Symboles d’un futur prospère, les mines de lithium se multiplient dans notre pays. Après celle de Goulamina, inaugurée le 15 décembre dernier dans la Région de Bougouni, le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, a procédé hier à l’inauguration de la deuxième mine de lithium du pays, située à N’Gouanala, dans la même localité. La cérémonie s’est déroulée en présence du président du Conseil national de Transition, le Général de corps d’armée Malick Diaw, de plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre des Mines, Amadou Keïta, ainsi que de nombreuses autres personnalités.
La société des Mines de Lithium de Bougouni SA (LMLB SA) est une filiale malienne de Kodal Mining UK Ltd (KMUK), détenue conjointement par Xinmao Investment Co. Limited et Kodal Minerals plc. Xinmao est une filiale britannique entièrement contrôlée par Hainan Mining Co. Limited, membre du groupe Fosun International Limited. Le capital social de LMLB SA est réparti entre Kodal Mining UK Ltd (65%) et l’État du Mali (35%), incluant la participation d’investisseurs nationaux. Le permis d’exploitation couvre le site de Foulaboula, dans le Cercle de Bougouni, sur une superficie de 97,2 km², englobant les Communes de Bougouni, Kola et Tièmala-Banimonotié. Au total, dix localités sont directement concernées par ces activités minières.
Le projet comprend deux grandes phases d’exploitation. La première, déjà amorcée, concerne le gisement de N’Gouanala, reconnu pour sa minéralisation en spodumène grossier. Le traitement du minerai y est effectué selon un procédé de séparation par milieu dense. La seconde phase portera sur les gisements de Sogola-Baoulé et Boumou, où le traitement se fera par flottation différentielle, à l’image du projet de Goulamina.
En effet, en combinant les prévisions de production de concentré de spodumène des deux mines pour 2026, le Mali atteindra une quantité totale de 590.587 tonnes et se hissera au 1er rang en Afrique.
Le ministre des Mines a rappelé que le secteur minier est appelé à jouer le rôle de pilier de la souveraineté économique du Mali, conformément à la vision «Mali kura taasira ka ben san 2063 ma». Amadou Keita a salué la politique volontariste du gouvernement visant à assainir le secteur. «Il y a quelques jours, 121 titres miniers, dont 100 permis de recherche et 21 autorisations d’exploitation, ont été annulés pour non-conformité. Cette mesure traduit notre détermination à mettre fin au désordre qui a longtemps régné dans le secteur», a-t-il précisé.
Évoquant le projet minier de Bougouni, le ministre Keïta a souligné que sa première phase (2024-2027) a nécessité un investissement de 65 millions de dollars américains, soit plus de 36 milliards de Fcfa. Ce projet offre déjà 500 emplois locaux et ce nombre atteindra 800 au démarrage de la seconde phase.
Coupure du ruban symbolique d’inauguration par le Général d’armée Assimi Goïta
Pendant toute la durée de vie de la mine, l’État du Mali bénéficiera de revenus conséquents, notamment à travers sa participation de 35% au capital, ainsi que des impôts et taxes tels que l’impôt foncier, l’ISCP sur le chiffre d’affaires et l’impôt sur les sociétés. Le pays percevra également des contributions destinées à quatre fonds miniers, dont le Fonds minier de développement local et le Fonds de réalisation des infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transport.
Le ministre des Mines a, par ailleurs, indiqué que les Mines de Lithium de Bougouni ont déjà injecté plus de 24 milliards Fcfa dans l’achat de biens et services auprès d’entreprises nationales. «Pendant la durée de la mine, ce montant pourra être estimé à plus 100 milliards de Fcfa. C’est également déjà 317 millions de Fcfa d’investissement dans les actions de développement communautaire», a-t-il précisé.
De son côté, le président du conseil d’administration de Kodal Mining UK (KMUK) et directeur de Hainan Mining, Teng David Lei, dira que ce projet incarne la synergie entre expertise internationale, vision nationale et engagement communautaire, unissant le Mali, la Chine et le Royaume-Uni autour d’un même objectif.
«Nous partageons une même ambition : faire du lithium de Bougouni un moteur de croissance et un exemple de partenariat équilibré entre investisseurs étrangers et État souverain», a-t-il déclaré, ajoutant que le projet de Bougouni marque une étape majeure pour le secteur minier malien. «Il symbolise une exploitation moderne, responsable et durable des ressources naturelles, tout en constituant un levier pour la création d’emplois, le renforcement des compétences locales et le développement régional», a-t-il dit.
Auparavant, le chef de village de Bougouni, N’Togo Diakité, avait exprimé son immense gratitude au Chef de l’État : «Ce projet apporte non seulement du travail et des routes, mais aussi la fierté d’être au cœur du Mali nouveau. Nous prions pour que cette mine soit une bénédiction pour nos enfants et non une source de division.»
Envoyé spécial
Amadou GUEGUERE
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