L’Essor : Quel est le bilan global des premiers jours de la compétition ?
Djibril Dramé : La compétition se déroule très bien dans l'ensemble. Qu'il s'agisse du football, du basket-ball, des jeux d'échecs ou de la lutte traditionnelle, il n'y a pas eu de problèmes majeurs et les épreuves se déroulent parfaitement.
L’Essor : Quel est votre constat sur le niveau technique des équipes ?
Djibril Dramé : Le niveau technique général est moyen, principalement parce qu'il s'agit d'une reprise de la Biennale et que les régions n'ont pas eu beaucoup de temps pour se préparer. Cependant, le niveau est très équilibré : nous assistons à des rencontres très tendues qui se terminent parfois aux tirs au but.
L’Essor : Les objectifs d'intégration et de cohésion sociale sont-ils atteints ?
Djibril Dramé : Absolument. L'objectif principal était de créer un cadre de brassage, de cohésion et de solidarité. Sur les sites d'hébergement, les jeunes des différentes régions fraternisent et passent du temps ensemble. De plus, la jeunesse de Bamako, les mouvements pionniers, les scouts et le public se mobilisent massivement lors des événements.
L’Essor : Quelle est l'ambiance au niveau du village biennal et des espaces d'animation ?
Djibril Dramé : L'ambiance est excellente et rassemble beaucoup de monde. Les soirées sont très animées, notamment au village biennal situé en face du stade Mamadou Konaté, où une foule nombreuse se retrouve chaque soir pour danser. Avec cet espace tout le monde trouve son compte : les sportifs, les artistes, les comédiens et la jeunesse de Bamako.
L’Essor : Comment les autorités se mobilisent-elles pour soutenir les délégations sur le terrain et sur le plan matériel ?
Djibril Dramé : Il y a une présence forte et un véritable élan de solidarité de la part des institutions. Par exemple, le gouverneur de Koulikoro s'est rendu à l'école fondamentale Mamadou Diarra n°2 pour visiter les délégations, les encourager et rappeler que c'est toute la jeunesse malienne qui gagne. Sur le plan matériel, la présidence de la République, le ministère en charge de la Jeunesse et des Sports, les sous-préfets des arrondissements de Bamako (qui sont les jatigi des délégations) et le gouverneur de Bamako ainsi que le commissariat à la sécurité alimentaire ont offert des vivres et des bœufs à l'ensemble des délégations régionales.
L’Essor : Quelles solutions ont été apportées aux difficultés logistiques et de transport ?
Djibril Dramé : Au début, les 5 à 6 bus prévus étaient insuffisants pour transporter les 1.800 athlètes. Nous avons rapidement réagi en augmentant le nombre de véhicules, notamment pour le site de l'école Mamadou Diarra n°2 qui regroupe huit délégations. Depuis ce renforcement, le transport fonctionne très bien.
L’Essor : Comment gérez-vous les problèmes de délestage électrique dans les hébergements ?
Djibril Dramé : Nous avons installé des groupes électrogènes sur les différents sites d'hébergement. Sur le site le plus grand, nous avons ajouté deux groupes supplémentaires et obtenu un traitement prioritaire de la part de la société d'électricité (EDM) pour stabiliser la situation.
L’Essor : Envisagez-vous déjà une biennale tournante dans deux ans ?
Djibril Dramé : La réflexion est en cours pour transmettre le flambeau à une autre région. Toutefois, accueillir un tel événement nécessite au minimum deux à trois stades par région ainsi que de lourds moyens de communication et de mobilisation. Nous prendrons les décisions qui s'imposent au moment opportun.
L’Essor : Qu'est-il prévu pour la détection et le suivi des jeunes talents ?
Djibril Dramé : Les fédérations sportives ont déployé des sous-commissions techniques sur le terrain pour repérer les meilleurs talents de moins de 20 ans. Pour les scolaires détectés, nous étudions la possibilité de les transférer à Bamako, notamment au Lycée sportif Ben Oumar Sy qui propose un internat et sport et études. Pour les autres, un suivi sera assuré en collaboration avec les fédérations respectives.
Ladji Madiheri DIABY
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