Face à un promu du Djoliba AC extrêmement accrocheur et combatif, les Blancs de Sotuba ont dû puiser dans leur expérience pour remporter la finale sur le score global de 3-1. Pour mémoire, la première journée a été marquée par la victoire maîtrisée du Stade malien de Bamako (68-57). Deuxième journée, réaction d'orgueil phénoménale du Djoliba AC qui l’emporte 91-55, avant que les Blancs de Bamako ne prennent l'avantage avec autorité lors de la troisième journée (83-55). Dans l'acte IV ou le match de clôture d'une intensité rare, le Stade malien de Bamako enchaîne avec une nouvelle victoire (73-69) synonyme de sacre. Le Stade malien de Bamako a démarré la rencontre sur les chapeaux de roues. Grâce à une adresse extérieure insolente et une transition rapide, les Stadistes creusent rapidement l’écart face à un Djoliba AC qui peine à trouver ses marques en défense (27-15).
Au
deuxième quart temps, les Rouges resserrent la garde. Plus agressifs sur les
lignes de passes et emmenés par un grand Bréhima S. Traoré, (18 points), les
Djolibistes grignotent patiemment leur retard. Ils remportent ce quart-temps de
5 points pour ramener le score à 33-40 à la pause. Le match est totalement
relancé. Au retour des vestiaires, le jeu s'emballe. Les deux équipes se
rendent coup pour coup dans un quart-temps ultra-offensif et spectaculaire. Le
meneur du Stade malien de Bamako Makan Keïta (18 points) répond aux assauts du
pivot des Rouges, Abdou Sacko pivot (14 points). Les deux formations se
neutralisent parfaitement (27 points inscrits de chaque côté). Le Stade malien
l’emporte 56-67. La tension physique et mentale atteint son paroxysme. Les
paniers deviennent extrêmement chers et la fatigue se fait ressentir. Les deux
défenses ferment totalement l'accès au cercle, n'autorisant que 11 points au
total sur l'ensemble du quart temps. Plus lucide et fort de son expérience des
grands rendez-vous, le Stade malien verrouille les rebonds défensifs et
s'impose finalement 73-69, s'offrant un nouveau titre de champion du Mali. Les
Blancs succèdent ainsi au Centre de référence de basketball de Tombouctou
(CRBT) qui avait été sacré l’année dernière. «Une saison exceptionnelle, très
émouvante. Prendre l'équipe cette année, la reconstruire avec des jeunes venus
du centre de formation et qui n'ont pas d'expérience, n’était pas évident mais
ça été une source de motivation pour le groupe», a salué l’entraîneur des
Blancs, Amara Traoré. Et de renchérir : «Je retiens la solidité par rapport au
staff du Stade malien, le staff dirigeant, qui a été vraiment convaincant, qui
a soutenu mon projet. Et là, ce n'était pas facile. C'est une équipe qui a
commencé, on a eu des renforts, mais sincèrement ce titre-là, c'est pour tout
le monde. Merci au président de la section basket du club pour son soutien. Je
dédie ce titre spécialement à mon père, qui était un grand Stadiste».
24h plutôt, le Djoliba AC Dames avait été impériale. En effet, le suspense n’a pas duré très longtemps sur le tableau féminin. Les joueuses du Djoliba AC ont outrageusement dominé les play-offs face au Stade malien, avec un bilan parfait de 3-0. Ce sacre sans bavure démontre la solidité collective et tactique des Dames du Djoliba qui vise désormais le doublé Coupe-Championnat.
Seibou Sambri KAMISSOKO
Grâce à une performance XXL du meneur Mohamed Keïta 28 points, du pivot Abdoul Karim Diallo implacable (14 points) et les ailiers Sékou Ousmane Bagayoko (17points) et N'Dji Ibourahima Coulibaly (18points) toujours égals à eux mêmes, la sélection nationale masculine a signé une deuxième vic.
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