Une vue des officiels lors de la rencontre
Organisée par la Mission interministérielle de coordination de la lutte contre la drogue (MILD), cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la Journée internationale contre l’abus et le trafic illicite des drogues, célébrée le 26 juin de chaque année. C’était en présence du secrétaire permanent de la MILD, le Colonel Ismaïla Macalou, du directeur de l’Office central des stupéfiants (OCS), le Colonel-major Fousseyni Keïta, ainsi que des représentants de la société civile et des partenaires techniques et financiers. Instituée en 1987 par la résolution 42/112 de l’Assemblée générale des Nations unies, cette journée est célébrée par l’ensemble de la communauté internationale le 26 juin de chaque année.
Elle constitue un moment privilégié de sensibilisation et de mobilisation contre un phénomène qui menace la santé, la sécurité, la cohésion sociale et l’avenir des nations. Pour l’édition 2026, la MILD entend ainsi approfondir la réflexion sur l’action collective, tout en continuant d’œuvrer dans ses autres domaines d’intervention que sont la prévention, la prise en charge et la coopération.
Dans son intervention, le représentant du ministre de la Sécurité et de la Protection civile a rappelé que la drogue est une menace directe pour la sécurité humaine et la stabilité du pays qui alimente le crime organisé, fragilise l’économie et compromet l’avenir de la jeunesse. «Sous l’impulsion du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, une détermination sans faille anime les autorités pour éradiquer ce fléau», a déclaré le Colonel Mamadou Sougouna, tout en ajoutant qu’aucune nation ne peut prétendre à la souveraineté si sa jeunesse est asservie.
Il a insisté sur le fait qu’aucun acteur ne peut remporter ce combat seul, appelant à une vigilance citoyenne et à une synergie totale entre les Forces de défense et de sécurité et la population. «Nous devons agir sur trois fronts essentiels; notamment la prévention, la prise en charge et la coopération», a-t- il fait remarquer.
Dans une interview accordée à la presse, le secrétaire permanent de la MILD a alerté sur le fait qu’au Mali, de plus en plus de jeunes s’adonnent à la consommation. « Nous sommes là pour conjuguer nos efforts parce qu’il faut qu’il y ait une synergie d’actions pour mener à bout cette problématique», a souligné le Colonel Ismaïla Macalou, précisant que si la répression joue son rôle, l’accent doit aussi être mis sur le suivi. Et d’insister : «Prévenir, prendre en charge, faire une réinsertion, c’est à ce seul prix qu’on peut bouter hors ce fléau». Évoquant le thème national de la responsabilité partagée pour un Mali fort, le secrétaire permanent a lancé un message à la jeunesse : «La consommation de drogue ne nous mène à rien».
De son côté, le directeur de l’OCS a exposé l’impact du phénomène à travers des chiffres alarmants, révélant notamment que les candidats aux recrutements sont désormais soumis à des tests. «Nous voyons qu’un tiers des candidats sont éliminés à cause de ce phénomène. Donc, nous demandons à la jeunesse de faire attention, d’être prudente», a prévenu le Colonel-major Fousseyni Keïta. Soulignant les récentes opérations de destruction, le patron de l’OCS a illustré la gravité de la situation : «Seulement à Bamako, nous avons incinéré plus de 270 tonnes de produits stupéfiants. Ce qui veut dire que, jusqu’à présent, les produits continuent à circuler dans le pays. Donc, nous demandons à la population et à la jeunesse de nous aider dans ce combat ».
Souleymane SIDIBE
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