Les candidats de la salle II du centre d’examen Mamadou Konaté
Les épreuves écrites de l’examen du Diplôme d’études fondamentales (DEF), session 2026, ont démarré hier sur toute l’étendue du territoire national pour s’achever demain. Cette année, ils sont 333.444 candidats inscris pour cet examen de fin d’année et sont repartis dans 2.231 centres, soit une augmentation de 902 postulants par rapport à l’année dernière. Les candidats au DEF sont évalués en rédaction, histoire et géographie, dictée-questions, mathématiques, physique-chimie, anglais, éducation civique et morale (ECM) et éducation islamique.
Le ministre de l’Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savané, était au centre d’examen «Mamadou Konaté» 2è cycle 1 pour le coup d’envoi des épreuves. Il était accompagné de ses collègues de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Bouréma Kansaye, de la Refondation de l’État chargé des Relations avec les Institutions, Yaya Gologo, de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène et de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba.
À 7h 30mn, le ministre Sy Savané et ses collègues ont assisté à la montée du drapeau national et à l’exécution de l’hymne national. Ils ont ensuite donné des consignes aux surveillants et encouragé les élèves à se concentrer sur les sujets. À 8 heures, le ministre de l’Éducation nationale a ouvert la première enveloppe contenant l’épreuve de rédaction dans la salle II du centre d’examen «Mamadou Konaté» 2è cycle 1. C’était des sujets au choix : «Tu as été témoin ou vu dans les médias un acte terroriste (destruction de biens matériels ou mort d’homme) dont tu gardes un mauvais souvenir. Raconte la scène» et «Tu es déclaré (e) admis (e) à l’examen du Diplôme d’études fondamentales (DEF). Tu adresses une lettre de remerciements à un de vos maîtres qui t’a particulièrement marqué par sa rigueur dans le travail, sa disponibilité et ses conseils de motivation. Rédige ta lettre».
Le centre d’examen «Mamadou Konaté» 2è cycle 1 compte 166 candidats, dont 18 filles et 46 candidats libres (CL), repartis entre 6 salles. Ils sont évalués sous la férule de 12 surveillants. Globalement, les épreuves se déroulent dans la quiétude et dans le calme au grand bonheur du président du centre, Moussa Kanam. Même atmosphère constatée au centre d’examen «Dravéla II». Les 250 candidats dont 133 filles, repartis entre 9 salles, examinent à la satisfaction générale du président de ce centre Mahamoudou Coulibaly.
Le centre d’examen «Torokorobougou» accueille 299 candidats, dont 152 filles et 34 Cl, repartis entre 10 salles. Dans ce centre, 20 surveillants ont été mobilisés pour veiller au bon déroulement des épreuves. Au passage de notre équipe de reportage, certains candidats avaient fini de traiter l’épreuve de la matinée et d’autres composaient encore sous la vigilance du président du centre, Alhousséini Traoré. Le même centre avait reçu le conseiller d’orientation du Centre d’animation pédagogique (CAP) de Torokorobougou, Dramane Tangara. «Les épreuves auxquelles vous êtes soumis sont la vérification de votre travail abattu durant les 9 mois», a déclaré le ministre chargé de la Communication s’adressant aux candidats.
Pour son collègue chargé de l’Enseignement supérieur, les sujets sont à la portée des candidats. «Ne vous paniquez pas. Ne vous inquiétez pas. Soyez sûrs que vous avez bien saisi les sujets avant de les traiter», a conseillé le ministre Kansaye. Quant au ministre de l’Éducation nationale, il rappellera que le DEF est une évaluation très importante dans notre système éducatif. C’est pourquoi, il a exhorté les candidats à travailler et à ne compter que sur leurs propres efforts. Et le ministre Sy Savané de promettre que tous les examens seront propres et transparents.
«À l’examen, je ne compte que sur mes propres efforts», explique la candidate Aicha. Certaines affiches rappelaient à travers des slogans la nécessité de compter sur soi-même à l’examen. «Je m’engage pour zéro fraude à l’examen du DEF» pouvait-on lire dans certains centres d’examen. Il faut ajouter que tous les 3 centres visités par notre équipe de reportage étaient sécurisés par des éléments des Forces de sécurité.
Le DEF se tient dans toutes les localités du pays ou presque. Le camp de réfugiés de M’Béra (Mauritanie) accueille 160 candidats pour 3 superviseurs.
Sidi WAGUE
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