Les visiteurs ont été impressionnés par le fonds photographique de l’Agence
Les étudiants ont pu rencontrer la directrice générale adjointe de l'Amap, Mme Mariko Christiane Diallo. Celle-ci a rappelé que l'Agence a été créée en 1992 avec pour objectif d'assurer le service public de l'information et de la publicité. Elle a aussi souligné que l’Agence est structurée en quatre directions techniques, à savoir : la direction des publications en français qui édite le Quotidien national L'Essor, la direction de l'Agence de presse, celle de la presse communautaire et la directon de la publicité et du marketing.
Au niveau de celle-ci, les visiteurs ont été reçus par le chef de division commercial, Amara Ouologuem, qui leur a rappelé que son service s’occupe des panneaux publicitaires, des publicités sur les véhicules (les réclames) et de la facturation. Y compris les annones et insertions dans L’Essor. «On a plus de 500 panneaux de publicité à Bamako et dans les capitales régionales», a précisé Amara Ouologuem.
À la section photos, Oumar Diop, reporter d’images, a expliqué que depuis l'indépendance du Mali jusqu'en 2002, la section évoluait en mode analogique. «Après chaque reportage, les pellicules étaient découpées, indexées et classées dans les enveloppes par thématiques et gardées dans les tiroirs», a-t-il fait savoir. Aujourd’hui que l’Amap est entrée dans l’ère du numérique, il a souligné l’importance des photos pour les articles de presse. «Une photo vaut plusieurs écrits. Le rôle de la photographie est la transformation des matières écrites en matières visuelles», a explicité le spécialiste de la photo.
Quant au directeur de la presse communautaire, Demba Coulibaly, il a informé les futurs journalistes que son service gère les publications en langues nationales; à savoir le bamanakan (Kubaru), le fulfuldé (Kabaaru) et le soninké (Xibaarè). À l'Agence nationale de presse du Mali, le directeur de ce service, Kader Maïga, a expliqué que leur mission principale est la collecte et le traitement de l'information en vue de la publier sur leur site. «Tous les jours, nous publions les informations sur le Mali et le monde», a-t-il relevé.
Pour sa part, Moriba Coulibaly a expliqué que le Quotidien national d’information couvre les activités politiques, économiques, sportives, sociétales et culturelles, conformément aux domaines attribués aux différents desks. Pour ce journaliste qui a blanchi sous le harnais, L’Essor traite presque tous les genres journalistiques en plus de l'information institutionnelle.
Il est également très actif, depuis quelques années, sur les plateformes numériques. Celui qui est spécialisé dans le traitement des informations liées au développement rural a expliqué la chaîne de travail qui existe dans sa boîte. Après la collecte des informations et le traitement par les journalistes reporters, a-t-il noté, les chefs de desk procèdent à la relecture des articles qui sont ensuite montés et soumis à un pool de correction pour minimiser les risques de coquilles. Puis, intervient l’imprimerie où les agents travaillent jusqu’à 4 heures du matin pour la production des parutions en des milliers d’exemplaires. Les distributeurs entrent dans la danse pour aller livrer les parutions de la journée aux abonnés.
Les étudiants de l’ESJSC ont bien apprécié ce passage à l’Amap. Fousséni Hassane Diarra a témoigné avoir longtemps rêvé de voir les locaux de l’Amap. «Cette visite a été vraiment enrichissante parce qu'on a beaucoup appris», a avoué celui qui ambitionne de se spécialiser dans la presse écrite. Sa camarade Martine Dembélé a expliqué que la presse écrite demande beaucoup d'efforts pour capturer les lecteurs. «Ce qui est un peu difficile pour de nombreux étudiants», a-t-elle reconnu, avant d’exprimer sa prédilection pour la presse audiovisuelle.
Jecolia DAKOUO
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