La joie des joueurs du FC Diarra après leur qualification au second tour
C'est la grande surprise de cette campagne africaine. En déplacement sur la pelouse du Nations FC au Ghana, le FC Diarra a validé, dimanche dernier, sa qualification pour le tour suivant grâce à un match nul héroïque (1-1) à Accra. Forts de leur précieux succès acquis à l'aller au stade Mamadou Konaté (1-0), les hommes de Hamidou Sangaré ont su résister à la pression ghanéenne pour poursuivre leur aventure.
contacté au téléphone, l’entraîneur du FC Diarra n'a pas caché sa fierté : «Ce n’était pas du tout évident, mais l’équipe s’est battue de toutes ses forces pour offrir ce ticket au club et au Mali. De savoir que les deux cadors que sont le Stade malien de Bamako et le Djoliba AC ne sont plus en course sera une source de motivation supplémentaire pour nous battre et viser la phase de poules». Au prochain tour, le FC Diarra sera opposé aux Togolais de l’Association sportive de la Kozah (ASKO de Kara), club basé dans la ville de Kara, au nord du Togo. Les Togolais ont validé leur qualification en éliminant les Nigériens de l’AS Zam, largement battus 5-0 à l’alπler à Niamey, puis 1-0 au match retour au Togo.
L'autre motif de satisfaction vient de l’AS Réal de Bamako. Victorieux à l'aller à l'extérieur (2-1) face à Vitesse FC, les Scorpions ont géré leur avance lors de la manche retour, disputée vendredi dernier, au stade Mamadou Konaté, pour assurer leur présence au tour suivant. L’entraîneur Baye Ba reste toutefois solidaire des autres représentants maliens : «C’est vraiment dommage pour notre football de perdre deux clubs dès l'entame de la Ligue des champions. La loi du sport est dure, mais nous allons nous battre pour eux également durant cette campagne». L'AS Réal affrontera au second tour les Tunisiens de l'ES Zarzis, éliminateurs des Sénégalais de Diambars.
Le bilan est en revanche bien plus sombre en Ligue des champions d’Afrique, où les deux représentants maliens ont pris la porte dès ce premier tour. À domicile, le Djoliba AC, champion en titre, n'a pu faire mieux qu'un match nul (2-2), samedi dernier, au stade Mamadou Konaté, face au Club Africain de Tunisie, payant cash sa défaite du match aller (0-1). De son côté, le Stade malien de Bamako a concédé le nul (0-0), dimanche dernier au stade du 26 Mars, face aux Camerounais de la Colombe sportive du Dja et Lobo, avant de céder brutalement lors de la séance des tirs au but (3-4). Au match aller, les deux équipes s’étaient déjà neutralisées sur ce même score de 0-0.
Interrogé sur ce double échec, Drissa Niono, journaliste à la radio Rempart, pointe du doigt des failles structurelles : «Entre départs massifs de cadres, manque d'anticipation tactique et recrutement bancal, le constat est sans appel. Le Stade Malien a perdu sa colonne vertébrale sans pouvoir la remplacer efficacement, tandis que le Djoliba paye la fragilité récurrente de sa défense centrale et des problèmes d'organisation».
Pour relever la pente, il préconise trois priorités : blinder les contrats des pépites sur 2 à 3 ans pour assurer la continuité, privilégier des recrues d'expérience ciblées plutôt que la quantité, et instaurer une vraie rigueur tactique à l'extérieur. De son côté, Abdoul Dembélé, journaliste au groupe Joliba, insiste sur l'exigence du haut niveau : «Ce qui a manqué, c’est l’efficacité dans les zones de vérité et la maîtrise des moments clés. Cette élimination doit servir de leçon. Il faut tirer les enseignements de cet échec, corriger les erreurs et donner à nos clubs les moyens de rivaliser durablement avec l'élite africaine».
Désormais sortis de la scène africaine, le Stade malien de Bamako et le Djoliba AC vont devoir se concentrer sur les échéances nationales : le championnat national et la Coupe du Mali pour revenir fort l’année prochaine.
Djeneba BAGAYOGO
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