Installés mercredi, le PDG Soumaïla Siby et les administrateur
Le Mali veut mieux tirer profit de ses ressources minières. C’est tout l’enjeu de la mise en place de l’Office malien des substances précieuses (OMASP), dont le premier Président directeur général, Soumaïla Siby et les administrateurs ont officiellement pris fonction mercredi dernier. Leur installation est intervenue lors de la session inaugurale du conseil d’administration, tenue dans les locaux du ministère de l’Industrie et du Commerce. La cérémonie était coprésidée par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, et le ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou.
À l’ouverture des travaux, Moussa Alassane Diallo a placé la création de l’OMASP au cœur des réformes engagées pour renforcer la mobilisation des ressources nationales. Il a notamment rappelé la volonté des autorités de donner au Mali les moyens de financer ses grands projets en s’appuyant davantage sur ses ressources propres. «Le chef de l’État a de l’ambition pour le Mali et, pour avoir de l’ambition pour le Mali, il faut engager de grandes réformes, mais aussi de grands chantiers qui vont apporter des résultats à notre pays. Pour ces chantiers, nous avons besoin de ressources propres », a insisté le ministre.
Selon lui, la restructuration du secteur minier, avec la création notamment de la Société du patrimoine minier du Mali (SOPAMIM) et de l’OMASP, doit permettre à l’État de mieux maîtriser les revenus générés par l’exploitation des ressources minières. L’orpaillage et les petites mines occupent une place particulière dans cette stratégie. «Le secteur des mines est un secteur porteur pour notre pays. L’orpaillage et les petites mines peuvent apporter une contribution importante à la mobilisation des ressources pour le financement de nos projets», a souligné Moussa Alassane Diallo.
Mais pour atteindre cet objectif, plusieurs obstacles doivent être levés. Le ministre a cité la faible formalisation des acteurs et de la commercialisation, l’existence de circuits informels ainsi que l’insuffisance de la traçabilité physique et financière des opérations. L’OMASP devra donc contribuer à mieux organiser la chaîne de valeur des substances précieuses, sans exclure les acteurs, mais en faisant en sorte que l’État puisse tirer une part plus importante des richesses produites. « Il faut que vous mesuriez cette responsabilité qui pèse sur vos épaules. À ce titre, ne ménagez aucun effort, ni votre énergie ni votre temps, pour être à la hauteur de cette responsabilité», a lancé le ministre à l’endroit des administrateurs.
Moussa Alassane Diallo s’est également dit confiant dans les capacités du nouveau PDG. Il a salué son expérience et sa connaissance du secteur minier, estimant que son parcours constitue un atout pour réussir le démarrage de l’Office. «Le PDG de l’OMASP est connu dans le secteur des mines et tout le monde a apprécié sa nomination. C’est une responsabilité supplémentaire. Lorsque tout le monde vous accorde sa confiance, vous avez le devoir et l’obligation de porter cette confiance et d’être à la hauteur de votre mission», a-t-il déclaré.
Pour sa part, le ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, a félicité les nouveaux responsables et les a invités à prendre pleinement la mesure des attentes placées dans l’OMASP. Il a appelé les administrateurs à accompagner le PDG et son équipe, dont la mise en place est annoncée prochainement.
Le ministre d’État a surtout insisté sur l’importance des résultats. «Vous serez très fiers quand on dira que l’OMASP a un chiffre d’affaires de 4.000 milliards de Fcfa. Mais ce n’est rien au regard de ce que nous avons chez nous», a-t-il déclaré, donnant ainsi une idée de l’ampleur des ambitions affichées pour la nouvelle structure. Alousséni Sanou a enfin assuré les responsables de l’OMASP de la disponibilité du gouvernement à les accompagner dans l’accomplissement de leur mission.
Babba COULIBALY
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