L'Association femmes et sport (AFES) a organisé samedi dernier, à l'annexe du stade Mamadou Konaté, une cérémonie de sensibilisation sur les violences basées sur le genre (VBG). C'était dans le cadre de la mise en œuvre d'un projet intitulé : «Sport et culture contre les violences basées sur le genre». L'événement s’est déroulé sous les yeux de la présidente de l'AFES, Mme Traoré Fatoumata Diallo, ceinture noire, 5è dan de taekwondo qui avait à ses côtés la représentante du ministre chargé de la Jeunesse et des Sports, Mme Aïssata Maïga, la représentante de l'Union européenne, Mme Assa Diallo et le représentant de l'Institut néerlandais pour la démocratie multipartite, Assoun Dicko. «Nous sommes réunis aujourd’hui (samedi dernier, ndlr) pour une cause noble, une cause qui touche nos familles, nos écoles, nos quartiers, nos communautés, à savoir la lutte contre les violences basées sur le genre.
Ces violences détruisent la dignité humaine, brisent l’harmonie sociale et compromettent l’avenir de notre jeunesse», a déclaré Mme Traoré Fatoumata Diallo dans son allocution d’ouverture. «Elles (les BVG, ndlr) existent sous différentes formes : violences physiques, violences psychologiques, violences morales, violences économiques. Et aujourd’hui plus que jamais, nous devons aussi ajouter une nouvelle forme de violence, devenue présente dans nos vies : le harcèlement numérique. Les insultes en ligne, le cyber-bullying, les menaces anonymes, les humiliations sur les réseaux sociaux, la diffusion non-consentie d’images personnelles.
Ce sont des violences silencieuses, mais dévastatrices», a-t-elle dénoncé, avant de conclure sous les ovations de l’assistance : «Nous disons stop aux violences partout, dans la vraie vie comme sur Internet. Le sport et la culture sont les langues universelles que nous avons choisies pour porter ce message. Car dans le sport, il y a la discipline, la solidarité, l’esprit d’équipe et le respect. Dans la culture, il y a l’expression, l’émotion, la sensibilisation et l’ouverture d’esprit. En unissant sport et culture, nous créons des espaces d’écoute, de dialogue, de respect mutuel et d’engagement collectif».
Pour sa part, la représentante du département en charge de la Jeunesse et des Sports, Mme Aïssata Maïga, s’est félicité de la tenue de l’activité, avant d’assurer l’AFES du soutien des autorités sportives du pays. «Le ministère n'est pas resté en marge de cette lutte contre les violences basées sur le genre. Dans le cadre des 16 jours d'activisme, nous avons organisé beaucoup d'activités, comme le fitness et les conférences sur les violences en rapport avec le sport.
Au nom du ministre Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, je félicite l’AFES pour l’organisation de cette journée de sensibilisation sur les BVG. La violence basée sur le genre touche non seulement la jeunesse, mais aussi le milieu sportif», a déclaré Mme Aïssata Maïga. Pour la représentante de l'Union européenne, Mme Assa Diallo, la lutte contre les BVG «n'est pas une nécessité, c'est un impératif moral pour construire une société plus juste et équitable».
Après les allocutions, le public a assisté à des séances de démonstration de vovinam viet vo dao, kung-fu, self-défense et à une prestation de théâtre et une chorégraphie du groupe Pinpin-Girls de Kati. La journée s’est achevée avec un match de gala entre Saramagna de Kati et l'équipe de la Commune III. Au terme d’une partie plaisante, les deux formations se sont quittées dos à dos (0-0)
Djeneba BAGAYOGO
Grâce à une performance XXL du meneur Mohamed Keïta 28 points, du pivot Abdoul Karim Diallo implacable (14 points) et les ailiers Sékou Ousmane Bagayoko (17points) et N'Dji Ibourahima Coulibaly (18points) toujours égals à eux mêmes, la sélection nationale masculine a signé une deuxième vic.
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