La déclaration a été prononcée, au nom de l’AES, par le représentant permanent du Mali auprès des Nations unies, Issa Konfourou, lors d’une réunion publique du Conseil de sécurité des Nations Unies consacrée à la protection des civils dans les conflits armés.
Dans son intervention, l’ambassadeur malien a rappelé que le Burkina Faso, le Mali et le Niger font face depuis plus d’une décennie au terrorisme, à l’extrémisme violent et à d’autres formes de criminalité transnationale organisée.
Il a souligné les terroristes et leurs sponsors étrangers sont responsables principalement de la mort de milliers de nos populations. Au mépris du droit et des principes d’humanité, ces groupes criminels prennent pour cibles des populations civiles, s’adonnant à des meurtres, des pillages, des déplacements forcés de populations, le saccage et la profanation de lieux de cultes, le pillage et la destruction des productions agricoles, ainsi que le vol de bétail. Ils sont également auteurs de la destruction des infrastructures civiles et s’attaquent aux activités économiques et aux voies d’approvisionnement des pays de l’AES.
Pour mettre fin à ce crime transnational organisé et pour créer les conditions d’un développement durable au profit des populations sahéliennes, le représentant permanent du Mali auprès des Nations unies a rappelé les dirigeants de l’AES ont décidé, en toute souveraineté, de mutualiser les efforts des trois pays dans les domaines de la défense, de la diplomatie et du développement.
Le diplomate malien a salué l’engagement des forces combattantes des États membres de la Confédération ainsi que sa Force unifiée dans la protection des enfants, des femmes et des personnes âgées, victimes civiles des exactions barbares et criminelles de ces terroristes et de leurs sponsors étatiques étrangers.
Par la voix de l’ambassadeur Konfourou, la Confédération AES a condamné fermement les narratifs mensongers « conçus par certains organes de presse de pays impérialistes, devenus des relais de la propagande terroriste » et « qui s’attèlent à jeter le discrédit sur l’intégrité, le professionnalisme et la rigueur des soldats du Sahel ».
Les pays de l’AES ont également appelé à la cessation immédiate de « ce terrorisme médiatique quotidien » ainsi qu’au tarissement des sources de financement du terrorisme, notamment le paiement de rançons pour la libération des otages.
Par ailleurs, l’AES a, pris acte de la déclaration publiée le 15 mai 2026 par le Conseil de sécurité condamnant les attaques terroristes coordonnées du 25 avril dernier contre plusieurs villes maliennes.
La Confédération a réaffirmé son engagement à poursuivre la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent dans le respect des droits humains et du droit international humanitaire.
Kemoko Diabaté
Rédaction Lessor
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