Musicien, compositeur, arrangeur et directeur artistique, son parcours est marqué par une passion pour le métissage des genres, notamment entre la musique cubaine et africaine. Il laisse un héritage musical considérable. Son travail avec Les Maravillas du Mali et Africando a contribué à populariser la musique afro-cubaine en Afrique et dans le monde, a témoigné le ministre .
Pour le président de la Fédération des artistes du Mali (Fedama), Adama Traoré, le Mali perd une figure emblématique de sa culture, un talent exceptionnel dont l’œuvre et l’engagement resteront à jamais gravés dans la mémoire collective. Il a présenté ses sincères condoléances à sa famille, à ses proches et au monde de la culture.
Adja Soumano a aussi réagi à la perte de Boncana Maïga. Elle estime que le défunt était bien plus qu’un simple producteur pour elle, “Tu étais un frère, un mentor, un guide” avec qui elle a partagé des moments inoubliables, tant sur le plan musical que personnel. «Ton soutien, ta vision, et ta passion pour l’art ont marqué à jamais mon parcours. Tu as toujours crû en moi et en ma musique, et pour cela, je te serai éternellement reconnaissante», a souligné la cantatrice. Et de renchérir : je trouve du réconfort dans l’héritage que tu laisses derrière toi, à travers tes œuvres et tout ce que tu as accompli”.
Quant à Master Soumi, il a souloigné que durant sa carrière d’artiste, sa première fois d’entendre ‘maestro, c’était accompagné du nom de celui qu’il considérait comme papa Boncana. Un maestro dans l’âme et d’esprit. Un homme ouvert et disponible qui avait cette énergie positive et cette grande capacité de travailler avec les artistes, toutes générations confondues, avec un sens élevé du partage d’expériences et de la transmission, explique Master Soumi. Et de noter qu’en 2011, il été le premier rappeur malien à passer dans sa prestigieuse émission Star parade sur TV5 Monde, puis Tounkaguna sur l’ORTM.
La disparition de Boncana est unanimement considérée comme une grande perte pour la musique pour le pays. L’économiste et ancien ministre Harouna Niang, a déclaré que c’est une grosse perte pour le Mali et pour toute l’Afrique. Il aura marqué pour l’éternité la musique africaine et la culture afri’caine.
Il nous laisse pour toujours sa mélodie et les agréables sons de sa musique. Combien ont été heureux et continuent de l’être grâce à lui, a conclu l’ancien ministre avant de souhaiter qu’Allah, le Miséricordieux, l’accueille dans son paradis éternel.
Claudy Siar, journaliste français, fondateur de Tropiques FM et Panafricaniste et humanitaire a dit : «Notre maestro nous a quittés». Une longue et magnifique carrière. De son amour pour les musiques afro-cubaines incarnées avec l’épopée des Maravillas, aux arrangements pour Africando et jusqu’au orchestration du reggae d’Alpha Blondy, sans oublier son travail artistique auprès de tant d’artistes dont Pierrette Adams, Boncana Maïga aura écrit l’histoire culturelle de l’Afrique des indépendances ! «Boncana est l’un des artisans des musiques modernes d’Afrique dont l’inspiration a nourri les Caraïbes. Tant de récits à évoquer, d’histoire à raconter, de savoir à enseigner… »
Youssouf DOUMBIA
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