénégalais. Choisir un camp, c'est comme choisir entre son père et sa mère».
Toutefois, une fois sur le terrain, la fraternité laissera place à l'ambition professionnelle. «Nous sommes des professionnels. Je suis à 1000 % pour le Sénégal. Un derby, ça se gagne, surtout si l'on veut aller au bout de notre objectif», a rappelé le technicien sénégalais. Le staff sénégalais a scruté avec attention le parcours du Mali, notamment le huitième de finale héroïque des Aigles face aux Tunisiens.
«Le Mali a montré une force de caractère incroyable. Tenir à dix contre onze pendant près de 100 minutes face à la Tunisie prouve leur solidarité. C’est une équipe qui a faim», a prévenu Papa Thiaw. Pour contrer ce bloc malien, le Sénégal compte sur ses propres certitudes : l'équilibre défensif et une efficacité offensive retrouvée. Fidèle à sa philosophie, Papa Thiaw a de nouveau défendu sa gestion d’effectif, refusant de parler de remplaçants. «J’ai amené 28 titulaires.
À chaque fois qu’un joueur rentre, le niveau ne baisse pas. C’est un luxe d’avoir un tel effectif». Pape Gueye, présent aux côtés du coach, a confirmé cet état d'esprit : «On prend énormément de plaisir. Le Mali est très physique, on le sait, mais on ne doit rien changer à notre football. On doit circuler le ballon rapidement et gagner nos duels». À Tanger, ville qui leur «porte bonheur» depuis le début du tournoi, les Lions de la Teranga n'envisagent rien d'autre qu'une victoire. Mais ils savent que face à eux, le Mali se dressera comme le défi le plus physique et le plus émotionnel de leur parcours marocain.
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