Les ministres ont insisté sur l’accélération de la libération des emprises, condition indispensable à la reprise effective des travaux
À
Dialakorodji, le ministre chargé de l’Urbanisme et des Domaines s’est adressé
directement aux populations. Imirane Abdoulaye Touré a souligné que la
réalisation de cette route est extrêmement importante pour les aspects
sécuritaires et le développement de notre pays. Selon le ministre Imirane
Abdoulaye Touré, cette route a été programmée depuis très longtemps pour
dérouter la circulation des gros porteurs afin de contourner la ville de Kati.
«Nous
sommes venus dire aux populations des Communes de Dialakorodji et de Safo que
ces projets routiers vont aller très vite. Nous les invitons à prendre les
dispositions pour libérer les emprises. Les recensements et les évaluations,
conformément à la loi, ont été faits depuis très longtemps», a déclaré le
ministre Touré. Et de préciser qu’il existe une commission nationale
d’indemnisation qui siège au niveau de son département.
Le
ministre chargé des Domaines a invité toutes les personnes concernées à se
présenter devant cette commission, avant de rappeler que les opérations de
démolition commenceront ce mercredi. Pour Imirane Abdoulaye Touré, le rôle de
l’État est de recenser, d’évaluer et d’indemniser les sinistrés et, en aucun
cas, un citoyen ne peut s’opposer à une décision de l’État lorsqu’il s’agit
d’une opération d’utilité publique.
À l’issue
de la visite, la ministre des Transports et des Infrastructures a relevé qu’il
a été constaté que le trafic au niveau de la RN3, qui assure les liaisons Bamako-Nouakchott,
Bamako-Nouadhibou et Bamako-Dakar, est très dense et que les agglomérations
traversées sont confrontées à des problèmes d’insécurité routière. Partant de
ce constat, Mme Dembélé Madina Sissoko a indiqué qu’il a été décidé de réaliser
cette voie en vue de contourner toutes les grandes localités situées sur la RN3
et la RN9. «Le projet a connu des arrêts dus, entre autres, à des problèmes
d’ordre technique et à la question de la libération des emprises», a expliqué
la ministre des Transports et des Infrastructures.
Selon
elle, Banconi et Dialakorodji sont des zones peuplées, des quartiers redressés
qui n’ont pas fait l’objet de lotissements proprement dits. Dès lors, comme
c’est le trafic lourd qui empruntera cette voie, il fallait, a-t-elle insisté,
déclarer le projet d’utilité publique afin de procéder à la libération des
emprises. Mme Dembélé Madina Sissoko a
rappelé que la commission d’indemnisation, créée auprès du ministère en charge
des Domaines, a déjà accompli son travail. Les procès-verbaux, a-t-elle
poursuivi, ont été déposés, mais la réticence de certaines personnes affectées
par le projet a considérablement retardé leur signature.
D’autres
facteurs ont également fait que la route, avant même sa mise en circulation,
présentait déjà des dégradations. «Une fois que la route est réalisée, toutes
les localités riveraines se développeront. Nous sommes venus constater ce qui a
été fait et ce qui reste à faire afin que les travaux puissent se poursuivre
jusqu’à leur terme», a-t-elle assuré.
La ministre des Transports et des Infrastructures a exhorté les populations concernées à se rapprocher de la commission afin d’accomplir les démarches administratives nécessaires pour qu’elles soient rétablies dans leurs droits et permettre ainsi la réalisation du projet. Ce projet, a soutenu Dembélé Madina Sissoko, est d’une importance capitale. «Nous avons parcouru les 57 km et l’État y a consacré beaucoup de moyens. C’est un projet de plus de 22 milliards de Fcfa financé sur le budget de l’État», a-t-elle conclu.
Abdoul Karim COULIBALY
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