Réactions : Hommage unanime à un “grand”

Le décès du maestro Boncana Maïga, le week-end dernier, a été lourdement ressenti dans notre pays, mais a surtout suscité des réactions du monde de la culture et d’ailleurs. Le ministre chargé de la Culture, Mammou Daffé, a exprimé sur le site de son département sa profonde tristesse et son immense douleur d’avoir appris la disparution du maestro Boncana Maïga.

Publié lundi 02 mars 2026 à 08:43
Réactions : Hommage unanime à un “grand”

Musicien, compositeur, arrangeur et directeur artistique, son parcours est marqué par une passion pour le métissage des genres, notamment entre la musique cubaine et africaine. Il laisse un héritage musical considérable. Son travail avec Les Maravillas du Mali et Africando a contribué à populariser la musique afro-cubaine en Afrique et dans le monde, a témoigné le ministre .

Pour le président de la Fédération des artistes du Mali (Fedama), Adama Traoré, le Mali perd une figure emblématique de sa culture, un talent exceptionnel dont l’œuvre et l’engagement resteront à jamais gravés dans la mémoire collective. Il a présenté ses sincères condoléances à sa famille, à ses proches et au monde de la culture.

Adja Soumano  a aussi réagi à la perte de Boncana Maïga. Elle estime que le défunt était bien plus qu’un simple producteur pour elle, “Tu étais un frère, un mentor, un guide” avec qui elle a partagé des moments inoubliables, tant sur le plan musical que personnel. «Ton soutien, ta vision, et ta passion pour l’art ont marqué à jamais mon parcours. Tu as toujours crû en moi et en ma musique, et pour cela, je te serai éternellement reconnaissante», a souligné la cantatrice. Et de renchérir : je trouve du réconfort dans l’héritage que tu laisses derrière toi, à travers tes œuvres et tout ce que tu as accompli”.

Quant à Master Soumi, il  a souloigné que durant sa carrière d’artiste, sa première fois d’entendre ‘maestro, c’était accompagné du nom de celui qu’il considérait comme papa Boncana. Un maestro dans l’âme et d’esprit. Un homme ouvert et disponible qui avait cette énergie positive et cette grande capacité de travailler avec les artistes, toutes générations confondues, avec un sens élevé du partage d’expériences et de la transmission, explique Master Soumi. Et de noter qu’en 2011, il été le premier rappeur malien à passer dans sa prestigieuse émission Star parade sur TV5 Monde, puis Tounkaguna sur l’ORTM.

La disparition de Boncana est unanimement considérée comme une grande perte pour la musique pour le pays. L’économiste et ancien ministre Harouna Niang, a déclaré que c’est une grosse perte pour le Mali et pour toute l’Afrique. Il aura marqué pour l’éternité la musique africaine et la culture afri’caine.

Il nous laisse pour toujours sa mélodie et les agréables sons de sa musique. Combien ont été heureux et continuent de l’être grâce à lui, a conclu l’ancien ministre avant de souhaiter qu’Allah, le Miséricordieux, l’accueille dans son paradis éternel.

Claudy Siar, journaliste français, fondateur de Tropiques  FM et Panafricaniste et humanitaire a dit : «Notre maestro nous a quittés». Une longue et magnifique carrière. De son amour pour les musiques afro-cubaines incarnées avec l’épopée des Maravillas, aux arrangements pour Africando et jusqu’au orchestration du reggae d’Alpha Blondy, sans oublier son travail artistique auprès de tant d’artistes dont Pierrette Adams, Boncana Maïga aura écrit l’histoire culturelle de l’Afrique des indépendances ! «Boncana est l’un des artisans des musiques modernes d’Afrique dont l’inspiration a nourri les Caraïbes. Tant de récits à évoquer, d’histoire à raconter, de savoir à enseigner… »

Youssouf DOUMBIA

Lire aussi : Tombouctou : L’Imam de la Mosquée Sankoré s’est éteint à l’âge de 92 ans

L’Imam de la Mosquée de Sankoré, Abderrahmane Ben Alhakoum Al Aquib Seyfou communément appelé par ses proches Allimam Alhakoum est décédé samedi à Tombouctou à l’âge de 92 ans des suites d’une maladie, a-t-on appris d’une source proche de sa famille..

Lire aussi : BLA: Un mort et 30 blessés dans le renversement d’un car sur la RN6

Un accident de la circulation survenu, ce samedi 3 octobre 2026, sur la Route Nationale 6 (RN6), sur l’axe Bla–San, a fait un mort et trente blessés..

Lire aussi : Session ordinaire d’octobre 2026 du CNT : Les travaux s’ouvrent ce lundi

La session ordinaire d’octobre 2026 du Conseil national de Transition (CNT) s’ouvre, ce lundi 5 octobre 2026, sous la présidence de son président le Général de corps d’armée Malick Diaw. Prévue pour une durée de 75 jours, cette session sera consacrée, notamment à l’examen et au vote.

Lire aussi : Coopération : Le ministre Fomba visite les locaux de L'UNICEF

Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) déploie des actions importantes pour accompagner les efforts de l’Etat. L’organisation dispose d’un mécanisme pour valoriser les efforts de la jeunesse..

Lire aussi : Journée internationale de la non-violence : L’ambassade de l’Inde organise un marathon de l’amitié avec le Mali

L’ambassade de l’Inde au Mali a organisé, ce vendredi 02 octobre 2026, un marathon de l’amitié Inde-Mali. L’initiative s’inscrit dans le cadre de la Journée internationale de la non-violence, célébrée chaque 2 octobre et qui coïncide avec la date anniversaire de la naissance de Maha.

Lire aussi : Gestion communale : La Mairie de la commune V élabore son PDESC 2027-2031

Le document traduit la volonté des autorités communales de se projeter vers l’avenir avec une vision claire, partagée et réaliste des actions à entreprendre au cours des cinq prochaines années.

Les articles de l'auteur

Adama Diabaté : Un virtuose des musiques mandingue et urbaine

À la fois guitariste prodige, auteur, compositeur, arrangeur et directeur musical, Adama Diabaté s’impose comme un architecte discret des plus grands succès de la scène locale et internationale..

Par Youssouf DOUMBIA


Publié jeudi 01 octobre 2026 à 09:26

Cinéma : Manden Sina, la vie et l’œuvre du dernier maître du Sinbi

C’est un film documentaire de grande qualité que Mahamadou Kotiki Cissé a montré jeudi dernier, en avant première aux professionnels. Intitulé « Manden Sina », ce docu-fiction a été projeté dans la salle du Centre national de la cinématographie du Mali (CNCM). En effet, cette structure cinématographique entend, depuis quelques années revivre les « Projections techniques » qui consistent à soumettre les œuvres aux yeux experts des pairs..

Par Youssouf DOUMBIA


Publié mardi 08 septembre 2026 à 10:07

Abdoulaye Konaté : « L’âme des signes » pavoise le musée national

Ces œuvres impressionnantes de beauté extraordinaire sont réalisées avec des morceaux de tissus colorés par les soins de l’artiste.

Par Youssouf DOUMBIA


Publié vendredi 04 septembre 2026 à 09:14

Manuscrits anciens : La bibliotheque Cheick Mouhamad Mouctar Minta logée de neuf

Le quartier de Somonosso de Ségou était particulièrement animé lundi dernier. En effet, femmes, jeunes, adultes et surtout notabilités, chefs de quartier, imams et maîtres coraniques ont rué vers le cœur de ce quartier populaire pour l’inauguration de cette bibliothèque de manuscrits anciens de la famille Minta..

Par Youssouf DOUMBIA


Publié mercredi 02 septembre 2026 à 08:38

Droit d’auteur : Une legère modification dans les règles

On le constate depuis quelques années maintenant, les artistes sociétaires du Bureau malien du droit d’auteur (Bumda) ou leurs ayants droit se bousculent aux portillons de l’établissement pour percevoir leurs droits d’auteurs. On parle beaucoup du droit d’auteur et des droits voisins du droit d’auteur au sein des regroupements des créateurs..

Par Youssouf DOUMBIA


Publié vendredi 28 août 2026 à 09:55

Photographie : John Kalapo, lauréat de l’académie des beaux-arts

Le photographe est sélectionné parmi des dizaines de candidats dans le cadre du programme "Arts visuels" qui accueille chaque année 4 artistes du domaine. Il sera aussi probablement l’une des attractions de la 15è édition de la Biennale africaine de la photographie.

Par Youssouf DOUMBIA


Publié mardi 11 août 2026 à 08:25

Harouna Samaké : Le visionnaire qui transforme le kamale N’Goni

Harouna Samaké est sans doute un artiste malien peu connu du grand public. Pourtant, depuis plus de deux décennies, il parcourt les scènes internationales avec son instrument : «le kamale n’goni». Cet ancien compagnon du célèbre musicien Salif Keïta, finira par créer son groupe avec des amis africains, européens et américains..

Par Youssouf DOUMBIA


Publié vendredi 03 juillet 2026 à 08:54

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner