Une vue du présidium lors de la cérémonie d’ouverture de la session
La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par le directeur général de la Canam, le Général de brigade Boubacar Dembélé. C’était en présence du président de la Maison de la presse, Bandiougou Danté.
Cet atelier permettra aux hommes des médias de mieux comprendre notamment les raisons de l'évolution de l'Assurance maladie obligatoire (AMO) vers un régime à vocation universelle et le rôle des organismes gestionnaires dans sa mise en œuvre. Les travaux permettront également d'identifier des pistes concrètes de collaboration entre la Canam, la Mugespresse et les médias.
Le président de la Mugespresse a expliqué que cette formation permettra aux journalistes d’être mieux outillés pour combattre les fausses informations sur le Ramu et inciter les populations à adhérer à ce Régime. «Nous voulons que cet atelier soit davantage le point de départ d’une nouvelle dynamique médiatique autour de la protection sociale», a souhaité Ali Diarra avant d’appeler les hommes des médias à multiplier les reportages, les débats et les émissions sur le Ramu.
Le directeur général de la Canam a expliqué que l'Assurance maladie ne saurait être considérée comme un simple mécanisme administratif. Le Général de brigade a fait savoir que c’est un instrument de solidarité nationale, de justice sociale et de dignité humaine. Il dira que la transition vers le Ramu constitue ainsi une étape majeure. «Une réforme aussi ambitieuse ne peut réussir uniquement par des textes et des dispositifs institutionnels. Elle doit être comprise, expliquée et appropriée par les populations. C'est ici que se situe la responsabilité particulière des médias», a-t-il indiqué.
Pour sa part, le président de la Maison de presse a souligné que cette rencontre répond à une nécessité pour la protection sociale des concitoyens et leur droit à une information fiable, accessible et compréhensible. Bandiougou Danté a félicité la Mugespresse pour l’initiative qui, au-delà de sa dimension institutionnelle et technique, touche directement à la santé et la dignité des Maliens. «Parler du Ramu, c'est parler de solidarité, de justice sociale, de la capacité de notre société à protéger les plus vulnérables contre la maladie», a fait savoir le patron de la Maison de la presse.
Et d’ajouter que le journaliste ne peut se contenter de relayer des informations techniques. «Il doit être capable de les comprendre, les analyser et les restituer dans un langage accessible au plus grand nombre», a-t-il indiqué. Le président de la faîtière de la presse a affirmé que la couverture médiatique du Ramu exige des professionnels bien formés, outillés pour poser les bonnes questions, identifier les véritables enjeux et donner aux citoyens une information fiable, équilibrée et utile.
Il a assuré que la presse malienne est prête à accompagner les efforts visant à améliorer l'accès des populations à l'information sur leurs droits et obligations en matière de protection sociale.
Aminata SOUMAH
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