Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Bourema Kansaye (c) a présidé la cérémonie
Sous le haut patronage du président de la
Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, la 26è édition du Forum de Bamako
a ouvert ses travaux, hier, au Centre international de conférences de Bamako.
Du 5 au 7 novembre, décideurs, universitaires, experts et acteurs de la société
civile unissent leurs réflexions pour dessiner les contours d'un système
éducatif à la fois ancré dans les traditions culturelles et résolument tourné
vers les exigences du développement socio-économique du Mali et de la
sous-région. Placée sous le thème révélateur « La refondation du système
éducatif malien en cohérence avec les valeurs culturelles et répondant aux
besoins de développement socio-économique du pays et de la sous-région », cette
édition annuelle s'impose une nouvelle fois comme un carrefour privilégié du
dialogue stratégique. Chefs d’entreprise, responsables politiques, acteurs
académiques et figures de la société civile, venus d'Afrique et d'ailleurs, y
croisent leurs expertises.
L’édition 2026 se démarque toutefois par une
singularité majeure : elle est portée par le gouvernement en partenariat étroit
avec la Fondation du Forum de Bamako, sous l’égide du ministère de
l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Une co-construction
saluée par l'ensemble des participants comme un gage d'opérationnalité.
Dans son allocution inaugurale, Abdoullah
Coulibaly, président de la Fondation, a tenu à rappeler l'urgence d'une
refondation qui ne saurait se réduire à de simples ajustements techniques.
«C’est un projet de société qui engage la nation dans son ensemble», a-t-il
martelé, plaidant pour une école à la fois enracinée dans son identité et
perméable à la modernité. Face aux défis démographiques, économiques,
technologiques, environnementaux et sécuritaires qui traversent le Mali et
l’Afrique de l'Ouest, le président de la Fondation a enjoint l'ensemble des forces vives : État,
communautés, enseignants et apprenants à bâtir une synergie d'action. L’école
doit, selon lui, s'affirmer comme la matrice de citoyens accomplis, capables de
penser, de produire et de bâtir, tout en formant des techniciens compétents,
des entrepreneurs audacieux et des chercheurs créatifs.
Abondant dans ce sens, Oumarou Sidibé, coprésident
de la commission scientifique, a mis en lumière la volonté pragmatique qui
prévaut cette année. Grâce au travail mené de concert avec le ministère de
tutelle, les panels ont été conçus pour accoucher de recommandations
immédiatement applicables. «Il ne s’agit point de tenir de nouveaux états
généraux de l’éducation, mais de partir des constats et des recommandations
déjà formulés, d’en mesurer l’étiage et de proposer des pistes adaptées à la
réalité actuelle et aux objectifs stratégiques du gouvernement», a-t-il
précisé. Un rythme de travail soutenu, jalonné de dîners-débats vespéraux et de
synthèses quotidiennes livrées chaque matin par le rapporteur général, rythmera
ces trois journées.
En déclarant officiellement ouverts les travaux,
le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Pr
Bouréma Kansaye, a inscrit cette dynamique dans la vision prospective du pays,
incarnée par le chantier MaliKura et la stratégie nationale pour l’émergence et
le développement durable. Rappelant que la période 2026-2027 a été
solennellement décrétée « Année de l’éducation et de la culture» par le Chef de
l’État, le ministre Kansaye a réaffirmé
l'impératif de façonner un citoyen enraciné, responsable, solidaire,
mais également hautement instruit, créatif et ouvert sur le monde. Convoquant
la célèbre pensée de Joseph Ki-Zerbo : «L’éducation est le logiciel de
l’ordinateur central qui programme l’avenir des sociétés» ainsi que la sagesse
d'Amadou Hampâté Bâ, le ministre Kansaye a plaidé pour une articulation
harmonieuse entre la transmission des savoirs endogènes et la maîtrise des
sciences, des technologies et du numérique.
Pour décliner cette ambition, les six panels
programmés scruteront tour à tour les enseignements des précédents états généraux,
l’intime corrélation entre culture et éducation, la diversification des
parcours de formation, l’adéquation aux besoins réels du marché, la
redynamisation de la recherche universitaire, ainsi que les épineuses questions
du financement et de la gouvernance du système. Au terme de ces assises, les
organisateurs espèrent voir émerger des orientations claires et une feuille de
route opérationnelle. Une ambition nationale de haute portée, à la mesure des
enjeux existentiels qui conditionnent l'avenir du Mali.
C’est pourquoi depuis quelques années, le ministère de la Santé et du Développement social, à travers l’Agence nationale d’évaluation et d’accréditation des établissements de santé (Anaes), effectue des visites d’accréditation dans les Cscom pour évaluer les procédures de bonne.
Ces installations vont améliorer les conditions de travail de ces structures sanitaires et soulager les populations.
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