Les journées économiques du Burkina Faso ont débuté, hier, au Centre international de conférences de Bamako (CICB). La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Général de division Abdoulaye Maïga. C’était en présence de l’ambassadeur du Burkina Faso au Mali, Mme Dembélé Julienne Sanon, du ministre de l’Industrie et du Commerce du Mali, Moussa Alassane Diallo et du ministre du Commerce et de l’Industrie du Niger, Seydou Asman.
Cette activité, organisée par l’ambassade du Burkina Faso au Mali, regroupe des opérateurs économiques et des structures opérationnelles pendant trois jours. Elle est une occasion d’associer les secteurs privés des pays de la Confédération des États du Sahel (AES) à la dynamique du développement économique. 200 participants dont 80 du Burkina Faso, 80 du Mali et 40 du Niger assistent à ces journées.
Le Premier ministre a rappelé que le paramètre choisi, conformément au décret portant Confédération des États du Sahel, est de travailler à la fois sur les aspects de la diplomatie, de défense et de l’économie. Le Général de division Abdoulaye Maïga a noté que les journées économiques du Burkina Faso au Mali concrétisent cette vision et les orientations de nos dirigeants. Le recule n’est plus permis, a-t-il insisté, affirmant que la sécurité de nos États, le renforcement de la coopération dans tous les domaines y compris le domaine économique et de solidarité, n’est nul doute que dans l’esprit de fraternité, d’amitié sincère et de franchise.
Le Chef du gouvernement a aussi déclaré que les présentes journées seront le cadre idéal pour mener des réflexions et procéder à des échanges d’expériences qui aboutiront à des recommandations. Il a réitéré sa reconnaissance à l’ambassadeur du Burkina Faso pour cette initiative innovante.La diplomate burkinabé a indiqué que ces journées économiques ont été organisées pour permettre aux opérateurs économiques des trois pays de l’AES d’échanger sur les bonnes pratiques afin de tisser des liens de partenariat.
Dembélé Julienne Sanon a ajouté que les menus proposés sont une conférence inaugurale, des panels d’échanges entre professionnels du monde du commerce et la visite d’une structure socio-économique pour permettre aux acteurs de s’approprier de la dynamique et trouver des solutions idoines. À l’instar des défis sécuritaires qui se posent aux trois pays, a-t-elle renchéri, les défis du développement se posent autant avec une acuité particulière.
Elle a, par ailleurs, demandé à tous les acteurs de l’économie de s’approprier de cet instrument afin d’en faire un tremplin et un levier important pour la relance économique de l’espace AES. «Nos pays ont besoin de se parler et nos économies ont besoin de s’intégrer pour une meilleure défense économique des espaces», a fait savoir l’ambassadeur du Burkina Faso au Mali.
Le ministre du Commerce et de l’Industrie du Niger a signalé que sa présence témoigne de l’engagement des trois chefs d’État de créer les conditions pouvant permettre à l’économie de s’organiser, de s’intégrer et d’aller au-delà des frontières. Pour Seydou Asman, c’est une manière de montrer que nos opérateurs peuvent et ont des capacités de répondre à l’appel des pays de l’AES. Et de poursuivre qu’il s’agira de développer le commerce de manière général, les industries et nos terres. Il a conseillé aux opérateurs économiques de se mettre en marche pour avoir une économie organisée et compétitive.
Pour sa part, le ministre de l’Industrie et du Commerce du Mali a souligné que le modèle de développement économique retenu est celui qui est endogène. Selon Moussa Alassane Diallo, cela exige des réflexions afin d’aboutir à un schéma qui prend en charge nos réalités socio-économique. Il précisera que l’organisation de ces journées va permettre de réfléchir afin d’avoir la capacité de produire nos biens de consommations, de services, d’équipements et également la capacité à maîtriser les ressources naturelles.
Cela afin de les affecter au financement des infrastructures pour le développement économique durable, participative et inclusive. Ces journées, selon le ministre Diallo, doivent permettre de réfléchir sur comment apporter des mesures d’urgence afin d’assurer la prise en compte des besoins fondamentaux des populations.Les différents stands sont remplis de produits fabriqués par les pays de l’AES. Leur visite par les officiels a mis fin de la cérémonie.
Fatoumata Mory SIDIBE
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