Le samedi 18 avril, le Togo a ouvert de véritables palabres à Lomé à la faveur d’une Réunion de haut niveau sur la Nouvelle Stratégie du Togo pour le Sahel (2026–2028), une initiative portée par le Président Faure Essozimna Gnassingbé. Et hier lundi, le Président du Faso, Capitaine Ibrahim Traoré, Président de la Confédération des États du Sahel (AES), recevait à Ouagadougou pour une journée, le Président en exercice de l’Union Africaine (UA), le Général Évariste Ndayishimiye, Président du Burundi.
La table ronde de Lomé et le tapis rouge de Ouagadougou vont dans le même sens : faire reprendre à l’Afrique langue avec l’Afrique, à un moment de véritable bouillonnement géopolitique mondial où aucune région n’est épargnée. Depuis le 16 septembre 2023, date de la charte de l’Alliance des États du Sahel, et le 6 juillet 2024, création de la Confédération AES, le Mali, le Burkina Faso et le Niger se sont unis pour redessiner la carte diplomatique en Afrique de l’Ouest et, au-delà, sur l’ensemble du continent. Entre ruptures, tensions et repositionnements, la Confédération a pris la voie d’une nouvelle destinée que les organisations régionales et continentales peinent encore à comprendre ou à accepter. Plus de deux ans après, elle a fini par imposer sa ligne et commence à se faire entendre.
Dans l’ensemble ouest-africain, notamment au sein de la CEDEAO et de l’UEMOA, le Togo apparaît comme le pays qui a le mieux compris le chemin désormais emprunté par les trois États et leurs populations : un chemin de vérité, assumé et désormais irréversible, que chacun doit accepter. C’est aussi sur ce chemin que le Togo veut entraîner des organisations comme la CEDEAO, l’UA, l’UE, ainsi que des pays comme la France, dont les représentants ont fait le déplacement de Lomé pour entendre les grandes lignes de l’initiative togolaise et la voix commune des trois ministres des Affaires étrangères. Abdoulaye Diop et ses homologues restent fidèles à la voie tracée par leurs chefs d’État : la Confédération n’est pas fermée, elle demeure à l’écoute des amis sincères. Le Togo, pour sa part, entend dresser un pont afin de favoriser les meilleures passerelles de dialogue entre les États de la Confédération du Sahel et les entités invitées.
De manière générale, il faut reconnaître que les lignes bougent. Les représentants des organisations régionales et internationales semblent désormais montrer une certaine prédisposition à l’écoute, au respect des choix et à un dialogue permanent, pouvant déboucher sur des partenariats sincères dans un avenir proche.
Les nouvelles dynamiques diplomatiques dans la sous-région et sur le continent ont pris pour pivot l’Afrique de l’Ouest. Deux jours après Lomé, le Président en exercice de l’Union Africaine, le Général Évariste Ndayishimiye, est arrivé à Ouagadougou, capitale confédérale, avec un bâton de pèlerin. Et cette phrase, lancée à la fin de ses discussions avec le Président confédéral, laisse entrevoir que les lignes ont bougé : « Je compte dresser un bon rapport objectif à mes pairs à l’UA et j’espère que sur la base de ce rapport, les relations vont encore se renforcer. On pourra aller ensemble vers un avenir commun », a-t-il déclaré, démontrant qu’en diplomatie, il vaut mieux voir une fois que d’entendre cent fois.
Lomé n’a jamais fermé son port aux États de la Confédération. Au-delà du port, il entend dresser des ponts, des ponts qui pourront s’étendre vers bien d’autres pays et organisations régionales et continentales, à l’image de l’Union Africaine qui vient d’amorcer le dialogue avec le Sahel. La Confédération maintient le cap de sa nouvelle orientation, et elle entend bien y rester et la faire respecter. Le tout pour une nouvelle Afrique, plus souveraine et plus respectée.
Alassane Souleymane
En marge de la réunion de haut niveau sur le lancement de la nouvelle Stratégie togolaise pour le Sahel, tenue le samedi 18 avril, une rencontre a eu lieu dans la soirée du 17 avril dans la capitale togolaise entre plusieurs acteurs majeurs de la diplomatie ouest-africaine..
À l’issue de l’audience hier au Palais de Koulouba à Ouagadougou, le Président en exercice de l’Union africaine a déclaré qu’il connaît maintenant la réalité objective de la région du Sahel et il a félicité le Président du Faso et Président de la Confédération des États du Sa.
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Le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, a accordé, mercredi dernier à la Primature, deux audiences au directeur général l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi) et à une délégation de l’Observatoire national de la communication (ONC) du Nige.
Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, représente le Président de la Transition à cette rencontre. Au nom des délégations des pays de l’AES, il a fait une déclaration.
Dans un communiqué publié ce jeudi 19 mars 2026, le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, par ailleurs Président en exercice de la Confédération des États du Sahel (AES), a exprimé sa vive indignation suite à l'adoption par le Parlement européen, le 12 mars dernier, d'une résol.