Les officiels à l’ouverture des travaux
Présidant la cérémonie au nom du ministre de l’Industrie et du Commerce, le secrétaire général du département, Adama Yoro Sidibé, a souligné l’importance de la normalisation dans un contexte marqué par l’intensification des échanges commerciaux, l’évolution rapide des technologies et le renforcement des exigences des marchés.
Pour le Mali, l’enjeu est de bâtir une industrie nationale performante, capable de mieux transformer les matières premières, de valoriser le savoir-faire des producteurs, de créer des emplois durables et de proposer aux consommateurs des produits et services conformes aux exigences de qualité et de sécurité.
Les 17 projets soumis à l’approbation des administrateurs concernent notamment les céréales et leurs dérivés, les fruits, les légumes, mais aussi les oléagineux, les denrées alimentaires d’origine animale, ainsi que le génie civil et les matériaux de construction.
Selon Adama Yoro Sidibé, les normes permettent d’harmoniser les pratiques, d’améliorer la qualité des produits et services, de faciliter les échanges commerciaux et de renforcer la confiance entre producteurs, commerçants et consommateurs.
Il a ainsi invité les entreprises, notamment les Petites et moyennes entreprises (PME), à mieux s’approprier ces outils et encouragé la certification des produits et des systèmes de management. Le représentant du ministre a également insisté sur le développement des compétences nationales et la diffusion d’une véritable culture de la qualité dans tous les secteurs.
Il a rappelé que les normes doivent répondre aux besoins de l’économie nationale, en accordant une attention particulière à l’agro-industrie, aux matériaux de construction, aux industries manufacturières et aux produits artisanaux.
La protection des consommateurs et la lutte contre la commercialisation des produits non conformes constituent également des priorités. L’objectif est de garantir la sécurité des biens mis sur le marché tout en facilitant les échanges, dans le respect des textes en vigueur et des compétences des structures concernées.
Dans cette perspective, l’Agence malienne de normalisation et de promotion de la qualité (AMANORM) est appelée à renforcer sa collaboration avec les administrations publiques, les structures de contrôle, les organisations professionnelles, les institutions de recherche et les organismes d’évaluation de la conformité.
Par ailleurs, Adama Yoro Sidibé a plaidé pour le renforcement des moyens humains, techniques et financiers du système national de qualité. Cette démarche devrait permettre de rendre les prestations plus accessibles aux opérateurs économiques et de consolider la confiance dans les produits commercialisés au Mali.
« La pertinence de nos décisions devra ainsi être appréciée à travers leur contribution effective à l’amélioration de la qualité des produits, à la compétitivité des entreprises, à la protection des consommateurs et à l’accès de nos productions aux marchés », a-t-il déclaré. Et d’appeler à une coopération accrue entre les pouvoirs publics, les entreprises, les organisations professionnelles, les consommateurs et les partenaires de l’infrastructure nationale de la qualité.
De son côté, le directeur général de l’AMANORM, Allassane Abdoubaki Diallo, a rappelé que le Conseil est l’instance chargée de valider les projets de normes. « L’essentiel du travail technique a été fait au niveau des comités techniques », a-t-il précisé. Après leur validation, des projets d’arrêtés seront élaborés en vue de leur homologation officielle, préalable à leur mise en application.
Le directeur général a également indiqué que l’application des normes demeure volontaire, tout en assurant que l’AMANORM entend se donner les moyens de veiller à leur mise en œuvre, notamment dans l’intérêt des consommateurs.
Aïchata SISSOKO
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