Le secrétaire permanent de l’ITIE-Mali, Boureïma Cissé (micro en main) a succinctement présenté le document
Remis, vendredi dernier, au ministre des Mines, Pr Amadou Keïta, le rapport 2024 de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) révèle des chiffres clés. Il met en lumière les performances du secteur extractif au Mali, dominé par l’or, et réaffirme l’engagement des autorités en faveur d’une gouvernance plus transparente et redevable.
Le ministre Amadou Keïta a reçu le document des mains du secrétaire permanent de l’ITIE-Mali, Boureïma Cissé. Élaboré sous la conduite du Comité de pilotage, ce rapport confirme la régularité de cet exercice stratégique, mené de la phase de cadrage à celle de la réconciliation des données. Il garantit ainsi la fiabilité des informations produites par l’administrateur indépendant.
Le document présente les chiffres clés issus de la conciliation des revenus entre les organismes collecteurs et les sociétés extractives, ainsi que des données détaillées sur la production, les exportations, l’emploi et les paiements sociaux, conformément à la Norme ITIE 2023. Lors de la présentation, Boureïma Cissé a rappelé que le secteur des mines et des hydrocarbures au Mali repose sur un cadre politique, institutionnel et juridique aligné sur les standards régionaux et internationaux. Il a notamment souligné l’adoption de la loi n°2023-040 portant Code minier et de la loi n°2023-041 relative au contenu local, destinées à renforcer la gouvernance et la souveraineté de l’État sur ses ressources naturelles.
Au 31 décembre 2024, le Mali comptait 705 titres miniers et 2 titres pétroliers actifs, dont 13 projets miniers à un stade avancé de recherche. Dans le secteur des hydrocarbures, la société Hydroma demeure, depuis 2012, la seule en phase d’exploration. Par ailleurs, les contrats miniers et pétroliers sont désormais accessibles au public sur les sites officiels du ministère et du Secrétariat permanent de l’ITIE-Mali. Le rapport met en évidence la prédominance de l’or dans la production nationale. Avec 54,88 tonnes produites pour une valeur de 1.632 milliards de Fcfa, le métal précieux représente près de 95 % d’une production totale estimée à 1.719 milliards de Fcfa.
Prenant la parole, le ministre Amadou Keïta s’est félicité du maintien de la production du rapport ITIE, malgré la fin du Projet de gouvernance du secteur minier (PGSM). «C’est le signe de l’engagement de notre État en faveur d’un secteur minier transparent et redevable», a-t-il déclaré. Il a salué la détermination de l’administrateur indépendant, le cabinet Pyramis, qui a su surmonter les contraintes ayant retardé la publication du document.
Qualifié de véritable outil stratégique, le rapport constitue, selon le ministre, une base essentielle pour analyser les évolutions du secteur extractif. Amadou Keita a annoncé qu’il le transmettra officiellement au Premier ministre, président du Comité de supervision. Une étape qui marquera le lancement de la campagne nationale de dissémination.
Insistant sur l’importance de la transparence, le ministre a appelé à une large diffusion des informations contenues dans le rapport, afin de permettre aux citoyens de mieux comprendre les enjeux du secteur, l’impact des réformes et l’utilisation des ressources générées.
Se projetant vers la prochaine évaluation du Mali, Amadou Keïta a réaffirmé l’ambition de faire de la transparence un pilier du développement minier. Il a rappelé la remise récente d’un chèque de 18,4 milliards de Fcfa, issus du Fonds minier de développement local, aux communes.
Ce qui illustre les retombées concrètes des réformes engagées. Il a également invité le Comité de pilotage à renforcer le suivi de l’utilisation de ces ressources. Enfin, le ministre des Mines a informé que les travaux préparatoires du rapport 2025 sont déjà en cours, avec pour objectif d’en améliorer davantage la qualité, en intégrant les recommandations de l’administrateur indépendant.
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