Le ministre a salué la collaboration entre les pouvoirs publics et les opérateurs pétroliers
La cérémonie d'ouverture était présidée par le ministre de l'Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, en présence du secrétaire permanent du Groupement des Maliens professionnels du pétrole (GMPP), Ibrahim Touré, ainsi que des principaux opérateurs pétroliers.
À l'issue des échanges, le ministre s'est montré globalement satisfait de l'évolution de la situation. « Nous avons constaté un approvisionnement satisfaisant de l'ensemble des marchés et des régions, avec l'arrivée de 698 citernes représentant près de 32 millions de litres de carburant », a-t-il indiqué.
Selon Moussa Alassane Diallo, ces volumes ont permis d'assurer un approvisionnement régulier sur la quasi-totalité du territoire national. Seules les Régions de Nara et de Bandiagara connaissent encore des difficultés. Des dispositions spécifiques ont toutefois été arrêtées, afin que ces localités soient ravitaillées dans les prochains jours.
Le ministre a rappelé que cette amélioration s'inscrit dans le cadre des instructions du Président de la Transition, le Général d'armée Assimi Goïta, qui a demandé aux autorités de demeurer mobilisées et vigilantes jusqu'au retour complet à la normale.
« La crise n'est pas encore terminée. Nous enregistrons une amélioration, mais nous devons maintenir le cap et poursuivre les mesures engagées, afin de garantir un retour durable à la normale », a-t-il souligné.
Le chef du département a également salué la collaboration entre les pouvoirs publics et les opérateurs pétroliers, qui a permis de renforcer progressivement le dispositif d'approvisionnement du pays. Cette dynamique a eu un effet positif sur la lutte contre les pratiques frauduleuses.
« Grâce aux mesures prises conjointement par les organisations professionnelles et les pouvoirs publics, les cas de fraude ont fortement diminué », s'est-il félicité, estimant que cette baisse est aussi liée à une meilleure disponibilité des produits pétroliers. « Lorsque l'offre devient suffisante par rapport à la demande, les comportements frauduleux reculent naturellement », a-t-il expliqué.
S'agissant des perspectives, Moussa Alassane Diallo s'est voulu optimiste. Il a annoncé le renforcement de la coopération avec la Société de gestion des stocks pétroliers (Gestoci) de Côte d'Ivoire, tout en réaffirmant la volonté du gouvernement de diversifier les corridors d'approvisionnement.
« Les opérateurs sont pleinement mobilisés pour multiplier les axes d'approvisionnement, afin de garantir la sécurité, la régularité et la pérennité de l'approvisionnement du pays », a-t-il déclaré.
Le ministre a, par ailleurs, rendu hommage aux Forces armées maliennes pour leur professionnalisme dans l'escorte des convois des camions-citerne, ainsi qu'à la résilience des populations face aux difficultés rencontrées ces derniers mois.
À l'issue de la rencontre, le secrétaire permanent du GMPP, Ibrahim Touré, a confirmé que la situation est désormais maîtrisée dans le District de Bamako. Il a toutefois insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts en faveur des régions encore en difficultés.
« Bamako est aujourd'hui correctement approvisionnée. Notre priorité est désormais de faire en sorte que les régions qui connaissent encore des difficultés puissent être ravitaillées à hauteur de leurs besoins », a-t-il déclaré.
Il a également attiré l'attention sur la forte dépendance du Mali vis-à-vis du corridor ivoirien. Selon lui, près de 90 % des importations d'hydrocarbures transitent actuellement par l'axe Abidjan-Bamako, une situation qui constitue un risque pour la sécurité énergétique du pays.
Pour réduire cette dépendance, Ibrahim Touré a plaidé pour la réhabilitation et le renforcement du corridor Dakar-Kayes-Bamako.
« Nous souhaitons que cet axe soit davantage exploité, afin que les camions citernes puissent compléter les volumes provenant d'Abidjan et ainsi garantir un approvisionnement régulier de Bamako comme des régions de l'intérieur », a-t-il conclu.
Babba COULIBALY
La BAD et le CNPM veulent rapprocher les instruments de financement aux besoins du secteur privé.
Avec une croissance projetée à 6 % en 2026, portée par l’agriculture, les mines et l’investissement, le Mali dispose de solides leviers pour accélérer son développement. De grands défis rester à relever pour atteindre cet objectif.
À Dakar, la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) a choisi de ne pas toucher à ses taux directeurs, malgré une inflation qui accélère dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Entre flambée des coûts du transport, hausse des produits alimentair.
Alors que l’économie malienne renoue avec la croissance, la Banque africaine de développement appelle à une mobilisation accrue des ressources nationales et privées pour accélérer la transformation économique du pays.
Dans les marchés de Bamako comme dans les zones de production de Sikasso, Koulikoro ou Kayes, les fruits racontent une partie de l’économie rurale malienne. Mangues, bananes, oranges, papayes, dattes ou encore anacardes alimentent les ménages, mais représentent aussi une source importante de r.
Le projet vise à renforcer la participation socio-économique des personnes déplacées internes, des réfugiés et des communautés hôtes vulnérables, notamment à travers la formation professionnelle et l’appui à l’entrepreneuriat.