Les recettes globales prévisionnelles de l’OPV au titre de l’exercice 2025, s’élèvent à 732,516 millions de Fcfa contre 1,290 milliard de Fcfa en 2024
L’application des méthodes alternatives de lutte
appropriée sera privilégiée par rapport à l’usage des pesticides de synthèse
dans le souci de mieux préserver la santé humaine, animale et de
l’environnement. C’est ce qui ressort des travaux de la 21è session ordinaire
du conseil d’administration de l’Office de protection des végétaux (OPV),
dirigés vendredi dernier, par le secrétaire général du ministère de
l’Agriculture, Oumar Tamboura, dans les locaux de l’Office, en présence de son
directeur général, Halidou Mohomodou.
Les recettes globales
prévisionnelles de l’OPV au titre de l’exercice 2025, s’élèvent à 732,516
millions de Fcfa contre 1,290 milliard de Fcfa en 2024. Au cours de la session,
les administrateurs ont examiné le procès-verbal de la 20è session du conseil
d’administration et l’état d’exécution de ses recommandations. Ils ont
également analysé le rapport d’activités 2024 et l’état d’exécution du budget y
afférent ainsi que le programme d’activités et le projet de budget 2025.
Pour la nouvelle campagne
agricole 2025, le programme phytosanitaire de l’Office sera axé, entre autres,
sur la surveillance générale des cultures, des récoltes et des pâturages, la
prévention des dégâts des nuisibles et la lutte curative. Sans oublier la
formation des agents et des producteurs afin de mieux faire face aux défis, le
renforcement du cadre de collaboration et de partenariat avec les acteurs et
l’évaluation des capacités phytosanitaires de l’OPV en particulier et du pays
en général en vue d’autonomiser et renforcer les capacités de la structure. En
plus, il est envisagé l’élaboration de la Politique nationale de protection des
végétaux conformément aux dispositions de la Loi d’orientation agricole (LOA).
Le secrétaire général du ministère de l’Agriculture a souligné l’importance de réfléchir aux voies et moyens à mettre en œuvre pour renforcer les politiques et les mesures de promotion de la santé des végétaux qui est fondamentale pour la réalisation des objectifs de développement durable.
«La campagne agricole 2024
qui s’achève est demeurée relativement calme au plan phytosanitaire», a affirmé
Oumar Tamboura avant de regretter la persistance des infestations de la
chenille légionnaire d’automne dans les bassins de production de maïs et de
certains nuisibles sur les parcelles de coton et les cultures maraîchères. Il a
évoqué les dommages causés par des mouches sur les cultures fruitières, des
infestations à faible échelle sur les cultures céréalières et maraîchères dans
les principaux bassins de production agricole.
Oumar Tamboura a révélé que
l’encadrement de l’OPV, appuyé par les brigades villageoises d’intervention
phytosanitaire avec la collaboration des services techniques de vulgarisation
et des collectivités locales, a pu prospecter 313.850 hectares soit une
réalisation de 77,50%. À ce travail, s’ajoute le traitement de 129.389 hectares
sur une prévision de 178.205 hectares infestés. «Les méthodes alternatives de
lutte peu couteuses et respectueuses de l’environnement combinées à
l’application de bio-pesticides ont été privilégiées dans la gestion de ces
infestations», a-t-il indiqué.
Sur le plan du renforcement des capacités
d’intervention, l’OPV a reçu un important lot de matériels et équipements
phytosanitaires, grâce à l’appui du gouvernement à travers le Fonds national
d’appui à l’agriculture (FNAA) et ses partenaires notamment la Banque mondiale.
L’Office a également formé 125 agents de protection des végétaux et de
vulgarisation, 77 brigades villageoises d’intervention phytosanitaires et 1.695
producteurs sur divers thèmes relatifs à la surveillance et au contrôle des
ennemis des cultures.
Quant au directeur général de l’OPV, il dira que pour l’année 2025, son service est uniquement doté du budget national dont 65% sont réservés aux salaires du personnel. Halidou Mohomodou a signalé que les moyens sont insuffisants mais le dispositif va être adapté en fonction des moyens disponibles pour permettre de mener les activités.
Makan SISSOKO
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