Pour ceux qui ont connu « Wari » à ses premières heures, la soirée sera certainement teintée de souvenirs. Pour les plus jeunes, elle sera l’occasion de découvrir une œuvre qui appartient à une génération de pièces ayant contribué à écrire les grandes pages du théâtre malien. C’est tout le sens de cette nouvelle aventure : faire vivre une œuvre plutôt que de la laisser sombrer dans l’oubli.
Les comédiens ont choisi de respecter l’esprit de l’œuvre originale tout en lui donnant une nouvelle respiration. Le travail de mise en scène porte notamment sur le jeu des acteurs, le rythme, la lumière, la scénographie et l’environnement sonore. Une manière de faire dialoguer le texte d’hier avec le regard du public d’aujourd’hui.
Mais au-delà du spectacle, c’est toute une mémoire culturelle qui sera remise en lumière. À travers « Wari », les artistes veulent rappeler que le patrimoine théâtral malien constitue une richesse qu’il faut préserver, transmettre et surtout faire découvrir aux nouvelles générations. La pièce invite également à réfléchir aux rapports humains, aux transformations de la société et aux valeurs qui continuent de traverser la communauté.
Cette reprise intervient à un moment où le théâtre malien cherche à reconquérir son public. Les artistes en sont convaincus : cette reconquête passe d’abord par les salles. Il faut que le public revienne, que les jeunes prennent goût au spectacle vivant et que les œuvres maliennes retrouvent leur place dans l’agenda culturel.
Le défi est donc lancé pour le 19 septembre : faire du Palais de la culture un lieu de retrouvailles entre le théâtre et son public. Car, venir voir « Wari », ce n’est pas seulement assister à une représentation. C’est aussi soutenir les artistes, encourager la création et contribuer à maintenir vivante une partie de l’histoire culturelle du Mali.
Alors, que ceux qui ont connu « Wari » viennent retrouver leurs souvenirs. Que ceux qui ne la connaissent pas encore viennent la découvrir. Et que les jeunes soient nombreux à répondre à ce rendez-vous. Le 19 septembre, les planches vont vibrer sous l’applaudimètre du public.
Mariam A. TRAORÉ
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