Les Australiens ont appliqué à la perfection leur plan de jeu contre la Türkiye 2-0
Les États-Unis affrontent l’Australie ce vendredi 19 juin au Lumen Field de Seattle, dans le cadre de la 2è journée du Groupe D de la Coupe du monde 2026. Les deux sélections ont remporté leur match d’ouverture et comptent trois points chacune. Une victoire qualifierait le vainqueur de manière anticipée pour les huitièmes de finale.
Lors de leur première sortie, les Américains ont écrasé le Paraguay 4-1 à Los Angeles, portés par un doublé de Folarin Balogun, tandis que l’Australie a surpris la Türkiye 2-0 à Vancouver grâce à une prestation défensive impeccable. Le duel de Seattle revêt donc l’importance d’un match couperet avant même la 3è journée. La sélection des États-Unis a abordé cette Coupe du monde avec toute la pression liée à son statut de pays hôte, et a répondu de la meilleure des manières dès son entrée en lice. Le succès contre le Paraguay a égalé la plus large victoire américaine en termes d’écart de buts lors d’un Mondial.
Quant à l’Australie elle a, de son côté, appliqué à la perfection son plan de jeu à Vancouver (Canada). Face à une Türkiye qui a monopolisé le ballon (72% de possession) et tenté 30 frappes, les Socceroos (surnom de la sélection australienne, ndlr) ont multiplié les efforts défensifs avec 55 interventions, verrouillant l’axe et frappant en contre-attaque. À seulement 20 ans, Nestory Irankunda est devenu le plus jeune buteur australien en Coupe du monde, en ouvrant le score à la 27è minute. Les États-Unis et l’Australie se sont affrontés à quatre reprises au cours de leur histoire, exclusivement dans le cadre de matches amicaux. Le bilan est favorable aux Américains, qui comptent deux victoires, un match nul et une défaite.
La première confrontation entre les deux sélections remonte à juin 1992 et s’était soldée par un succès 1-0 de l’Australie sur le sol américain. En novembre 1998, elles s’étaient quittées sur un match nul sans but. Le duel le plus spectaculaire a eu lieu en juin 2010, lors de la préparation à la Coupe du monde en Afrique du Sud, avec une victoire 3-1 des États-Unis. Leur dernière opposition date d’octobre 2025, à Commerce City, dans le Colorado. Jordan Bos avait ouvert le score pour les Socceroos dès la 19è minute, avant que Haji Wright ne renverse la situation grâce à un doublé, servi à deux reprises par Cristian Roldan. Les deux nations ne se sont encore jamais affrontées dans une compétition officielle. La rencontre d’aujourd’hui constituera donc le premier duel à enjeu de leur histoire commune.
Dans le groupe C, l’Écosse occupe la tête du groupe C avec 3 points après sa victoire 1-0 contre Haïti lors de son entrée en lice à Boston (but de John McGinn à la 28è minute). Ce choc de la 2è journée du groupe face au demi finaliste de l’édition 2022, le Maroc tenu en échec (1-1) par le Brésil lors de la 1ère journée, pourrait déterminer quelle équipe se qualifiera le plus sereinement pour la phase à élimination directe. Les deux adversaires du jour ne se sont affrontés qu’une seule fois dans leur histoire, précisément lors de la Coupe du monde 1998 en France. Ce jour-là, le Maroc s’était imposé 3-0 dans un match qui avait scellé l’élimination écossaise dès la phase de groupes. Le détail marquant : le Brésil, le Maroc et l’Écosse se retrouvent dans le même groupe pour la 2è fois en Coupe du monde, reproduisant exactement la configuration d’il y a 28 ans.
Dans le même groupe, le petit poucet haïtien, 82è au classement FIFA, défiera la puissance brésilienne, quintuple championne du monde samedi à 00h30. Les Haïtiens se sont inclinés de justesse 1-0 lors de leur entrée en lice contre l’Écosse, tandis que les Brésiliens ont dû batailler pour arracher le match nul 1-1 face à une impressionnante équipe du Maroc. Les deux sélections se sont rencontrées à deux reprises dans l’histoire, et le Brésil a nettement dominé ces confrontations.
La dernière explication remonte à la Copa America 2016, victoire 7-1 du Brésil. Auparavant, un match amical en août 2004 s’était soldé par un succès 6-0 des Auriverde (surnom de la sélection brésilienne, ndlr). Au total, le Brésil a inscrit 13 buts et n’en a concédé qu’un seul contre son adversaire du jour.
Djeneba BAGAYOGO
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