Une vue des animateurs de la conférence
Le thème retenu cette année est intitulé: «Ensemble, nous pouvons mettre fin à la tuberculose au Mali». Cette commémoration vise à sensibiliser l’opinion publique sur une maladie évitable, mais qui continue de représenter un défi majeur de santé publique. Le représentant du ministre de la Santé et du Développement social, Amadou Diamoutènè, a déclaré que la tuberculose reste une maladie évitable, mais qu’elle continue de faire des ravages dans nos communautés. Il a indiqué que chaque année, des milliers de personnes sont touchées. Il a souligné l’urgence de renforcer notre système de santé afin d’améliorer la prise en charge et garantir l’accès aux médicaments.
Quant au coordinateur adjoint de la Cellule de lutte contre le VIH/Sida et la tuberculose et des hépatites virales (CSLS-TBH), Dr Mamadou Diop, la lutte contre la tuberculose est désormais intégrée à tous les niveaux du système de santé malien, du niveau central jusqu’aux structures communautaires. Il dira que les politiques, protocoles et directives sont élaborés en collaboration avec les différentes structures sanitaires, tandis que les régions et les districts assurent le diagnostic, le traitement et le suivi des patients.
Par ailleurs, Amadou Diamoutènè a fait savoir que malgré les avancées, des défis persistent, à savoir le manque d’information et de sensibilisation qui entraîne encore des diagnostics tardifs ou des cas non détectés. S’y ajoute l’accès limité aux services de santé dans certaines zones.
Entre 2024 et 2025, a précisé l’intervenant, le nombre de cas dépistés au Mali est passé de 8.600 à 9.993, traduisant une amélioration notable des capacités de détection de la maladie. Précisément, a-t-il cité, notre pays a enregistré 8.993 cas en 2025.
Dr Mamadou Diop a affirmé que le pays dispose également d’outils de diagnostic de dernière génération, notamment des tests moléculaires permettant de détecter rapidement les formes sensibles et résistantes de la maladie. Et de déclarer que le Mali est l’un des rares pays à disposer des tests de diagnostic moléculaire de dernière génération.
Le coordinateur adjoint de la CSLS-TBH a assuré que le traitement est entièrement gratuit dans tous les établissements de santé publics du pays et qu’il dure six mois repartis entre une phase intensive de deux mois suivie d’une autre consacrée à l’entretien du patient durant quatre mois. Il a indiqué que le taux de succès thérapeutique atteint environ 85%, soit près de 8 à 9 patients guéris sur 10. Quant à l’incidence, a-t-il poursuivi, elle est estimée à 51 cas pour 100.000 habitants, avec environ 11.000 cas attendus chaque année selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Pour sa part, le chef de service de pneumologie du Centre hospitalier universitaire (CHU) Point G, Yacouba Toloba, a déclaré que le taux de tuberculose chez l’enfant est très faible. Il dira qu’il y a eu des innovations pour le diagnostic de la tuberculose pulmonaire chez l’enfant. Le pneumologue a insisté sur la nécessité d’innover, notamment pour améliorer le diagnostic chez cette couche. Le pneumologue a également appelé à renforcer la recherche afin d’améliorer les stratégies de prise en charge.
Il a regretté que, malgré les progrès, environ 6% des patients décèdent encore de la tuberculose dans notre pays, soit près de 400 décès par an. Une situation jugée préoccupante pour une maladie pourtant évitable et guérissable, a-t-il lancé.
La célébration de cette Journée rappelle ainsi que la lutte contre la tuberculose reste un combat collectif nécessitant engagement, innovation et solidarité.
Alima Nia DOUMBIA
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