Suite à une décision des autorités guinéennes interdisant l’orpaillage traditionnel et illégal sur leur sol, le Mali fait face à un afflux migratoire d’une ampleur inédite. Près de 80 000 personnes, majoritairement des ressortissants étrangers représentant au moins six nationalités, ont traversé la frontière au niveau de Kourémalé depuis le 2 novembre.
Face à cette situation critique survenue brusquement, l’État malien a immédiatement réagi sous l’égide du Premier ministre, président du Comité interministériel de gestion des crises et catastrophes. Les mécanismes d’alerte et de contrôle aux frontières ont été activés sans délai et les forces de sécurité basées à Kourémalé, incluant l’Unité de la Garde, le Commissariat de police et un détachement renforcé de la Garde nationale, ont été mobilisées pour contenir le flux de personnes et sécuriser la zone. Une communication officielle a rapidement été assurée à travers un communiqué du Directeur général de la police pour informer la population et éviter la prolifération des rumeurs sur les réseaux sociaux.
Dans son intervention, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général de Division Daoud Aly Mohammedine, a expliqué que les mesures d’urgence prises visaient d’abord à contenir l’ensemble des personnes au niAfflux massif d’orpailleurs en provenance de Guinée : Le Gouvernement malien fait le point sur la situation
C’est ce jeudi, au cours d’un point de presse animé conjointement par les deux ministres dans la salle de conférence du ministère de la Sécurité, que les détails de cette crise humanitaire et sécuritaire ont été partagés avec l’opinion. Suite à une décision des autorités guinéennes interdisant l’orpaillage traditionnel et illégal sur leur sol, le Mali fait face à un afflux migratoire d’une ampleur inédite. Près de 80 000 personnes, majoritairement des ressortissants étrangers représentant au moins six nationalités, ont traversé la frontière au niveau de Kourémalé depuis le 2 novembre.
Face à cette situation critique survenue brusquement, l’État malien a immédiatement réagi sous l’égide du Premier ministre, président du Comité interministériel de gestion des crises et catastrophes. Les mécanismes d’alerte et de contrôle aux frontières ont été activés sans délai et les forces de sécurité basées à Kourémalé, incluant l’Unité de la Garde, le Commissariat de police et un détachement renforcé de la Garde nationale, ont été mobilisées pour contenir le flux de personnes et sécuriser la zone. Une communication officielle a rapidement été assurée à travers un communiqué du Directeur général de la police pour informer la population et éviter la prolifération des rumeurs sur les réseaux sociaux.
Dans son intervention, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général de Division Daoud Aly Mohammedine, a expliqué que les mesures d’urgence prises visaient d’abord à contenir l’ensemble des personnes au niveau de Kourémalé. Il a souligné qu’un dispositif de sécurité had hoc avait également été déployé aux portes de Bamako pour intercepter, identifier et cantonner les individus en route ou déjà arrivés dans la capitale, notamment sur des sites d’accueil aménagés à Mamaribougou et Ouenzinbougou.
Le ministre a précisé que des patrouilles permanentes de jour et de nuit ont été intensifiées dans toute la ville pour récupérer et transporter les personnes éparpillées vers ces sites à bord des véhicules des forces armées et de sécurité, permettant ainsi d’évaluer les effectifs, de procéder à leur identification et d’organiser leur rapatriement vers leur pays d’origine. Il a en outre indiqué qu’une délégation ministérielle de haut niveau composée de 18 personnes s’est rendue sur le terrain et que la partie burkinabé a pris des dispositions pour affréter des bus, avec déjà 47 véhicules sur place et une soixantaine d’autres en route.
Poursuivant la communication, la ministre de la Santé et du Développement social, le Médecin Colonel-major Assa Badiallo Touré, a apporté des précisions essentielles concernant le volet sanitaire et social. Elle a indiqué que de nombreux patients malades et blessés ont reçu des soins, tout en regrettant l’enregistrement d’environ quatre cas de décès. La ministre a expliqué que le département de la Santé a activé le plan d’urgence « blanc », un dispositif permettant aux structures sanitaires d’ajuster rapidement leurs ressources humaines et leurs stocks de médicaments face aux situations de catastrophe. Elle a précisé que la prise en charge médicale a été centralisée principalement à l’Hôpital Gabriel Touré (communes III et IV), avec l’appui remarquable des services de l’action sociale et de la protection civile.
Cette crise constitue une véritable leçon pour l’État, qui entend réajuster ses mécanismes d’alerte et renforcer durablement ses dispositifs de sécurité frontalière. Enfin, un vibrant hommage a été rendu à la population malienne pour son formidable élan de solidarité, de soutien et d’apport en vivres et en eau, tandis qu’un appel à la vigilance absolue a été lancé afin de prévenir toute infiltration et de maintenir une communication constante avec les forces de sécurité.
Souleymane SIDIBÉveau de Kourémalé. Il a souligné qu’un dispositif de sécurité had hoc avait également été déployé aux portes de Bamako pour intercepter, identifier et cantonner les individus en route ou déjà arrivés dans la capitale, notamment sur des sites d’accueil aménagés à Mamaribougou et Ouenzinbougou. Le ministre a précisé que des patrouilles permanentes de jour et de nuit ont été intensifiées dans toute la ville pour récupérer et transporter les personnes éparpillées vers ces sites à bord des véhicules des forces armées et de sécurité, permettant ainsi d’évaluer les effectifs, de procéder à leur identification et d’organiser leur rapatriement vers leur pays d’origine. Il a en outre indiqué qu’une délégation ministérielle de haut niveau composée de 18 personnes s’est rendue sur le terrain et que la partie burkinabé a pris des dispositions pour affréter des bus, avec déjà 47 véhicules sur place et une soixantaine d’autres en route.
Poursuivant la communication, la ministre de la Santé et du Développement social, le Médecin Colonel-major Assa Badiallo Touré, a apporté des précisions essentielles concernant le volet sanitaire et social. Elle a indiqué que de nombreux patients malades et blessés ont reçu des soins, tout en regrettant l’enregistrement d’environ quatre cas de décès. La ministre a expliqué que le département de la Santé a activé le plan d’urgence « blanc », un dispositif permettant aux structures sanitaires d’ajuster rapidement leurs ressources humaines et leurs stocks de médicaments face aux situations de catastrophe. Elle a précisé que la prise en charge médicale a été centralisée principalement à l’Hôpital Gabriel Touré (communes III et IV), avec l’appui remarquable des services de l’action sociale et de la protection civile.
Cette crise constitue une véritable leçon pour l’État, qui entend réajuster ses mécanismes d’alerte et renforcer durablement ses dispositifs de sécurité frontalière. Enfin, un vibrant hommage a été rendu à la population malienne pour son formidable élan de solidarité, de soutien et d’apport en vivres et en eau, tandis qu’un appel à la vigilance absolue a été lancé afin de prévenir toute infiltration et de maintenir une communication constante avec les forces de sécurité.
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