Campagne agricole 2025 : Tout est vert

Il est prévu cette année, 11.696.721 tonnes de céréales et 682.000 tonnes de coton graine. De quoi amorcer la campagne de 2026 avec sérénité

Publié mercredi 07 mai 2025 à 07:40
Campagne agricole 2025 : Tout est vert

La salle de banquets de Koulouba offrait, hier, un décor de foire foraine à l’occasion de la 15è session du Conseil supérieur de l’Agriculture. Des produits agricoles et piscicoles (panicules de riz, épis de mil, fruits, légumes, poissons, etc.) ornaient le sol, sous les pieds des participants aux premiers rangs desquels, le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta et le Chef du gouvernement, le Général de division Abdoulaye Maïga.

En plus du ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema et ses collègues du gouvernement, on notait la présence du président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM), Sanoussi Bouya Sylla et des représentants du monde agricole. Moins d’une heure d’horloge a suffi pour passer en revue la situation d’un secteur considéré comme vital pour notre pays.


Dans une présentation liminaire, le chef du département de tutelle a dressé un bilan plus ou moins satisfaisant de la campagne agricole 2024, malgré les difficultés rencontrées. Les productions végétales sont en effet estimées à 99% de réalisation avec un effet marqué sur les productions de céréales qui ont atteint 11.010.851 tonnes et 656.679 tonnes pour le coton graine. Avec 96.750 tonnes de viande contrôlée, 10.576 tonnes de lait collecté, 12.074 vaches inséminées, les productions animales ont enregistré un taux de réalisation de 68%. Dans les domaines halieutique et aquacole, la production porte sur 113.218 tonnes de poisson, soit 91% de réalisation.

En 2025, les objectifs de productions végétales visent 11.696.721 tonnes de céréales, 682.000 tonnes de coton graine, 243.280 tonnes de pomme de terre, 881.208 tonnes d’oignon/échalote et 810.900 tonnes de mangue. Les perspectives de production animales ciblent 15.819 tonnes de lait collecté, 203.441 tonnes de viande contrôlée, 684.722.585 œufs de consommation, 10.288.577 sujets de poulets de chair, 18.000 inséminations (races laitières).

Il est prévu une production de 128.880 tonnes de poissons frais. En termes de projection, la production céréalière prévue en 2026 est de 12.212.884 tonnes en 2026 contre 691.000 tonnes de coton. Les prévisions 2027 en production céréalière sont estimées à 12.774.176 tonnes contre 700.000 tonnes de coton.


La rencontre était présidée par le Président de la Transition à Koulouba

Sur les 10 recommandations formulées lors de la 14è session, 7 ont été exécutées et 3 sont en cours d’exécution. À cet effet, les budgets alloués au ministère de l’Agriculture s’élèvent à 117, 36 milliards de Fcfa en 2025 et plus de 147 milliards de Fcfa en 2026. Au titre du ministère de l’Élevage et de la Pêche, ce budget est estimé pour les mêmes périodes à un peu plus de 31,01 millions de Fcfa, un peu plus de 36,72 millions et plus 36,72 millions Fcfa. Le Commissariat à la sécurité alimentaire a un budget d’un peu plus de 13, 04 millions de Fcfa 2 en 2025, plus 13,33 millions de Fcfa en 2026 et plus de 11,85 millions de Fcfa en 2027.


Le secteur primaire occupe près de 80% de la population malienne et représente 40% du Produit intérieur brut (PIB). Fort de ce potentiel, il bénéficie d’au moins 10% du budget national. Cela dénote de la grande attention que l’État ne cesse d’accorder à ce secteur clé comme en témoigne, depuis plusieurs années, le Programme de subvention des intrants et des équipements agricoles, rappelle le président Conseil, Chef de l’État. “C’est en cela que notre souveraineté nationale revêtira tout son sens.


C’est la raison fondamentale pour laquelle le secteur de l’agriculture doit continuer de retenir toute notre attention, afin de pourvoir aux besoins intérieurs mais aussi de contribuer à la consolidation de la marche souveraine de l’AES qui se veut une Confédération autosuffisante sur le plan alimentaire et nutritionnel” dixit le Général d’Armée Assimi Goïta. 


Nous devons, pour cela, innover sans cesse tout en nous ouvrant à d’autres savoir-faire, qui permettront sans doute de booster la production et la productivité agricole. Toutefois, nous ne pourrions y parvenir, qu’en comptant d’abord sur nos efforts et sur les ressources dont nous disposons, conclut-il. C’est sur cette certitude que les membres du CSA se sont donnés rendez-vous en 2026 pour la prochaine session.


Le Chef de l’État a aussi réaffirmé l’engagement du gouvernement à accompagner les producteurs via la subvention des intrants agricoles, la mécanisation, le soutien à la pisciculture, à l’élevage et aux exploitations familiales, notamment en facilitant l’accès au crédit, au foncier et aux technologies agricoles.

 À ce titre, il a annoncé les prix fixés pour la campagne 2025. Le kilogramme de coton graine (1er choix) est fixé à 300 Fcfa, le sac de 50 kg d’engrais minéraux est subventionné à 14.000 Fcfa, celui des engrais organiques à 3.000 Fcfa, le kilogramme de semences de maïs hybride à 1.500 Fcfa et celui du biostimulant ovalis à 17.500 Fcfa.

Cheick Amadou DIA

Lire aussi : Congrès des rhumatologues : Pour une meilleure prise en charge des infections ostéoarticulaires et du lupus systémique

Les experts en rhumatologie étaient réunis du 07 au 09 mai dernier pour faire l’etat des lieux des infections ostéo-articulaires et du lupus systémique. Ces deux maladies considérées comme des problèmes de santé publique ont été, durant ces trois jours, au cœur des échanges scientifiq.

Lire aussi : Syndrome néphrotique : Troubles rénaux et des voies urinaires

Le syndrome néphrotique est un syndrome biologique clinique qui se présente quand il y a des fuites massives de protéine dans les urines. Dr Samba Konaré, médecin néphrologue à l’hôpital du district de la Commune IV, dit que le syndrome néphrotique est une affection rénale..

Lire aussi : 32è commémoration du génocide contre les Tutsis : Devoir de mémoire et appel à la vigilance

L’ambassade du Rwanda, en collaboration avec la communauté rwandaise dans notre pays a organisé, le dimanche dernier, dans un hôtel de la place, une cérémonie commémorative du génocide perpétré contre les Tutsis au Rwanda en 1994..

Lire aussi : Attaques terroristes : Dr Boubacar Bocoum apporte des éléments de réponse pénale

Le maître de conférences à l’Université Kurukanfuga de Bamako aborde les crimes et les délits contre l’état, ainsi que la trahison en lien avec le terrorisme. Dr Boubacar Bocoum met en lumière les infractions terroristes en interrogeant le Code pénal de notre pays.

Lire aussi : Région de Bandiagara : Deux ministres au plus près des populations endeuillées

La délégation était conduite par le ministre d’État, ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le Général de corps d’armée Ismaël Wagué. Il a dénoncé les récentes attaques terroristes qui ont frappé la région et exprimé la compassion de la Nation aux.

Lire aussi : Dialakorobougou : Le Chef de l’Etat offre deux forages aux habitants

Devant un public sorti nombreux, le conseiller spécial du Président de la Transition chargé des œuvres sociales, Aguibou Dembélé, a procédé, hier, à l’inauguration de deux forages à Dialakorobougou..

Les articles de l'auteur

Développement agricole : Un système d’information inédit pour soutenir le monde rural

Le Mali franchit un cap décisif dans la modernisation de son agriculture. Les premiers résultats du Recensement général de l’agriculture, lancé en 2024, dessinent les contours d’un outil stratégique appelé à transformer la planification du secteur primaire..

Par Cheick Amadou DIA


Publié jeudi 07 mai 2026 à 08:23

Campagne agricole 2025 : Des résultats encourageants, malgré un contexte difficile

Lors de sa 16è session tenue hier à la Primature, sous la présidence du Premier ministre Abdoulaye Maïga, l’instance agricole nationale a fait le bilan de la campagne dernière, présenté le programme 2026 et les projections sur 2027 et 2028 des activités du secteur primaire.

Par Cheick Amadou DIA


Publié vendredi 03 avril 2026 à 08:51

Eau, hygiène et assainissement : Un pacte de durabilité qui engage tous !

Par cet acte, le gouvernement, les collectivités territoriales, les partenaires techniques et financiers, la société civile, le secteur privé sont désormais tenus par une seule responsabilité, celle de rendre durable, l’accès aux services d’eau, d’hygiène et d’assainissement.

Par Cheick Amadou DIA


Publié lundi 02 mars 2026 à 09:05

Extraction d’or dans les cours d'eau : Fini le laxisme !

La journée du vendredi 12 décembre 2025 marque la fin des opération de traque, de saisie et de destruction des engins artisanaux servant à la recherche de l’or dans les cours d'eau et sur leurs rives bordant les forêts, dans la Région de Bougouni. Plus d’une centaine de dragues et de machines «cracheur» ont été mises à feu au grand dam de leurs propriétaires.

Par Cheick Amadou DIA


Publié lundi 15 décembre 2025 à 10:14

Sauvegarde du fleuve Niger : La chasse aux dragues

Le ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable mène une lutte implacable contre ces engins très polluants utilisés pour extraire l’or du fond des cours d’eaux. L’objectif est clair : retrouver toutes les dragues partout où elles se trouvent, les saisir et les détruire.

Par Cheick Amadou DIA


Publié jeudi 11 décembre 2025 à 08:50

Fonds vert pour le climat : L’ambassadeur Seyni Nafo au poste de co-pilote

Depuis janvier 2025, notre compatriote est le co-président du Fonds vert pour le climat (FVC) au nom des pays en développement, regroupant plus de 150 États dont le Mali. Le Green climate fund (GCF) en anglais ou le Fond vert pour le climat est la plus grande ressource financière multilatérale pour le climat au monde. Avec près de 60 milliards de dollars US (environ de 34.000 milliards de Fcfa) de portefeuille..

Par Cheick Amadou DIA


Publié jeudi 27 novembre 2025 à 08:45

BNDA-SFI : plus de 23 milliards de Fcfa pour soutenir les PME maliennes

L’hôtel Radisson Collection de Bamako a abrité, le jeudi 30 octobre, la cérémonie de signature de convention de financement entre la Banque nationale de développement agricole (BNDA) et la Société financière internationale (SFI). Par cette signature, la SFI met à la disposition de la BNDA plus de 23,341 milliards de Fcfa.

Par Cheick Amadou DIA


Publié lundi 03 novembre 2025 à 10:56

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner