Tombé au champ d’honneur le 25 avril à Kati, le ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens combattants, laisse derrière lui l'image d’un militaire exceptionnel. Dès 8 heures 25 mn, une atmosphère de grande tristesse régnait du boulevard de l’Indépendance jusqu’aux abords du Génie militaire. Sous un soleil brûlant, la place d’armes du 34è régiment est devenue le lieu d'une douleur partagée par tous.
Ce jeudi, Bamako n'avait d'yeux que pour lui : « le silencieux », « l’homme au turban », qui rejoignait ainsi ses frères d’armes pour son ultime voyage. Partout, des affiches rappelaient la grandeur de l’homme avec des messages émouvants : « Les étoiles de son rang ne s’éteignent pas, elles guident désormais nos pas vers la victoire ». Dans la foule, l’émotion était à son comble. De jeunes officiers pleuraient sans pouvoir s'arrêter, tandis que des journalistes affichaient des regards angoissés. Tous étaient unis par le sentiment d’avoir perdu bien plus qu’un chef : un guide qui a toujours fait passer le Mali avant sa propre personne.
Le recueillement a pris une dimension encore plus haute à 10 heures avec l’arrivée du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta. Dans un silence total, le Chef de l'État a présidé cette cérémonie pleine de respect, devant les membres du gouvernement et les diplomates étrangers. Le moment le plus fort a été la décoration du défunt au grade de Général d’armée à titre posthume. Ce titre vient couronner une carrière où le travail bien fait et le courage ont été les seules règles.
La veillée funèbre a été assurée par ses camarades de la 24è promotion de l’Emia. Ce moment a montré une solidarité entre militaires que rien ne pourra briser. Comme cela a été rappelé durant la cérémonie, le sacrifice de ce « martyr » doit maintenant servir de moteur pour un sursaut national. Car si ce « baobab » est tombé, son exemple doit aider le peuple à rester debout et résilient.
Au-delà de son grade, c’est l’homme de foi et de cœur que l’assistance pleurait. On se souvenait de ce chef capable de marcher simplement dans la foule ou de porter les bagages de ses aînés par pure modestie. Un dirigeant qui refusait les cadeaux personnels pour donner cet argent à la santé publique de sa ville, Kati. Pour beaucoup, il incarnait la « force tranquille », un croyant sincère qui a affronté ses dernières épreuves en paix avec son créateur.
Les leaders religieux présents ont tous lancé le même appel : l’unité nationale. Pour eux, le départ de « l’homme au turban » ne doit pas nous décourager, mais nous pousser à protéger la paix qu’il a tant cherchée. Comme un symbole, le défilé militaire final devant le cercueil recouvert du drapeau national a résonné comme une promesse d'avenir. Jamais, la place d'armes du 34è régiment du Génie militaire n'avait connu une telle intensité. Autour de la dépouille du Général d’armée Sadio Camara, c'est toute l'armée malienne qui s'est rassemblée pour montrer sa force face aux épreuves. Le sabre du Général repose désormais, mais son esprit reste au front pour guider les générations futures sur le chemin de la victoire pour le Mali kura.
Souleymane SIDIBE
Dans le cadre de son engagement citoyen et de son appui traditionnel aux pèlerins maliens, la Banque malienne de Solidarité (BMS-SA) a procédé, jeudi après-midi, à une importante remise de dons à la Maison du Hadj. Ce geste de solidarité comprend 1.000 sacs à dos, 500 sacs de 10 kg, 2.000 p.
Dans un communiqué signé par son coordinateur Alkaïdi Amar Touré dont nous avons reçu copie, le Collectif des ressortissants de la Commune de Douékiré (CRCD) condamne avec la plus grande fermeté et la dernière énergie, les attaques barbares, lâches et inqualifiables perpétrées contre no.
A la Place d’armes du Génie militaire, transformée pour l’occasion en lieu de recueillement national, jeudi dernier, l’émotion était à la mesure du sacrifice de celui que ses pairs et concitoyens décrivent comme un pilier de la souveraineté retrouvée de notre pays..
Alors que plusieurs villes maliennes étaient la cible d’attaques barbares d’une violence inouïe, nos compatriotes et de nombreux Africains ont pu observer la frénésie, teintée d’extase et de triomphalisme, avec laquelle certains médias occidentaux francophones relayaient la propagande de.
Feu le Général d’armée Sadio Camara naquit le 19 août 1979 à Kati. C’est dans cette même ville qu’il est tombé en martyr, le samedi 25 avril 2026, suite à une attaque terroriste contre son domicile..
Le peuple malien reconnaît en lui un digne fils, un grand homme, un militaire exceptionnel, pétri des valeurs de souveraineté et de refondation.