Les ventilateurs et humidificateurs s’imposent comme des solutions de survie
Samedi 21 mars 2026, aux Halles de Bamako, la scène est révélatrice. Dans la boutique «Électronique Niagadou», une foule compacte se presse, déterminée à trouver une solution pour affronter la canicule installée depuis plusieurs jours. «Venez, venez ! Ici, ventilateurs et humidificateurs rechargeables de toutes marques à prix abordables», lance à tue-tête un vendeur, tentant d’attirer les clients.
Autour de la boutique, l’effervescence est palpable. Des tireurs de charrettes s’activent pour livrer les commandes, tandis que d’autres chargent les coffres des clients. Sur une terrasse voisine, des piles d’appareils électroniques témoignent de la forte demande, avec en tête les ventilateurs et humidificateurs, véritables vedettes du moment.
À l’entrée, des chaises accueillent les clients en attente. Sur les côtés, des techniciens s’affairent: montage, réglages, tests… Ils conseillent également les acheteurs, selon leurs besoins et leur budget. À l’intérieur, Babou Niagadou, propriétaire et comptable, enregistre sans relâche les commandes. «Les ventes ont triplé cette année», confie-t-il, évoquant la combinaison de la chaleur extrême et des coupures d’électricité.
Les prix varient sensiblement, selon les performances. Les humidificateurs se négocient entre 100.000 Fcfa (6 à 8 heures d’autonomie) et plus de 200.000 Fcfa (jusqu’à 12 heures). Les ventilateurs rechargeables, eux, oscillent entre 25.000 et 35.000 Fcfa pour les modèles les plus performants. Chaque jour, la boutique peut enregistrer plus d’une cinquantaine de ventes.
Comme beaucoup, Mamadou Traoré est venu s’équiper pour soulager sa famille. «J’avais prévu 25.000 Fcfa, mais on m’a conseillé un modèle plus performant à 35.000 Fcfa. J’ai finalement cédé», raconte-t-il, sourire aux lèvres, convaincu par les arguments des techniciens. Il repart avec un ventilateur Frizzen, rassuré par l’expertise des vendeurs.Son ami, lui, a opté pour un humidificateur-ventilateur rechargeable double batterie de marque NS à 100.000 Fcfa. Un investissement motivé par le bien-être de son épouse, récemment accouchée, et la protection du nouveau-né contre la chaleur.
Au Grand marché, la tendance est la même, mais les prix grimpent. Malick Diarra explique qu’un humidificateur Frizzen de 20 litres, vendu entre 80.000 et 90.000 Fcfa avant la canicule, coûte désormais au moins 100.000 Fcfa. Les modèles Roch de 40 litres sont passés de 175.000 à 200 000 Fcfa, tandis que ceux de la marque Idéal Plus atteignent jusqu’à 230.000 Fcfa.
Pour Salim Coulibaly, la quête de fraîcheur vire à la course contre la hausse des prix. « La chaleur perturbe nos nuits depuis des mois », explique-t-il. Avec un budget initial limité, il a dû revoir ses ambitions à la hausse. Après plusieurs mois d’économies, il débourse finalement 100.000 Fcfa pour un humidificateur simple de 40 litres, avant d’ajouter un modèle rechargeable de taille moyenne à 140.000 Fcfa. «C’est un investissement durable», estime-t-il.
Les innovations séduisent également. Certains modèles intègrent désormais des fonctions multimédias, comme la lecture de musique via USB ou Bluetooth. D’autres existent en versions rechargeables ou non, avec des prix plus accessibles pour les modèles simples, autour de 60.000 Fcfa. Chapka Diarra, lui, a choisi un humidificateur-ventilateur Roch de grande capacité (40 litres) à 200.000 Fcfa. «Ces appareils maintiennent un air plus frais, contrairement aux ventilateurs classiques dont l’air se réchauffe rapidement», affirme-t-il.
Mais derrière cet engouement, des contraintes techniques subsistent. Sinaly Coulibaly, électricien, souligne la difficulté de réparation de ces équipements. «Certaines pièces sont introuvables. Parfois, les clients préfèrent racheter un appareil plutôt que de réparer», explique-t-il. Le coût des réparations est souvent jugé disproportionné par rapport au prix d’achat.
Sur le plan sanitaire, les spécialistes appellent à la vigilance. Le docteur Seydou Karembe, pneumo-phtisiologue à la Polyclinique Pasteur, met en garde contre les risques liés à un mauvais entretien. «La poussière accumulée peut contenir des allergènes comme les acariens, responsables de troubles respiratoires, notamment des toux nocturnes», prévient-il. Il recommande un nettoyage régulier des appareils, une bonne aération des habitations et une utilisation maîtrisée des humidificateurs pour éviter infections et complications.
Dans un contexte de chaleur persistante, ventilateurs et humidificateurs s’imposent comme des solutions de survie pour de nombreux ménages bamakois. Mais entre flambée des prix, contraintes techniques et risques sanitaires, la quête de fraîcheur n’est pas sans défis.
Mahawa DEMBÉLÉ
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