L'ouverture des travaux a été présidée par le président par intérim du Cip-Uemoa, Fononna Cheick Ahmed Coulibaly, en présence du 1er vice-président du Conseil national de Transition (CNT), Hamèye FounèMahalmadane.
La rencontre, qui durera cinq jours, sera marquée par deux communications majeures sur le renforcement de la mise en œuvre des règlementations régionales relatives à la gestion des intrants agricoles et l’harmonisation des législations pharmaceutiques vétérinaires dans les États membres de l'Uemoa. Ces exposés seront développés par des experts de la commission de l'Uemoa.
Dans son intervention le 1er vice-président du CNT rappelé l’importance de ces thématiques pour le développement des activités des populations rurales de l'espace.
Il a souligné que le secteur agricole occupe une place de choix dans le développement de nos États Membres. « L'agriculture et l'élevage sont des secteurs d'activités clés qui contribuent significativement à la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté des populations rurales pour l'ensemble de nos pays » a-t-il déclaré.
Cependant, Hamèye Foune Mahalmadane a relevé le secteur rural fait face à de nombreuses contraintes qui ne favorisent pas l'engagement des acteurs principaux qui s'y investissent. Parmi ces difficultés, il a notamment cité l'accès au financement et les difficultés d'accès aux intrants, la faiblesse des dispositions législatives et réglementaires.
Le responsable parlementaire a souhaité que les travaux permettent de dégager des conclusions pertinentes dont la mise en œuvre imprimera un nouvel élan à ce secteur stratégique pour un développement harmonieux des économies des États membres.
De son côté, le président par intérim du Cip-Uemoa a souligné que la question des dispositions réglementaires des intrants agricoles en Afrique de l'Ouest repose sur des cadres communautaires d'harmonisation portés par des institutions régionales, comme la CEDEAO, I'UEMOA et le Comité permanent inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS).
Fononna Cheick Ahmed Coulibaly a expliqué ces règles visent, en général, à encadrer l'homologation, le contrôle de qualité, la certification ou la commercialisation des semences, des engrais et des pesticides dans le but de sécuriser “nos productions agricoles et d'atteindre la souveraineté alimentaire dans nos Etats”.
Toutefois, a-t-il déploré, la question d'accès aux intrants agricoles, depuis quelques années, est devenue de plus en plus préoccupante pour les producteurs de l’espace communautaire. « Avec les différentes crises géopolitiques et économiques du moment, nous assistons à une rareté des stocks de certains intrants agricoles dans nos États et cela perturbe considérablement l'approvisionnement régional » a relevé le premier responsable du Cip-Uemoa.
Il a également souligné que l'accès limité aux intrants agricoles de qualité, l'impact des changements climatiques et les coûts élevés des technologies modernes de production constituent des entraves pour nos producteurs dans l'amélioration de leurs productions. « Cette situation a pour conséquence l'insécurité alimentaire et la persistance de la malnutrition dans certaines zones vulnérables de notre Union », a regretté Fononna Cheick Ahmed Coulibaly.
S’agissant de l'harmonisation des législations pharmaceutiques vétérinaires, il a estimé que ce thème mérite toute l'attention des participants dans la mesure où elle touche directement à la santé animale, humaine et environnementale dans les États membres.
C'est pourquoi, le président par intérim du Cip a exhorté les participants à s'approprier les connaissances partagées afin de mener des réflexions approfondies. Cela, a-t-il indiqué, afin qu'à l'issue de la session, ils puissent mieux se familiariser avec ces dispositions réglementaires régionales et contribuer à une meilleure gestion des activités agricoles au sein des États membres.
Au cours de la session, le Cip-Uemoa accueillera des nouveaux membres issus de la Côte d'Ivoire et du Togo. La présentation et l'examen de la stratégie de communication de l'organisation figure également au programme des échanges.
Pour rappel, le Comité interparlementaire est composé de 40 parlementaires issus des huit Etats de l'Uemoa, soit cinq par État membre et préfigure le Parlement de l'Union.
Bembablin DOUMBIA
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