Les travaux ont été présidés par le conseiller technique Malick Kassé, représentant la ministre des Transport et des Infrastructures. C’était en présence du directeur général de l’Agence nationale de la sécurité routière (Anaser), Ousmane Bah Maïga, et de plusieurs partenaires. L’enjeu est clair: harmoniser les données issues de la police, de la gendarmerie, des services de santé et de l’Institut national de prévoyance sociale.
Cette approche croisée permet de corriger les sous-déclarations et d’obtenir une image plus fidèle de l’insécurité routière au Mali. Selon le directeur général de l’Anaser, une tendance encourageante se dégage: le nombre d’accidents et de victimes est en baisse. Toutefois, la gravité des accidents reste préoccupante. En cause, notamment l’excès de vitesse, le non-port du casque et de la ceinture de sécurité, des comportements encore largement répandus.
Les autorités misent sur une mobilisation collective pour inverser durablement la tendance. La Stratégie nationale de sécurité routière 2021-2030 ambitionne de réduire de moitié le taux de mortalité, en passant de 25 à 12 décès pour 100.000 habitants d’ici 2030. Pour y parvenir, des statistiques fiables sont indispensables. Les responsables saluent à cet effet les progrès réalisés dans les outils de collecte et d’analyse des données, en conformité avec les engagements du Mali, notamment vis-à-vis de l’Observatoire africain de la sécurité routière.
À titre de rappel, les données validées pour 2024 faisaient état de 7.673 accidents, 8.828 blessés et 682 décès. L’excès de vitesse y représentait à lui seul 43 % des causes, avec plus de la moitié des décès enregistrés. À l’issue de cet atelier, les participants devront produire des chiffres consolidés, appelés à servir de référence pour les politiques publiques et les actions de prévention. Un pas de plus vers des routes plus sûres.
Babba COULIBALY
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