Photo de famille des participants à la rencontre
La cérémonie a enregistré la présence de plusieurs membres du gouvernement, des présidents des institutions, du Commandant de l’école de guerre du Mali et d’autres invités. La rencontre de 15 jours avait pour thème : «éducation et culture : deux socles mais aussi deux défis pour un développement économique et social harmonieux» et 18 sous-thèmes.
Dans son discours de clôture, Yacouba Katilé a indiqué que les 18 sous-thèmes ont été brillamment explorés par les experts notamment la renaissance de notre patrimoine culturel immémorial, la refondation courageuse de notre école, l’embrassement audacieux des technologies numériques de l’Intelligence artificielle. Mais aussi, l’adéquation vitale entre formation et emploi, la valorisation des compétences de notre jeunesse, le rôle moteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique pour hisser le Mali vers l’excellence. Pour Yacouba Katilé, les débats ont été vifs, passionnés et féconds.
«Chaque contribution, chaque critique constructive a nourri une vision commune : celle du Mali que nous appelons de tous nos vœux », a souligné le président du Cesec. Il s’est dit particulièrement fier et ému devant la qualité exceptionnelle des recommandations produites ensemble. Avant d’ajouter qu’elles ne sont pas de simples lignes sur du papier, mais des graines d’avenir, des actes de foi en notre capacité collective à bâtir un Mali souverain, digne, prospère et uni.
D’après Yacouba Katilé, cette session a permis d’identifier les leviers qui feront la différence. Il s’agit, selon lui, de revivifier notre identité nationale à travers une culture vivante, fière et partagée, de consolider les valeurs éternelles de dialogue, de respect, de solidarité et de vivre-ensemble, de faire de l’éducation et de la culture, les moteurs puissants d’une économie créative, inclusive et résiliente.
Le président du Cesec a indiqué que le Chef de l’état a tracé la voie avec une clairvoyance historique. Selon lui, après l’année de la culture en 2025, il décrété la période 2026-2027, année de l’éducation et de la culture. Au-delà et en plus de la symbolique, Yacouba Katilé pense que c’est un appel solennel à la mobilisation nationale. Mais aussi la reconnaissance que l’éducation et la culture sont les fondations incontournables du Malikura. Plusieurs recommandations ont été faites.
Au titre de la culture, il s’agit, entre autres, d’allouer au moins 5% du budget national au ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, diligenter la mise en place d’une commission nationale pour le retour des biens culturels, réhabiliter les musées existants et créer de nouveaux musées dans les régions, réhabiliter les sites, monuments historiques et lieux de mémoire sur toute l’étendue du territoire national, renforcer la synergie d’actions entre les départements sectoriels notamment ceux en charge de la culture, de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, etc.
Au titre de l’éducation de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, il a été recommandé de procéder à la réouverture des écoles non fonctionnelles en prenant les mesures sécuritaires, accélérer l’intégration dans la fonction publique des enseignants des écoles communautaires nécessaires, augmenter le budget alloué au secteur de l’éducation, diligenter la mise en œuvre des recommandations des états généraux de l’éducation, doter le fonds compétitif pour la recherche et l’innovation technologique d’un compte autonome à hauteur de 1% de PIB du Mali pour le financement de la recherche, de l’innovation technologique, etc.
Au titre de la jeunesse, de l’éducation citoyenne, de l’entrepreneuriat et de la formation professionnelle, il est recommandé de créer des fonds publics dédiés à l’entrepreneuriat des jeunes, structurer et professionnaliser le secteur du sport à travers le renforcement du cadre juridique, institutionnel des ressources humaines et la gouvernance du secteur, doter la direction générale de la construction citoyenne des locaux appropriés, de ressources matérielles, humaines, financières et logistiques adéquates, réglementer les cérémonies de montée et de descente du drapeau, etc.
Binta Keita
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Elles vont offrir notamment une grille salariale attractive, mettre fin à la notation subjective des fonctionnaires et à la prise successive des positions de détachement et de disponibilité. Mais surtout diminuer les bras de fer juridiques opposant l’administration publique et ses agents.
Lors de son discours de Nouvel an à la Nation en fin décembre 2025, le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, a décrété la période 2026-2027 comme celle de l’éducation et de la culture..
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