La cérémonie de clôture était présidée par la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme Doumbia Mariam Tangara, en présence d’autres membres du gouvernement, du directeur général de l’Agence de l’environnement et du développement durable (AEDD), Zantigui Boua Koné, ainsi que de nombreux partenaires et acteurs engagés dans la préservation des ressources naturelles.
Depuis son lancement, le 6 juin dernier, la Quinzaine de l’environnement a mobilisé les services techniques, les collectivités, les organisations de la société civile, les établissements scolaires, les partenaires techniques et financiers ainsi que les communautés locales autour de la protection de l’environnement. À Bamako comme dans les régions, les activités se sont multipliées : conférences-débats, panels scientifiques, campagnes de sensibilisation, opérations de reboisement, actions d’assainissement, expositions, visites de terrain, émissions radiophoniques et télévisées ou encore initiatives communautaires.
Les échanges ont porté sur plusieurs préoccupations majeures, notamment la finance climatique, la restauration des terres dégradées, la biodiversité, la protection du fleuve Niger, la gestion durable des pâturages, la lutte contre les déchets plastiques, les feux de brousse et les risques d’inondation. Autant de défis qui préoccupent aujourd’hui les populations et les décideurs face aux effets de plus en plus visibles du changement climatique.
Selon les organisateurs, près de 120 activités ont été réalisées sur l’ensemble du territoire national, malgré un contexte marqué par des contraintes sécuritaires, économiques et budgétaires. Cette forte mobilisation témoigne de l’intérêt grandissant des citoyens pour les questions environnementales et de la volonté des autorités de renforcer les actions en faveur du développement durable.
Cette édition a également été marquée par le lancement de plusieurs initiatives structurantes. Parmi elles, figurent le projet Planet Gold+ Mali, qui vise à réduire l’utilisation du mercure dans l’exploitation artisanale de l’or, et le projet IAAT consacré à l’intensification agricole et agroforestière pour une sécurité alimentaire et nutritionnelle résiliente au climat.
Pour la ministre Doumbia Mariam Tangara, les résultats obtenus démontrent que la Quinzaine de l’environnement est bien plus qu’une simple campagne de sensibilisation. Elle constitue désormais un cadre privilégié de mobilisation, de partage d’expériences et de promotion des initiatives en faveur de la protection de l’environnement. Revenant sur les thèmes retenus cette année : «La crise climatique et les solutions pour un avenir plus sûr, plus résilient et plus durable» et «Pâturages : reconnaître, respecter, restaurer», elle a rappelé l’urgence d’agir face à la dégradation des terres, à la désertification, aux inondations et aux différentes formes de pollution.
La ministre chargé de l’Environnement a salué l’engagement de l’ensemble des acteurs (autorités, services techniques, partenaires techniques et financiers, populations) ayant contribué à la réussite de cette édition. Elle a insisté sur la nécessité de maintenir la dynamique engagée et de poursuivre les actions au-delà de cette Quinzaine. Car, a-t-elle souligné, la protection de l’environnement ne se limite pas à quinze jours d’activités : elle constitue un engagement permanent qui concerne chaque citoyen.
Anne Marie KEITA
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