La Condédération de l’Allaince des États du Sahel (Confédération AES) dispose d’un hymne. Celui-ci est l’expression de la volonté des chefs d’État des trois pays membres de se soustraire du joug de la domination et du paternalisme de certaines puissances. En tout cas avec les Présidents : le Général d’armée Assimi Goïta du Mali, le capitaine Ibrahima Traoré du et le Général d’armée Abdourahamane Tiani, la poursuite de la quête de souveraineté dans cette partie de l’Afrique (le Sajhel) prend tout son sens.
Le texte de l’hymne : «Sahel Benkan», ou la Conféderale, est très clair. Il appelle à l’union, aux sacrifices, à l’honneur, mais aussi à la résilience… En vue de concrétiser cette volonté, les trois dirigeants ont decidé de conjuger leurs efforts pour consolider la vision commune du Sahel. Après la création du logo et du drapeau, les pères fondateurs de la Confédération AES ont décidé de créer un hymne qui comporte des messages et des valeurs autour desquelles se retrouvent leurs peuples.
Cependant, la création de la Conféderale a connu plusieurs étapes. Less trois chefs d’États sous le leadersip du Président en excercise de la Conféderation, le Général d’armée Assimi Goïta, ont requis aux ministres en charge de la Culture l’éléboration du texte de l’hymne de l’AES sous la supervision du ministre des Affraires étrangères et de la Coopération internationale Abdoulaye Diop. À ce propos, le ministre chargé de la Culture du Mali, Mamou Daffé, a accuilli en mai dernier, les experts des trois pays à Bamako pour un atelier d’élaboration du texte de l’hymne de l’AES qui a été validé par les trois présidents après plusieurs amandements à la suite de la validation des ministres.
UNE ŒUVRE COMMUNE DU SAHEL-Lors de la cérémonie d’ouverture de la rencontre des experts, le ministre Abdoulaye Diop a rappélé le contexte de la création de l’hymne de l’AES. Et d’expliquer la demarche, conformément à la vision commune des trois chefs d’État. Son collègue chargé de la Culture a expliqué le sens de la démarche qui s’inscrit dans la dynamique de construire une identité commune.
«Aujourd’hui, nous sommes heureux de participer au lancement de la création de notre hymne après le logos et le drapeau. C’est un tournant historique pour nos États et une fierté d’acueillir les délégations du Niger et du Furkina Faso dans la capitale pour cette étape majeure», avait-t-il déclaré, avant de saluer la visison des dirigeants de la Confédération, qui, à travers cette initiative traduit la volonté de bâtir une Afrique souveraine, unie et enracinée dans ses valeurs culturelles.
Suite à cette rencontre, une poposition de texte a été amandée et validée par les ministres chargé de la Culture. Tous ont exprimé leur volonté de voir la concrétisation d’un hymne qui reveille les fibres patriotiques et rend hommage aux grands empires et peuples du Sahel, mais aussi appelle à la cohésion, à l’espoir et la résilience. Sahel Benkan traduit est une mélodie qui annonce l’union à travers la devise de l’AES : Un espace, Un peuple, Un destin.
Le colonel-major Abdourahamane Amadou, représentant le ministre nigérien de la Refondation, de la Culture et de la Promotion des Valeurs sociales a insisté sur le caractère symbolique de la confédérale. «Désormais, nous avons un hymne qui reflète nos valeurs et l'unité des peuples de l’AES», a-t-il dit. Le représentant du ministre Burkinabé dira que cet hymne reflète l'identité des peuples de l'AES. C’est la marche de la communauté de l’AES et trace une voie fondée sur la souveraineté, la solidarité et la fierté.
Cette première étape a permis à la Confédération de se doter d’un texte pour un hymne, qui à son tour a été amandé puis validé par les trois présidents de la Confédération. Puis, suivra lla composition musicale par les artistes des trois pays. Après, l’hymne a été officiellement lancé à Bamako le 9 juin dernier à Koulouba par le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta. C’était un tournant dans la vie de la Conféderation et une marque de consolidation des acquis. À cet effet, le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, a rappélé que la Confédération est une entité juridique de nature étatique dont le modèle repose sur des symboles. L’AES dispose de son drapeau et de sa devise.
AVIS D’UN PROFESIONNEL-Le directeur général de la citoyenneté nationale, Dr Lahamiss Ag Oyait, explique l’importance et le rôle de l’hymne dans la vie d’une nation. L’exécution de l’hymne est un moment très fort dans la conscience nationale. Il mérite un respect et soumission et appelle la grandeur, la résilience, l’union, la paix, le travail, la dignité, la rigueur ou autres engagements qu’un citoyen doit avoir vis-à-vis de la patrie mère. «C’est le sens de Faso» à travers une chanson dans des mélodies évocatrices.
Le citoyen a un devoir moral de s’arrêter et de s’immobiliser pour accompagner l’honneur de la patrie. Il lie l’individu à son pays par un serment plus fort que tous. C’est une chanson, pas ordinaire et qui appelle à des valeurs. Pour la Conféderale, elle évoque la résilience, la fierté, hommage aux peuples de l’AES et heritier des grands empires, etc.
Les messages et les appels sont chiffrés de bout en bout. Seules les personnes prenant part à cette discussion peuvent les lire, les écouter ou les partager. Selon lui, l’hymne est une chanson unique et symbolique qui incarne une nation, un pays ou un ensemble de pays sa vertu. Il est impersonnel et témoigne l'indépendance, de la liberté et de la souvérainité. Et d’évoquer des messages rassembleurs ou héroïques qui retracent l'histoire, le présent et même l'espérance. Il consolide l'appartenance à un ensemble parfois hétérogène.
L'intonation de l'hymne réveille en chacun la fibre patriotique, l'engagement et le sacrifice. Il accompagne la cérémonie de montée aux couleurs, mais aussi remplace le drapeau là où il n'est pas. Il est élément d'identification et de fierté. Pour la Confédération, c'est outil d'émancipation et d'affranchissement à l'égard de l'impérialisme nouveau. Il est fédérateur des pays. Il scelle l'union et éfface les barrières entre les pays.
«L'hymne est une musique sacrée qui ne se joue que sonnellement, ne se chante qu'en lieu propre», a conclu le patron de la citoyenneté malienne.
Amadou SOW
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