Créée en 1965, la Fédération malienne de natation a changé de nom en 2022 et s’appelle désormais la Fédération aquatique du Mali
Après l'exécution de l'hymne national et une minute de silence observée à la mémoire des disparus, les intervenants du jour ont partagé leurs parcours. Le patron de la Fédération aquatique du Mali a ouvert le bal en revenant sur ses débuts dans la discipline. «J'ai commencé la natation en 1978, alors que j'étais étudiant en France. Étant tombé malade, les médecins m'ont conseillé de nager à l'hôpital. Dieu merci, cela a soigné mon mal de dos», a raconté Mamourou Bouaré. «A mon retour au Mali, j'ai continué à nager, mon problème de dos s'est envolé et j'ai rapidement été repéré par la fédération de l'époque. On m'a d'abord confié le poste de commission des statuts et règlements, puis la présidence de la commission des finances et du matériel, jusqu'à mon élection à la tête de la fédération», a-t-il ajouté.
Créée en 1965 sous le nom de Fédération malienne de natation, l'instance a changé de dénomination en 2022. «Ce changement s'inscrit dans une volonté de moderniser l'institution en englobant toutes les disciplines liées aux sports aquatiques, au-delà de la natation classique, comme la natation sportive, l'eau libre ou le water-polo. Cela s'explique aussi par le fait que le Mali appartient à la Zone 2 d'Afrique aquatique, qui regroupe 22 pays», a-t-il précisé.
Le président n'a pas manqué de rappeler les bienfaits du sport aquatique. «Il améliore les capacités cardiovasculaires, favorise la perte de poids en brûlant environ 400 à 600 calories par heure et réduit le stress, le tout sans impact traumatisant pour le corps. J'encourage cette nouvelle génération à redoubler d'efforts pour rapporter des médailles au Mali». Le sélectionneur national a abondé dans le même sens. «C'est en 1993 que j'ai commencé la natation. Là aussi, c'était pour soigner mon pied. Ancien basketteur, j'avais contracté une blessure et mon médecin traitant m'a recommandé cette discipline. Chez moi, tout est allé très vite. En 2014, j'ai été nommé sélectionneur national, et j'avoue être fier et heureux de diriger l'équipe nationale. Je demande aux jeunes d'être assidus aux entraînements afin d'honorer le Mali sur tous les fronts», a témoigné Kassé Sacko.
Contrairement à ses deux prédécesseurs, venus à la natation pour des raisons médicales, l'ancien international Mamadou Fofana s'est jeté à l'eau par pur amour. «J'ai commencé quand j'étais en Côte d'Ivoire. Même si les entraîneurs ne me prenaient pas au sérieux au début, je n'ai pas relâché. À force d'insister, j'ai fini par être repéré par un technicien et c'est comme ça que tout a commencé», a-t-il confié, avant de poursuivre : «Plus tard, je suis revenu au Mali et j'ai repris les entraînements jusqu'à mon intégration en équipe nationale. Dieu merci, j'ai participé à plusieurs compétitions et remporté des médailles pour le pays».
Ce 4è numéro de «Mon histoire du sport» a connu un immense succès grâce à une mobilisation massive de la jeunesse. Filles et garçons sont venus en nombre s'inspirer de leurs aînés. À l'image de la jeune Oumou Traoré (14 ans), ravie d'avoir participé ce moment de bonheur.
«C'est un plaisir, pour moi comme pour tous ceux qui sont dans cette salle, de prendre part à cette cérémonie. C'est un lieu d'apprentissage mais surtout de discipline. Voir que malgré les années, ces anciens ont gardé le même amour pour leur sport, c'est quelque chose de très fort. J'ai pris des notes et je leur promets de mettre tous leurs conseils en pratique, s'il plaît à Dieu. Je leur souhaite une longue vie à nos côtés et une santé de fer», a déclaré Oumou Traoré.
Pour rappel, l'initiative «Mon histoire du sport» traduit la volonté du département en charge des Sports de documenter et de valoriser le patrimoine sportif malien. Elle permet aux icônes du passé de transmettre le flambeau aux plus jeunes, renforçant ainsi le sentiment de fierté nationale et l'engagement civique à travers le sport.
Djeneba BAGAYOGO
Grâce à une performance XXL du meneur Mohamed Keïta 28 points, du pivot Abdoul Karim Diallo implacable (14 points) et les ailiers Sékou Ousmane Bagayoko (17points) et N'Dji Ibourahima Coulibaly (18points) toujours égals à eux mêmes, la sélection nationale masculine a signé une deuxième vic.
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