Les travaux ont été lancés par le ministre Issa Ousmane Coulibaly (c)
L’objectif
de cet atelier est de renforcer la compréhension des réformes engagées et les
capacités des membres de l’ARM sur les compétences de l’État transférées aux
collectivités territoriales. Il s’agit également de permettre à la faîtière, de
contribuer à la dissémination de ces réformes et d’élaborer des stratégies de
plaidoyer en faveur de la mise en œuvre des nouvelles compétences dévolues aux
régions.
En
présence des présidents des conseils régionaux du Mali, des agents chargés
d’expédier les affaires courantes des conseils régionaux, et de la direction
générale des collectivités territoriales, le président de l’ARM, Abdoulaye
Garba Maïga, a rappelé la mission des collectivités territoriales, qui consiste
notamment en la conception, la programmation, la mise en œuvre et le
suivi-évaluation des actions de développement économique, social et culturel
d’intérêt régional, communal ou du District, en cohérence avec les orientations
et les stratégies de développement définies par l’État. Selon lui, le
renforcement des capacités des agents et des élus des conseils régionaux
constitue une nécessité pour permettre aux collectivités territoriales de mener
à bien cette mission. « C’est tout le sens de cet atelier», a souligné
Abdoulaye.
Pour sa
part, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a
salué l’initiative de l’ARM d’organiser cette rencontre, qui intervient à un
moment particulièrement important de l’évolution du processus de
décentralisation, marqué; notamment par la phase de mise en œuvre des projets
d’investissement du Fonds minier de développement local.
Pour le Général de brigade Issa Ousmane
Coulibaly, la décentralisation constitue une option politique des autorités de
la Transition, sous le leadership du président de la Transition, chef de
l’État, le Général d’armée Assimi Goïta. Elle traduit, selon lui, la volonté de
rapprocher davantage l’administration des populations et de renforcer leur
participation à la gestion des affaires locales. Cette volonté se traduit
également par une répartition des ressources budgétaires de l’État fondée sur
des critères de péréquation, afin de favoriser un développement harmonieux et
équilibré des territoires.
Le ministre Issa a indiqué qu’en 2026, environ
433 milliards de Fcfa sont alloués aux collectivités territoriales, soit 15,84
% des ressources budgétaires de l’État. Ces transferts importants de ressources
financières sont concomitants avec les transferts de compétences de l’État aux
collectivités territoriales dans 21 domaines, a poursuivi le ministre. Pour
lui, malgré les acquis enregistrés, le Mali reste confronté à des défis pour
renforcer davantage l’utilité sociale de la décentralisation. Celle-ci doit
notamment se traduire par une exemplarité à toute épreuve des responsables
locaux et régionaux, un service public de qualité des collectivités
territoriales, disponible de manière permanente pour les populations, ainsi
qu’une gestion transparente des affaires locales et un exercice responsable des
compétences transférées au profit des populations.
Pour
relever ces défis, le ministre Coulibaly a invité à renforcer davantage la
participation des femmes, des jeunes et des populations à la gouvernance des
services sociaux de base, qu’il considère comme des piliers essentiels du
développement durable. Selon lui, la nouvelle approche proposée par son
département constituera le socle de la modernisation des administrations
locales que représente l’ARM. Elle devrait également contribuer à inscrire les
collectivités territoriales dans la vision du Mali Kura 2063 et dans la
Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable SNEDD
2024-2033.
Ibrahim
THIAM
Rédaction Lessor
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