Le chef de la Section photo, Aliou Sissoko, ne prétend pas boxer dans la même catégorie des grandes figures maliennes de la photographie connue à l’échelle planétaire, mais il n’en est pas moins un professionnel accompli. Celui qui est affectueusement appelé dans le milieu de la presse Alou a rodé ses méthodes, il y a plus d’une trentaine d’années à l’Agence malienne de presse et de publicité (Amap) avant de confirmer tout le bien qu’on pensait de lui à travers de nombreux reportages photos.
Il a couvert de grands évènements politiques et socio-culturels à travers le pays, mais aussi dans le continent africain voire ailleurs. Il a aussi accompagné les visites officielles de chefs d’État maliens, de Premiers ministres et autres ministres. Profondément passionné par son art visuel, il y a déjà consacré des années pour l’illustration des articles de presse du Quotidien national (L’Essor) qui est un produit phare de l’Amap et à la préservation de la mémoire nationale. Il faut admettre une réalité, sans vraiment heurter les égos, l’Amap dispose du plus grand fonds photographique du pays avec des archives qui remontent aux premières années de l’accession de notre pays à la souveraineté nationale et internationale.
LA CONFIANCE DE LA HIÉRARCHIE- Dans son univers, la grande salle de la section photo où sont exposées de multiples poses, il s’y sent comme un poisson dans l’eau. Aliou Sissoko explique que c’est une chance de photographier un président de la République, mais en même temps une immense pression et la peur de ne pas rater ces prises de vue. Natif de Bamako, il effectua son premier stage lors d’un jumelage entre l’école fondamentale de Bozola et celle publique de Bougouni. Il y prend goût et commence à développer une passion pour l’image.
C’est ainsi qu’il participera à plusieurs séances de formation en photographie. Ce fut le début d’une aventure dont la somme d’expériences lui vaudra de se retrouver un jour à l’Amap, où il effectuera un premier stage en 1989, afin de renforcer ses connaissances auprès de têtes couronnées de ce métier. Il enchainera les formations et continuera son stage à l’Amap jusqu’en 1992, année où il est engagé dans la boîte avec un contrat à durée indéterminée (CDI). C’était donc le début d’une longue carrière aboutie derrière un objectif. Il a blanchi sous le harnais et finira par devenir chef de Section photo. Il a bénéficié de plusieurs stages de perfectionnement en photojournalisme et dans la photographie de narration. Au fil des années, son professionnalisme est resté intact et la qualité de ses œuvres lui ont valu la confiance totale de la hiérarchie.
De Paris à Abidjan, en passant Sénégal, Burkina Faso, Togo, Ghana, Maroc et par New York, Aliou a assez bourlingué pour immortaliser les événements majeurs et sous les couleurs de son entreprise de presse. Son parcours professionnel n’a pas été sans risque. Une anedocte confirme cet état de fait. En 2008, au Togo, il est agressé par des supporters mécontents après une défaite de leur équipe contre le Mali. Non contents de leur agression sur notre confrère, les supporters togolais lui retirent son passeport pour le déchirer. Son appareil photo est aussi détruit.
En 2012, lors de la reconquête des régions du Nord, il se rend également dans plusieurs zones à haut risque aux côtés des Forces armées maliennes, simplement mû par une volonté d'immortaliser les grands événements.
Mohamed Lamine H DICKO
Rédaction Lessor
Ces coiffures sont créées en fonction de la culture locale, de l’identité ethnique, des événements, des envies.
Le Festival international des saveurs de Kayes (FISK), qui se tient du 25 octobre au 2 novembre dans la Cité des rails, a été officiellement lancé ce dimanche dans l’après-midi sur l’esplanade de la salle de spectacle Massamakan Diabaté..
Présent à Bougouni dans le cadre du lancement de la première étape de la tournée des lauréats de la Biennale Tombouctou 2025, le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, accompagné des autorités administratives et politiques de la r.
Cet objet traditionnel de musique servait à annoncer les messages du roi et de la communauté. À travers ses sons, il transmet des valeurs, des savoir-faire et une identité culturelle.
Le spectacle a réuni des enfants, jeunes, adultes et aînés autour des musiques du terroir. L’orchestre emblématique a livré une prestation remarquable, alliant rythmes traditionnels et influences modernes.
Les autorités de laTransition sont déterminées à redonner à nos institutions culturelles leurs lettres de noblesse. C’est dans cette vision que l’initiative portée par le département en charge de la Culture intitulée :« Les samedis live du Musée», a été officiellement lancée wee.