Photo de groupe des participants à la rencontre
La cérémonie a enregistré la présence de la représentante de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), Teresa Botella, ainsi que de représentants des partenaires dont l’Unicef et les principaux acteurs impliqués dans la gestion migratoire. L’objectif de cet atelier est de repenser la migration, de l’adapter aux nouvelles dynamiques et surtout de co-construire une politique plus juste, plus efficace et mieux ancrée dans les réalités nationales. Depuis l’adoption de la Ponam en 2014, puis sa révision en 2020, le Mali a fait le choix de transformer la migration en un levier de développement, de mieux protéger ses concitoyens et de structurer une gouvernance migratoire adaptée aux enjeux contemporains.
Pour la représentante de l’OIM, Teresa Botella, la migration est aujourd’hui une réalité structurelle et multidimensionnelle pour le Mali. Elle constitue à la fois un levier de développement, un enjeu de protection et un défi de gouvernance. Dans un contexte marqué par des dynamiques régionales complexes, des déplacements internes et une forte mobilité internationale, la représentante de l’OIM a souligné la nécessité de disposer d’un cadre politique clair, inclusif et opérationnel, capable d’orienter l’action publique et de fédérer l’ensemble des acteurs.
«À cet égard, la Ponam représente une étape déterminante. Elle offre au Mali l’opportunité de renforcer la cohérence de ses politiques migratoires », a indiqué Teresa Botella, ajoutant qu’elle permettra d’assurer une meilleure articulation entre migration, développement, protection et paix, tout en valorisant pleinement la contribution des Maliens établis à l’Extérieur. La représentante de l’OIM, a également insisté sur l’importance des consultations en cours, qui devraient renforcer l’appropriation collective de la Ponam, assurer l’alignement des interventions des partenaires et poser les bases d’une mise en œuvre réaliste, progressive et durable du plan d’actions.
Pour sa part, le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine a indiqué que ces concertations revêtent une dimension historique. « Elles constituent une étape décisive pour définir, de concert avec l’ensemble des acteurs impliqués, l’architecture d’un document stratégique de premier plan, indéniablement adossé à la Vision 2063 », a affirmé le ministre Mossa Ag Attaher, tout en rappelant que cette vision constitue le document de référence du gouvernement, visant, à travers une démarche inclusive, à hisser le Mali au rang des nations émergentes.
Selon le ministre Ag Attaher, la migration n’est plus un phénomène périphérique au Mali. Elle s’impose désormais comme un enjeu stratégique, étroitement lié aux recompositions géopolitiques, économiques et sociales à l’échelle mondiale. « La migration au Mali incarne une réalité historique, une nécessité sociale, mais surtout une véritable opportunité de développement qu’il nous appartient de saisir », a soutenu le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine. Revenant sur la Ponam de 2014, il a reconnu qu’elle a permis d’engranger des acquis tangibles, tout en mettant en lumière certaines insuffisances. C’est pourquoi, il a invité les participants, à l’occasion de ces concertations, à remédier sans complaisance aux lacunes identifiées et à en tirer tous les enseignements.
« Notre ambition est de bâtir une politique actualisée, empreinte de cohérence, de lisibilité et d’efficacité accrue, tout en considérant la migration comme une ressource hautement stratégique », a fait savoir Mossa Ag Attaher. Pour lui, l’ambition du gouvernement s’articule autour de plusieurs axes, notamment faire de la migration un levier structurant du développement économique et social, renforcer la protection des Maliens de l’extérieur, promouvoir des voies de migration sûres, légales et ordonnées, valoriser les compétences et les investissements de la diaspora et positionner le Mali comme un acteur crédible sur la scène internationale en matière de gouvernance migratoire.
« Je tiens à vous rappeler que nos concitoyens placent de grands espoirs dans ces concertations. Elles doivent aboutir à l’élaboration d’une nouvelle Politique nationale de migration assortie d’un plan d’action réaliste et cohérent », a conclu le ministre Mossa Ag Attah
Ibrahim THIAM
—— ——-
Les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par leurs partenaires, poursuivent leurs opérations permanentes de surveillance, de contrôle et de sécurisation du territoire national dans le cadre de l'opération Dougoukoloko..
Les résultats du certificat d'aptitude professionnel (CAP), du Brevet de technicien (BT 1 et 2) ont été proclamés, ce vendredi 07 août 2026, par le Centre national des examens et concours de l'éducation (CNECE). Cette année, le taux d'admission au CAP connait une augmentation de 6,91 points p.
Le nouveau Directeur régional de la Police nationale de San, le Contrôleur de police Pagassin Mounkoro, a rendu, mardi, une visite de courtoisie au maire de la Commune urbaine de San, Mme Félicité Diarra..
Le premier adjoint au préfet du cercle, Drissa Konaré a présidé ce mercredi, dans les locaux de Kangaba 2è cycle “C”, la cérémonie d’ouverture de l’atelier de formation des enseignants de la Commune rurale de Benkadi à l’approche Enabling Theachers..
L’annonce, par le ministère de la Réconciliation nationale, de l’intégration de 254 éléments issus des milices et mouvements peuls, dogons et chasseurs traditionnels au sein des Forces Armées Maliennes (FAMa) marque un tournant décisif dans la gestion des conflits intercommunautaires..
L'ancien porte-parole de la Synergie des syndicats signataires du 15 octobre 2016, Adama Fomba, a tiré sa révérence ce jeudi 6 août 2026 à la suite d'un malaise cardiaque, a-t-on appris d'un proche du défunt..